Le Mercredi 4 Décembre 2019, à la fin du sommet de l’OTAN au Royaume Uni, le Président Français Emmanuel MACRON a fait une sortie spectaculaire et caractéristique sur la situation au Sahel, évoquant un «sentiment anti-français» au vu des manifestations et récriminations des organisations de la société civile et des populations des pays du Sahel contre la présence des contingents militaires français au Sahel.
La colère rentrée mais assourdissante du Président Emmanuel MACRON lui a valu de «convoquer » sans la manière, les Présidents des pays du G5 Sahel à venir s’expliquer par une «clarification» sur leur position dans l’engagement de la France au Sahel, dans la ville de Pau au Sud-Ouest de la France.

La tonalité acrimonieuse de ces propos qualifiés de propos «pète-sec» par des journalistes de RFI n’a cessé de se répandre en écho. Ces propos se sont répercutés à travers les médias, alimentant les commentaires et réflexions dans l’opinion publique et au sein de la classe politique africaine. Les uns les qualifiant de scandaleux et regrettables, les autres d’inappropriés, d’offensants, de paternalistes, etc…
Une invite à une rencontre dans une atmosphère électrique. Ce concert de désapprobations quant à la forme de cette invitation traduit bien le malaise créé par le président français. Voilà un autre désordre qui vient s’ajouter à un désordre, un autre malaise qui vient amplifier un malaise. Avait-on besoin d’un tel tapage, d’un tel étalage d’éclat public à la limite de menaces et de chantage ?
Voici venu le temps des clarifications nécessaires. Ces clarifications sont à l’initiative et à l’honneur du Président Emmanuel MACRON, démarche qui vient à point nommé pour se présenter comme une aubaine, comme «pain béni» pour les pays du Sahel.
La fuite en avant du Président Emmanuel MACRON administre bien la preuve que ceux qui doivent clarifier leur position dans la situation au Sahel ne sont pas ceux que l’on croit. Cette fuite en avant cache mal les pressions et les chantages auxquels les chefs d’Etat du G5 Sahel seront soumis. Une voie à l’opposé d’une recherche de solutions de sagesse.
Les Présidents des pays du Sahel ne sont ni responsables, ni comptables des manifestations de ressentiments et de la libre expression de leurs concitoyens au regard des ambiguïtés de la France au Sahel.
Les organisations de la société civile des pays du Sahel ne sont pas aux ordres de leurs présidents. Ces derniers ne sauraient être pris comme boucs émissaires par le Président Emmanuel MACRON.
Le mécontentement grandissant et les récriminations des populations du Sahel sont légitimes et bien justifiées au regard de l’état des lieux au Sahel ou l’attitude de la France est perçue comme étant celle du «pompier pyromane».
La rébellion a commencé en 2012 et l’Opération Serval le 11 janvier 2013. Depuis cette date la présence française au Mali se caractérise par beaucoup de zones d’ombres à Kidal et au Nord Mali.

Souvenons-nous du rôle occulte et embrouillé de la France après la décision de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) prise le dimanche 11 Novembre 2012 à Abuja au Nigeria. Les chefs d’Etat de l’Organisation sous-régionale avaient prévu le déploiement de quelque 3000 hommes qui iraient prêter main-forte à l’armée malienne. Ils avaient arrêté un plan de bataille définitif pour libérer le Nord Mali des groupes islamistes et indépendantistes qui s’y sont installés. L’affaire n’était plus qu’une question de blanc-seing onusien et du rassemblement des moyens militaires et logistiques.

