Le ministre de l’Economie et des finances, Lassané Kaboré : « Cette approche sonne comme une reconnaissance de la pertinence des savoirs locaux pour lever des contraintes de développement».

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé une journée « Accelerator Lab Open Day / BFA », le jeudi 16 janvier 2020, à Ouagadougou.

Informer les acteurs au développement du Burkina Faso sur les objectifs, les approches et les résultats attendus du Laboratoire d’accélération afin de favoriser son appropriation. C’est l’objectif principal de la journée « Accelerator Lab Open Day/BFA » du Laboratoire d’accélération du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tenue le jeudi 16 janvier 2020 dans la capitale burkinabè.

Organisée autour du thème « Les innovations locales, comme leviers de l’accélération de la mise en œuvre des ODD et de la transformation structurelle de l’économie », cette tribune a permis aux représentants des ministères sectoriels et leurs services spécialisés, aux partenaires techniques et financiers, aux agences du Système des Nations unies (SNU), aux ONG, projets et programmes de développement, OSC, incubateurs, start-ups, innovateurs, personnes-ressources, étudiants d’universités techniques supérieures et jeunes, d’échanger autour de deux thèmes-sujets principaux.

Il s’est agi pour eux de réfléchir aux opportunités offertes par l’énergie renouvelable pour la transformation structurelle de l’économie du Burkina Faso et la place de l’innovation entrepreneuriale au profit des jeunes et femmes pour assurer une paix durable au Burkina Faso.

Selon les acteurs du PNUD, les laboratoires d’accélération sont une offre de service qui travaille avec les populations, les gouvernements et le secteur privé afin de ré-imaginer le développement pour le 21e siècle. Le laboratoire d’accélération procède par apprentissage et tire profit des solutions locales existantes. Cet apprentissage est cyclique et bâti autour de 4 étapes que sont, la recherche de sens
« sensemaking », l’exploration et la cartographie des solutions, l’expérimentation et le développement ou la mise à l’échelle.

Du fonctionnement des Labs

Le représentant résident du PNUD, Mathieu Ciowela : « L’innovation est essentielle pour inverser les tendances négatives freinant le développement et accélérer l’atteinte des ODD au cours des prochaines années ».

Comment fonctionne ce nouveau système de développement pensé par les Laboratoires d’accélération du PNUD ? Quatre formes de démarches ont été citées. Il s’agit de la recherche de sens, l’intelligence collective, la cartographie des solutions et les portefeuilles d’expériences. A en croire les explications données par le PNUD, la recherche de sens aide les partenaires à comprendre s’il existe une adéquation entre les investissements actuels et l’environnement en constante mutation.

Pour ce qui concerne l’intelligence collective, il est ressorti que les laboratoires utiliseront le pouvoir de diverses sources d’intelligence y compris l’apprentissage par la foule ou automatique et la prise de décision répartie, pour aider les partenaires à comprendre les problèmes, à élaborer de nouvelles solutions. La cartographie des solutions permet d’identifier des solutions locales susceptibles d’accélérer le développement. Les portefeuilles d’expériences ont pour rôle d’approfondir et d’élargir l’utilisation de l’expérimentation dans le secteur du développement.

« Les Labs n’ont pas pour prétention de réinventer la roue en matière de solutions de développement, ils entendent accélérer notre capacité à progresser en nous appuyant sur des solutions locales et en créant des portefeuilles d’expérimentations permettant de déterminer rapidement lesquelles ont un impact et sont susceptibles d’être appliquées à grande échelle », a dit le représentant-résident du PNUD, Mathieu Ciowela. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, a pour sa part félicité le PNUD et ses partenaires pour cette initiative qui va contribuer à réduire les problèmes de développement.

Car de son opinion, la montée des inégalités, la perte de confiance envers les institutions publiques, les catastrophes naturelles plus fréquentes et plus intenses, les changements démographiques et technologiques et d’autres défis représentent un frein au développement. « Il est possible de changer la donne en adaptant et en mobilisant l’action collective de manière stratégique et efficace », a soutenu M. Kaboré. Pour l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Ingo Herbert, le développement doit être impulsé par la base. Et le Burkina Faso, en faisant partie des 27 pays africains expérimentant les « Accelerator Labs », est un pionnier d’une approche du développement devant permettre la réalisation des ODD. Il a de ce fait, rappelé la disponibilité et l’engagement de l’Allemagne à accompagner ces projets innovants.

Gaspard BAYALA

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