Le comité national d’organisation de la 15e Conférence de l’Union parlementaire de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI) a organisé, le vendredi 17 janvier 2020 à Ouagadougou, un déjeuner de presse pour exprimer ses attentes vis-à-vis des hommes de médias.

En prélude à la 15e conférence de l’Union parlementaire de l’Organisation de la Coopération islamique (UPCI) prévue du 26 au 31 janvier prochain dans la capitale burkinabè, le Comité national d’organisation (CNO) a convié les journalistes à un déjeuner le vendredi 17 janvier 2020. Pour le chef du parlement burkinabè, par ailleurs président du CNO, la 15e session de l’UPCI coïncide avec la célébration du 20e anniversaire de l’institution parlementaire et son importance n’est plus à démontrer. « Cette conférence est donc très importante pour nous, non seulement au regard de l’envergure de l’UPCI qui est l’une des plus grandes organisations interparlementaires du monde, mais également et surtout au regard du contexte national actuel que vous connaissez et qui, de jour en jour, cristalise tant d’inquiétudes sur le plan sécuritaire », a déclaré Alassane Sakandé. L’ouverture de la conférence interviendra le 29 janvier 2020 sous le patronage du président de Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Mais auparavant des rencontres connexes, telles que la 43e réunion du Comité exécutif de l’UPCI, la 9e conférence des femmes parlementaires, la rencontre de l’Association des secrétaires généraux des parlements et bien d’autres activités se tiendront dans la salle de Conférence internationale de Ouaga 2000 qui abritera les travaux. Selon le président du CNO, plus d’une quarantaine de délégations ont déjà été enregistrées et les confirmations se poursuivent. Il a ajouté que plus d’une quinzaine de présidents d’Assemblées et d’organisations interparlementaires dont la présidente de l’Union interparlementaire, la faitière des organisations parlementaires dans le monde ont confirmé leur présence à Ouagadougou. L’Organisation de la coopération islamique (OCI) dont l’UPCI tire ses origines a été créée le 25 septembre 1969. « Avec 57 Etats membres situés dans quatre continents, elle est la deuxième plus grande organisation après les Nations unies. Porte-voix du monde musulman, elle a pour vision de promouvoir la paix internationale, l’harmonie et la solidarité entre les peuples du monde », a fait savoir le président de l’Assemblée nationale. Les journalistes ont soulevé des préoccupations portant sur l’UPCI et la tenue de l’événement au Burkina Faso. Qu’est-ce qui a milité en faveur du choix de Ouagadougou pour abriter cette rencontre? Réagissant à cette interrogation, Bala Sakandé a laissé entendre que le Burkina Faso a fait acte de candidature comme l’exigent les textes de l’UPCI. « De plus, notre pays a une bonne renommée dans l’organisation des grandes rencontres internationales », a-t-il ajouté. A la question de savoir ce que le Burkina Faso gagne en organisant un tel événement, le principal animateur de la rencontre s’est voulu précis : « accueillir une cinquantaine de délégations (environ 500 participants) pendant près d’une semaine à Ouagadougou permet au pays de gagner en notoriété. Aussi, cela va contribuer un tant soit peut à faire tourner l’économie locale à travers les hôtels, les restaurants et la location de véhicules ». De l’avis du PAN, en dehors des commodités offertes pour la tenue de la rencontre et l’aspect sécuritaire, chaque délégation se prend en charge, le comité se limitant à faire les réservations pour l’hébergement. Sur les dispositions prises pour permettre aux journalistes d’assurer une bonne couverture des activités de la 15e conférence de l’UPCI, le comité a indiqué qu’une commission presse a été créée pour faciliter la tâche aux hommes de médias. « Vous êtes des partenaires incontournables, et nous allons réunir les conditions pour vous permettre de rester sur place et en contact avec vos rédactions respectives », a dit le président Sakandé. Quelle est la contribution de l’UPCI à la lutte contre le terrorisme dans ses pays membres comme le Burkina Faso ? Dans sa réponse le chef du parlement burkinabè a fait cas d’un plaidoyer parlementaire pour soutenir la demande des chefs d’Etat du G5-Sahel pour l’inscription de la force conjointe sous le chapitre n°7 de l’ONU.

Beyon Roamin NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

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