Subitement l’opération Serval s’est invitée dans le conflit en 2013. Cette formule parrainée et sous l’égide de la France s’est substituée au plan de riposte de la CEDEAO. Puis après, c’est l’enlisement jusqu’ ‘à ce jour. Sept longues années après, les opérations Serval-Barkane se sont transformées en une histoire labyrinthique.
Les agressions et les massacres ont redoublé et amplifié jusqu’aujourd’hui. N’allez pas dire que les populations s’agitent pour rien. Elles sont au fait de ce qui se passe au Sahel et analysent. Ce serait une insulte à leur intelligence, à leur dignité, à leur patriotisme.
La France dans la guerre au Sahel ne joue pas franc-jeu et les faits sont là, têtus :
Avec l’installation du chaos et du désordre en Lybie les armes n’ont cessé de circuler et de crépiter au Nord Mali d’abord, puis gagner ensuite tout le territoire malien. Les mouvements rebelles pour la plupart Touaregs se sont attaqués au pouvoir de Bamako avec des velléités d’indépendance notamment celles de l’AZAWAD, du MNLA à qui la France fournit des armes.

Le grand complot : Le marché conclu entre Sarkozy (ex-président français) et les rebelles terroristes au Mali

L’impressionnante base militaire française à KIDAL et l’interdiction d’accès à l’armée malienne explique tout :
Depuis l’origine le projet commun de Sarkozy et du chef rebelle Touareg Hama Ag Mahamoud de détacher le Nord Mali du reste du pays et de faire de Kidal la capitale de la « République de l’AZAWAD illustre le « deal » entre la rébellion Touareg et la France. Le Président français Sarkozy était parti pour une partition du Mali même au prix d’une déstabilisation de toute la sous-région. Une haute trahison contre l’Afrique !
Le Président Ahmadou Toumani Touré s’y étant farouchement opposé a été chassé du pouvoir en 2012.

L’échec de l’envoi des troupes de la CEDEAO en 2012 pour déloger les rebelles de Kidal et du Nord Mali, remplacées par les troupes françaises de l’Opération serval n’est pas fortuit.
La complicité indéniable de la France avec les djihadistes terroristes Touaregs du MNLA prouve que le projet «Sarkozy- Hama Ag Mahamoud» avait pris le pas sur le règlement définitif du problème Nord Mali-Kidal.
Pour la France, l’intervention militaire des forces de la CEDEAO ou d’une autre force quelconque hors du giron français compromettrait leurs objectifs. Dans ces conditions, le plan de riposte de la CEDEAO n’était pas la bienvenue ; tout comme actuellement la lenteur de la Communauté Internationale à rendre opérationnel le G5 Sahel.
Kidal, ville malienne, est devenue l’épicentre de l’interventionnisme terroriste djihadiste au Sahel. Si «la Libye est un sanctuaire d’incubation du terrorisme dans notre sous-région», Kidal est un des relais, un des maillons au Sahel. C’est de là que s’organisent et que partent les opérations de tentatives de déstabilisation de nos Etats et des coups portés à nos pays.
Certes, l’opération ‘’Serval‘’ avait permis d’arrêter l’avancée de l’armée des rebellions touarègues sur Bamako. Mais l’armée malienne dans une opération légitime de reconquête de Kidal, ville malienne occupée par les rebelles a été stoppée par les troupes françaises et interdite d’accès à Kidal. Depuis, la présence française à Kidal s’est pérennisée «sédentarisée».

Que cachent cette cohabitation des troupes françaises et les mouvements de la rébellion contre les pays du Sahel ?
A quelles activités d’adonnent les Français à Kidal ?
Kidal illustre, matérialise, devient l’exemple vivant, concret du double jeu de la France.
Kidal, ville malienne interdite d’accès à l’armée malienne.
Kidal : vivier du djihadisme, terreau pour terroristes.
Kidal : centre d’enchevêtrement des intérêts djihadistes et français.
Le soutien de la France aux rebelles Touaregs à Kidal et ailleurs aux dépends de l’Etat Malien et des autres pays du Sahel (argent, armes ; appui multiforme) nous amène à poser les questions suivantes au Président Emmanuel Macron :
• Quelle est la position de la France sur les velléités d’indépendance de l’AZAWAD ?
• Que veulent les Français en armant, en finançant, en appuyant des rebellions Touaregs, tels le MNLA et autres et contre qui ?
• Pourquoi les militaires français, forment, encadrent, appuient des groupes djihadistes à Kidal et ailleurs. Les rebelles Touaregs roulent-ils pour la France contre les pays du Sahel et à quel dessein ?

