Le secrétariat permanent du Conseil national pour la protection sociale (CNPS), Karime Ganemtoré, a ouvert, le jeudi 16 janvier 2020 à Manga dans la région du Centre-Sud, un atelier de formation sur la protection sociale au profit des responsables syndicaux.

Le Conseil national pour la protection sociale (CNPS) veut renforcer les capacités des organisations syndicales afin d’améliorer leur contribution à l’implantation d’un système de protection sociale au Burkina Faso. C’est pourquoi, il organise du 16 au 18 janvier 2020 à Manga dans le Centre-Sud, un atelier au profit d’une trentaine de responsables syndicaux. Pendant 72h de travaux, les participants vont se familiariser, entre autres, avec la politique nationale de protection sociale et les outils de sa mise en œuvre, sur le programme national de réponse aux besoins des personnes vulnérables, les stratégies de financement et la mise en place de l’assurance maladie universelle. L’objectif de cette session, selon le directeur de suivi des programmes de filets sociaux au CNPS, Moussa Zorom, est de montrer aux participants que la protection sociale est un investissement qui permet de réduire la pauvreté et de faire connaître davantage la politique nationale en la matière et les outils de mise en œuvre. La gouverneure du Centre-Sud, Josiane Kabré, par ailleurs présidente de la cellule régionale de protection sociale a justifié cette session par le fait que les organisations jouent un rôle de premier plan au niveau du dispositif de mise en œuvre et de suivi de cette politique. Leur implication, a-t-elle poursuivi, permettra d’implanter un système de protection sociale cohérente et efficace dans le pays. Pour elle, la protection sociale est un ensemble d’interventions publiques qui aident les ménages ainsi que les individus à mieux gérer les risques et à réduire leur vulnérabilité en leur assurant un meilleur accès aux services sociaux et à l’emploi. Ainsi, a-t-elle poursuivi, les actions mises en œuvre dans le cadre de cette politique sont, entre autres, l’institution de la gratuité des soins pour les enfants et les femmes enceintes et la mise en place du régime d’assurance maladie universelle. Et d’ajouter que ce régime a connu un démarrage effectif en décembre 2019 à travers l’affiliation aux mutuelles de santé de 67 000 personnes indigentes dans les régions-pilotes à savoir la Boucle du Mouhoun, les Hauts-Bassins, le Centre et le Nord. Quant aux organisations participantes, elles ont salué la tenue de cet atelier qui vient les éclairer sur les notions de protection sociale.

Sensibiliser le monde syndical

Pour le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs du Burkina (USTB), Ernest Ouédraogo, cette rencontre est importante, car elle vise à sensibiliser le monde syndical. « C’est également une interpellation parce qu’il ne faut pas qu’on soit tout le temps dans les revendications et on oublie la grande majorité des Burkinabè qui ont besoin d’être protégés », a-t-il laissé entendre. Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’information et la culture (SYNATIC), Siriki Dramé, a précisé que c’est une occasion pour les syndicats de mieux s’imprégner de l’application de certaines mesures. « Nous attendons d’être outillés sur l’assurance maladie universelle dont l’application est imminente et qui fait des gorges chaudes, alors que les travailleurs n’ont pas été suffisamment sensibilisés au fonctionnement de cette protection », a-t-il dit.

Adama SEDGO

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