Grève illimitée des transporteurs: Des syndicats se démarquent

Le président de l’Alliance burkinabè des chargeurs et transporteurs (ABC-Trans), Amadouba Ouattara : «Nous voulons des hommes qu’il faut pour, gérer la faîtière ».

Des organisations socioprofessionnelles de transporteurs de marchandises diverses, d’hydrocarbures, de minerais et agrégats et des sociétés de transport de passagers ont animé une conférence de presse, le mercredi 15 janvier 2020 à Ouagadougou. Elles disent se départir de la grève illimitée annoncée pour ce jour par d’autres transporteurs.

A la suite de l’annonce d’une grève illimitée par 19 organisations socioprofessionnelles de transporteurs routiers du Burkina Faso, d’autres regroupements du même secteur sont montés au créneau pour se démarquer. En effet, ils ont animé une conférence de presse, le mercredi 15 janvier 2020 à Ouagadougou pour entretenir l’opinion sur ce mouvement imminent. Ces structures se réclament être des organisations socioprofessionnelles de transporteurs de marchandises diverses, d’hydrocarbures, de minerais, d’agrégats et des sociétés de transport de passagers.

Le président de l’Alliance burkinabè des chargeurs et transporteurs (ABC-Trans), Amadouba Ouattara, a invité l’ensemble des transporteurs routiers à poursuivre leurs activités en toute quiétude. Selon lui, l’idée d’aller à une grève illimitée est une initiative de mauvaise foi, à mettre à l’actif d’organisations « instrumentalisées ». « Ces acteurs agissant aux ordres, s’illustrent à travers des grèves à répétition et autres moyens d’intimidation dans la seule intention d’en rajouter à la détresse des populations combien déjà meurtries », a lancé M. Ouattara.

Se prononçant sur la question de la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB), il a souligné que sa mise en place est en cours et sera effective en temps opportun. Pour lui, prêter à l’administration des transports, une quelconque intention de gérer le fret généré par le commerce interne et externe, est moralement illégitime. « Ce n’est pas une ingérence de la part du gouvernement, car le ministère des Transports a le droit de veiller sur les actions de la faîtière », a soutenu le président. A la question de savoir, s’il existe une crise souterraine au sein des syndicats des transporteurs, le conférencier a répondu par la négative.

Pour lui, c’est le choix de la personne qui doit diriger la faîtière qui divise le groupe. Pour terminer, M. Ouattara a demandé aux autorités de prendre les dispositions nécessaires pour permettre le bon déroulement des activités dans le secteur des transports. En rappel, les organisations et sociétés de transport qui se démarquent de la grève sont le Collectif des transporteurs et chauffeurs routiers du Burkina (CTRB), la Fédération nationale des acteurs du transport (FENAT), le Syndicat national des jeunes commerçants et transporteurs du Burkina (SYNAJECT), ELITIS, FTS, RAHIMO, RAKIETA, SARAMAYA, SBTA, STAF, TCV et TSR.

Frank POUGBILA
(Collaborateur)

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