Face à la montée en puissance des attaques terroristes djihadistes, les opérations militaires françaises restent limitées, « tamisées », timorées. Les répliques militaires se contentent de simples contre-offensives de défense au lieu de passer à des phases offensives de traques, de frappes radicales et de poursuites jusque dans les derniers retranchements des armées djihadistes. Au regard de l’augmentation du nombre de morts dans le pays du Sahel (plus de 140 militaires tués dans les rangs des armées du Sahel à ce jour, en plus des certaines de victimes civiles aux mains nues tombées sous les balles assassines à travers les différents pays), l’heure n’est plus aux interventions de « service minimum » aux calculs sordides d’intérêts. Aucun repaire djihadiste n’est à sanctuariser ! La colère des populations n’est pas sans fondements, elle est légitime, justifiée.

Kidal reste une épée de Damoclès qui plane sur les pays du Sahel de par la grâce de la France. Une zone contrôlée par des rebelles demeure toujours un danger permanent. L’exemple Libyen est là : l’Est Benghazi.

Quels sont ceux qui doivent clarifier leur position dans la situation au Sahel ?
D’autre part, que dire des comportements inamicaux de la France vis-à-vis de certains pays comme le Burkina Faso :
Selon un communiqué émanant de l’état-major de l’armée burkinabè, une mise en garde a été faite à propos des aéronefs qui survolent de nuit des bases et des positionnements des troupes du Burkina. Sans accord ni autorisation préalables et sans notification à qui de droit.

Ensuite la campagne de discrédit proférée contre le Burkina Faso par le Ministère Français des Affaires Etrangères, propos qui ont valu une réplique du gouvernement Burkinabè par la voix du Ministre de la Communication, suite au conseil des ministres du Mercredi 20 Novembre 2019. Extrait : «C’est un peu paradoxal que les mêmes qui ralentissent la défense de notre territoire soient les mêmes qui indexent rapidement notre pays». Propos significatifs et lourds de sens dans la mesure où l’attitude de certains pays sont la cause du retard et de la lenteur de l’opérationnalisation du G5 Sahel et des autres dotations issues de conventions bilatérales par des réticences ou des retentions supposées de moyens militaires, comme en 2012.
A la campagne malsaine du Ministère Français des Affaires Etrangères s’ajoute celle de certains médias telle RFI par une caractérisation de destinations Orange passées ou rouge.
Il n’est pas besoin d’affirmer que cette campagne malsaine est inappropriée quand on sait qu’il y a des pays qui ont pris des précautions des mesures conservatoires sans tapages, sans agiter des grelots, sans trompeter par les médias. De plus, le Burkina Faso est loin d’être le seul pays à connaître une situation de terrorisme. Les terroristes ont frappé également à maintes reprises sur le sol français. Pourquoi singulariser le Burkina Faso ?
L’intention manifeste de nuire est là. Nous saurons nous rappeler de ceux qui se sont gaussés de notre misère.
Le Burkina Faso se souviendra, qu’en ces moments de drames, de douleurs, de souffrances, de dures épreuves, de peines profondes, de misère, de ceux qui ont choisi d’ironiser, de se moquer, de nous vendre à l’encan, de faire une campagne de discrédit, de publicité malsaine qui contribuent à porter des coups à notre pays pour saper économiquement moralement nos efforts de résilience dans le combat actuel.
Nous disions plus haut qu’une zone contrôlée par des rebelles demeure un danger permanent.

