Réconciliation nationale Vers une feuille de route des sages de Manéga

Le Panel des anciens et des personnalités pour la paix et la réconciliation (PANAPAX) du Comité de l’appel de Manega a organisé, le lundi 20 janvier 2020 à Ouagadougou, une conférence de presse. Les échanges avec les hommes des médias ont porté sur une « prochaine » feuille de route relative à la réconciliation nationale.

« Très prochainement », le Panel des anciens et des personnalités pour la paix et la réconciliation (PANAPAX) du Comité de l’appel de Manega va adresser aux acteurs socio-politiques une feuille de route en vue de parvenir à la paix et à la cohésion sociale au Burkina.

C’est ce qui est ressorti d’une conférence de presse que le Comité a animée, le lundi 20 janvier 2020 à Ouagadougou. «Nous, les anciens, en vue de contribuer à un développement concret, à la réconciliation et à la paix, proposerons une feuille de route prenant en compte tous les aspects de la société que nous adresserons à tous les acteurs », a indiqué Béatrice Damiba, un des membres du panel. Constitué de 11 sages « pétris d’expériences », dont Me Pacéré Titinga, Yacouba Sawadogo (prix Nobel alternatif) et le colonel Mamadou Djerma, le PANAPAX estime que la réconciliation nationale et la paix sont devenues « cruciales » pour la survie du Burkina et qu’il est urgent de travailler à les sauvegarder et les promouvoir. Et, conscients de la complexité des relations entre les Burkinabè causée par les blessures, les sages ont lancé un appel aux différentes composantes de la société, à faire preuve de dépassement de soi et à se tourner vers l’avenir, par le biais d’un sursaut national « salvateur ». « Pour réussir ce sursaut, le ressentiment personnel est hors de propos : seule la nation compte », a soutenu Béatrice Damiba.

Tout en saluant les efforts du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dans la lutte contre le terrorisme, les membres du PANAPAX ont aussi reconnu « l’attitude républicaine » des acteurs démocratiques vis-à-vis de la situation nationale. A la question de savoir si l’appel sera entendu, les animateurs ont rassuré de leur ferme volonté à s’impliquer pour l’avènement d’une réconciliation et d’une paix durables au Burkina. « Quand la patrie est en danger, les uns et les autres doivent taire leurs divergences. Si l’appel n’est pas entendu, c’est nous tous qui le regretterons », a averti Me Pacéré Titinga.

Il a ajouté être déterminé avec ses pairs à apporter leur part contributive pour la sauvegarde de l’unité nationale et le vivre-ensemble au pays des Hommes intègres. « Nous sommes animés de la seule volonté d’apporter notre pierre à la mère patrie en tant que anciens », a conclu Beatrice Damiba.

Soumaïla BONKOUNGOU

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