Prévention de l’extrémisme violent : Une vingtaine d’imams et maitres d’écoles coraniques, formés

Le Cercle d’études de recherches et de formation islamiques (CERFI) en partenariat avec la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a organisé une session de formation au profit des imams et maîtres d’écoles coraniques.  La cérémonie de clôture a eu lieu le vendredi 10 janvier 2020 à Ouagadougou.

La Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est solidaire de ses états membres pour la préservation de la paix et de la cohésion sociale. Dans ce sens, elle a organisé avec le Cercle (CERFI) une formation sur la prévention de l’extrémisme violent et la radicalisation au profit d’une vingtaine d’imams, des prêcheurs et  des maîtres des écoles coraniques. La remise des attestations a eu lieu le vendredi 10 janvier à Ouagadougou. Cette formation, placée sous le thème : « Améliorer les contenus éducatifs des enseignements, des prêches et des écoles coraniques pour prévenir l’extrémisme violent dans la Région CEDEAO », est un programme mis en place par la CEDEAO en 2017, dans le cadre de recommandations diverses qui contribuent à la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest. Pour ce faire, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo s’est réjoui de l’importance de cette initiative de la CEDEAO  dont le but est de former les imams et les maîtres d’écoles coraniques pour la prévention de l’extrémisme violent et la radicalisation. Toute chose qui vient à point nommé, à un moment où la problématique de l’extrémisme violent est une question d’actualités. C’est pourquoi il a  insisté que  l’appropriation des  préceptes religieux et des pratiques qui font la promotion de la culture de la paix, constitue un des moyens  pour donner aux jeunes, des outils  pour le vivre-ensemble. Sur ce, il a surtout exhorté  les participants à un bon usage des leçons apprises afin que leurs auditoires puissent comprendre l’importance de l’éducation à la culture de la paix. La contribution des leaders religieux pour la paix, a confié Léopold Amado, commissaire éducation, science et de la culture, est déterminante pour le recul du radicalisme et de l’intolérance dans notre région. D’où la justification de cette  formation qui relève d’une des recommandations du forum sur l’éducation à la culture de la paix, tenu en Niamey 2018.

C’est un engagement de la  CEDEAO à organiser chaque deux ans, un forum de renforcement du dialogue intra et inter religieux, a indiqué Leopoldo Amado. Et d’ajouter que la méconnaissance entre les religions pouvait conduire à des dérapages qui sont des menaces pour le développement. A l’entendre, les systèmes éducatifs jouent un rôle dans la prévention et  la résolution des conflits. Et cela,  le ministre Sawadogo de convenir  qu’à travers le bannissement de la stigmatisation de l’autre  de son ethnie et de sa religion. Il a invité à cultiver le vivre-ensemble et la cohabitation pacifique  et à véhiculer des messages de paix  de fraternité et de tolérance.   Par ailleurs, Léopold Amado a annoncé que la structure entend mettre en place dans chaque Etat membre, des plateformes nationales de jeunes de lutte contre la radicalisation.

Achille ZIGANI (Collaborateur)

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