En ce qui concerne les pays du Sahel ; il n’y a pas de meilleur exemple de similitude objective que celle de la déstabilisation de la Libye.
La constance de la déstabilisation des Etats par le colonialisme mutant est traduite aujourd’hui, sous nos yeux par des exemples contemporains.
Les coups d’Etat à la Jacques Foccart semblent être passés de mode. De même que les interventions de mercenaires par l’impérialisme à la Bob Denard tels les débarquements au Bénin, Djibouti aux Comores, en Guinée etc. relèvent de formules grossières, usées, trop compromettantes, qui ont fait leur temps. Les stratégies se sont peaufinées, maquillés, dissimulées.
Aujourd’hui, pour faire «politiquement correct» sans choquer l’impérialisme intervient par rebellions armées (des opposants politiques fatigués d’attendre leur heure).
Ces rebellions suscitées, encouragées, instrumentalisées, financées, armées, appuyées par l’impérialisme pour installer au pouvoir des hommes acquis à sa dévotion.
Sont de ceux-là :

Au Congo Brazzaville: où Denis Sassou N’Guessou (au pouvoir depuis une trentaine d’années) a débarqué directement de Paris, précédé auparavant par des rebelles à la solde de la France et chassent un président démocratiquement élu : Pascal Lissouba.

En République Centrafricaine (RCA) En 2013, François Bozizié avec une rébellion armée appuyée par la France renverse un autre président démocratiquement élu : Ange Félix Patassé

En Côte d’Ivoire : les rebelles ivoiriens aidés par le contingent Français ‘’la licorne‘’ chassent à leur tour le Président Laurent Gbagbo aidés par un thuriféraire de la France : Blaise Compaoré.

En Libye : En Libye, il y’avait un centre, une zone, l’est Bengazi, contrôlée par la rébellion libyenne, le CNT, organisation d’apposants politiques au départ transformée en rébellion armée à la fin.
Au sein de cette rébellion, il y avait plein d’islamistes, radicaux mais Sakozy, le Président Français n’en a pas tenu compte et a décidé de s’appuyer sur le CNT pour intervenir en Libye. Il y a eu des rencontres à Paris entre des responsables de la rébellion et Sarkozy.
Le fait que le CNT soit constitué de gens qui, aux yeux de Sarkozy, étaient crédibles, parmi lesquels une partie du sérail du régime de Kadhafi, lui avaient inspirés confiance.
Par la suite, les choses sont allées très vite ; au plan intérieur et extérieur. Agitations et manifestations à l’intérieur. Campagnes et dénigrements d’intoxications, tous azimuts, à l’extérieur, diabolisation dans la presse, recherches de soutiens ou de complices de combattants, mobilisation des pouvoirs Occidentaux. La machine de l’agression contre la Libye était en marche.

Le centre des hostilités s’est déplacé de Benghazi à Tripoli outrepassant ainsi le mandat de l’ONU, à qui tout a encore échappé, comme en Irak comme d’habitude, comme toujours.
Bombardements à outrance et sans discernement : marchés, écoles, hôpitaux, lieux de culte : cibles humaines innocentes, inutiles. Bref, vrais crimes de guerre.
…On connaît la suite…
Le même scénario s’est transposé en Syrie.
Les opposants politiques au régime de Bachar, se sont mués en rebelles armés et appuyés par la France et ses alliés.
Le 30 Mai 2017 le nouveau Président Emmanuel Macron soutient officiellement la rébellion syrienne pompeusement qualifiée de «Forces démocratiques syriennes » en recevant à Paris une délégation de la rébellion Syrienne, comme Sarkozy l’avait fait pour les rebelles de Benghazi en Libye. Malheureusement en Syrie le Scénario n’a pas marché comme en Libye.
L’opération de conquête du pouvoir par la rébellion syrienne a été brisée par la coalition de l’armée de Bachar, le pouvoir légitime et légal syrien et de la Russie de Vladimir Poutine. Coalition reposant sur des bases juridiques de coopération et d’accords d’Etats à Etats et non pas d’ingérences par rebelles interposées.

