Le club de l’Economiste du Faso a organisé une conférence publique sur l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS), le mercredi 22 janvier à Ouagadougou. L’objectif a été d’améliorer la compréhension du public burkinabé sur l’IUTS.

L’application de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) des agents du secteur public et privé continue de défrayer la chronique. Le mercredi 22 janvier 2020 à Ouagadougou, c’est le club de l’Economiste du Faso qui a mis le pied dans le plat à travers une conférence publique sous le thème : « IUTS et justice fiscale : regards croisés entre contribuables, universitaires et praticiens ». Animés par des fiscalistes et syndicalistes, les échanges, selon les organisateurs, visent à contribuer à une meilleure compréhension de l’IUTS. Pour le directeur de publication de l’hebdomadaire économique, Abdoulaye Tao, il est nécessaire de faire savoir que l’IUTS n’est pas un nouvel impôt mais qu’au nom de la justice fiscale et de l’équité, il faudrait trouver des moyens de l’appliquer afin que chacun puisse payer l’impôt en fonction de ses revenus.

«Au vu des débats avec les conférenciers, chacun a su tirer profit des contributions des uns et des autres », a-t-il indiqué. De l’avis du syndicaliste, membre de la Confédération syndicale burkinabè (CSB), Toussaint Bationo, le problème actuel de l’IUTS est qu’il touche aux «intérêts individuels et non généraux. C’est la raison pour laquelle », a-t-il dit, certains se battent pour sa suppression. « La plupart de ceux qui combattent l’IUTS ne font que des simulations », a poursuivi M. Bationo. Le spécialiste en fiscalité, Dr Daouda Diallo, pour sa part, a estimé que l’IUTS doit être une obligation pour tous les travailleurs pour qu’ils puissent contribuer à l’optimisation des ressources afin de prendre en charge les besoins de la collectivité. En sus, il a affirmé que le gouvernement a, depuis ces 50 dernières années, failli dans la mise en application de l’IUTS en le prélevant rien que chez les agents du secteur privé. A l’écouter, beaucoup de revenus échappent à l’Etat.

« Pour ce faire, il va falloir fiscaliser tous les revenus afin de contribuer au développement socio-économique du pays », a clamé le fiscaliste. En rappel, établi depuis le 17 septembre 1970, l’IUTS vient en remplacement de trois (3) impôts : l’impôt proportionnel sur les traitements publics et privés, les indemnités, les émoluments et les salaires et de l’impôt forfaitaire sur le revenu des salaires et la taxe de voirie pour les salariés.

Hadofini Clotilde BICABA
(Collaboratrice)

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