La présence française à Kidal avec l’interdiction faite à l’armée malienne d’y entrer ; le soutien actif de la France aux rebelles Touaregs ne repose sur aucun fondement juridique. Les rebellions ne sont pas des Etats. La France se compromet et se disqualifie à partir du moment où elle pactise et fournit des armes à des rebelles, les entrainent contre l’Etat malien et contre la sécurité des autres pays de la sous-région.
L’exemple Libyen est là plein d’enseignements, ainsi que tant d’autres à travers le monde, à travers l’histoire. C’est là aussi la magnificence de l’histoire : la mémoire et ses richesses qu’il faut savoir capitaliser pour éviter des dangers.
Au regard de tous ces cas d’interventions armées par rebellions interposées citées plus haut pour déstabiliser, la France contredit, dément tous ses principes d’accession au pouvoir par la voie démocratique, par la voie des urnes, piétinant au passage tous les droits humains par les effets corollaires fâcheux de pertes en vies humaines.
Jusqu’à ce jour, l’inertie, le peu d’empressement des puissances occidentales à réagir face à la situation au Sahel est au nombre des raisons de la colère des populations du Sahel. D’autant plus que c’est l’agression des puissances occidentales contre la Libye en 2011 qui est à l’origine de l’installation de ce chaos au Sahel.
La position du président Emmanuel Macron semble avoir évolué depuis :
Le président Emmanuel Macron a fait trois déclarations importantes et a constamment changé de position.

– Mercredi 4 Novembre 2019 : il «sommait» les Présidents du G5 Sahel à venir « clarifier » leur position sur l’engagement de la France au Sahel.
– Jeudi 19 Décembre 2019, le même président déclare avant son voyage en RCI que les Présidents du G5 Sahel sont appelés le 13 janvier 2020 à PAU en France pour « réévaluer les objectifs de l’engagement français »
– Samedi 21 décembre 2019 Emmanuel Macron venu passer Noël avec les troupes françaises basées en Côte d’Ivoire annonce qu’à cette rencontre avec le G5 Sahel, il « entendait donner une nouvelle force à la lutte anti- djihadiste au Sahel».
Enfin le 23 décembre 2019 au Niger : «Nous sommes à un tournant de cette guerre, il nous faut en réclarifier le cadre, les termes, plus clairement les objectifs. C’est l’ambition du sommet que nous tiendrons ensemble à PAU».
Cerise sur le gâteau, il a qualifié lui-même cette rencontre de « tournant ».
Dans notre entendement, la France est-elle en train de virer à 180° par rapport au projet suicidaire séparatiste «Kidalien» à l’opposé de l’antécédent projet «Sarkozy-Rebelles Touaregs » ? Quel bonheur ! Mais attendons de voir. Il faut juger sur les actes posés sur les faits, les comportements et non sur la virtuosité à séduire, à embrouiller dans des ambiguïtés.

Les Africains quelles que soient les paroles, les bonnes intentions, fugaces et éphémères ont intérêt à prendre leurs responsabilités, pour l’avenir. C’est pourquoi, nous saluons la nouvelle détermination de la CEDEAO annoncée ce jour 23 décembre 2019 d’un plan d’action de plus de 2 milliards de dollars US pour son intervention au Mali. C’est une question de vie ou de mort pour toute l’Afrique.
La responsabilité occidentale dans la situation actuelle est totale et indéniable. L’Occident doit assumer les conséquences de sa responsabilité.
• Que la France cesse de donner des leçons de respect des droits de l’homme aux autres et au-delà des frontières tant que perdureront ses interventionnismes tous azimuts.
• Que les Présidents et dirigeants français arrêtent de «monter sur leurs grands chevaux » lorsqu’à chaque fois le miroir leur renvoie le visage de la France colonialiste, toujours vivace.
• Le Président Emmanuel Macron a beaucoup de clarifications à donner aux Présidents des pays du Sahel.
Par la suite, il n’est pas trop tard pour «rectifier le tir», pour mettre fin aux turpitudes de la France au Sahel et se rattraper avec sincérité au lieu de se fourvoyer dans une fuite en avant pour se donner bonne conscience.
La présence de l’armée française au Sahel n’est pas une fatalité.

Nous ne sommes plus en 1958.

Ouagadougou, le 23 Décembre 2019

Zephyrin KY
Professeur d’Histoire

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