Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a lancé le programme d’appui à la compétitivité en Afrique de l’Ouest, le 21 janvier 2020. Les acteurs des chaînes de valeur de la grappe huilerie, apiculture et services liés au solaire ont ainsi une opportunité de renforcer leurs capacités de production, de transformation et d’exportation.

Les entreprises, organisations professionnelles des filières huileries et dérivés du coton, miel et dérivés, énergie solaire domestique vont offrir, avec le Programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest (PACAO) volet Burkina Faso, des produits de qualité aux Burkinabè ainsi que de conquérir plus de part du marché aux niveaux régional et international. Les structures de services et de financement de ces trois filières vont aussi bénéficier d’un appui dans le cadre de ce programme dont la mise en œuvre s’étale de 2020 à 2024. D’un coût global de 5 milliards FCFA, le PACAO est financé par l’Union européenne avec une contribution de la CCI-BF à hauteur de 500 millions FCFA. La CCI-BF a été désignée pour la mise en œuvre du programme volet Burkina Faso qui va enregistrer l’intervention des ministères en charge du commerce, des ressources animales et de l’énergie.
Le 1er vice-président de la Chambre de commerce, Mamady Sanoh a exprimé la gratitude de son institution à l’UE pour la confiance placée en elle en tant que maître d’œuvre délégué du PACAO. Il a assuré que le programme va stimuler la contribution des filières ciblées au développement industriel et au commerce régional ainsi qu’à la création d’emplois.
Pour le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, le défi de conduire à bien le PACAO est loin d’être hors de portée de la plus vieille institution d’appui au secteur privé. «Compte tenu de l’expérience, du sens de leadership, mais aussi de l’implication d’autres partenaires dont elle saura sans doute mobiliser l’adhésion et la cohésion, la chambre de commerce va réussir cette grande mission », a-t-il précisé. Selon lui, le PACAO vient à point nommé dans un contexte de diminution de l’aide publique au développement.

L’Europe, le principal partenaire

Il est aussi, a-t-il soutenu, la preuve que la commission de l’Union européenne partage la même vision que le gouvernement à travers l’axe 3 du Plan national de développement économique et social (PNDES) qui porte sur le développement et l’expansion d’un secteur industriel compétitif.
L’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Wolfram Vetter, a relevé que le programme d’appui à la compétitivité est un programme régional. « Il s’inscrit dans le cadre de l’alliance Afrique de l’Ouest-Europe pour des investissements et des emplois durables de l’UE lancés en 2018 », a-t-il poursuivi. A en croire M. Vetter, il y a des opportunités à exploiter pour les industriels et artisans burkinabè des filières concernées sur le marché européen, le principal partenaire commercial du Burkina, absorbant 32% de son commerce extérieur. Pour l’ambassadeur de l’UE, le PACAO va améliorer le climat des affaires au pays des Hommes intègres et consolider le secteur privé qui joue un rôle-clé dans la lutte contre la pauvreté.
La cérémonie de lancement du programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest, volet Burkina Faso a été marqué par un hommage rendu aux petites mains qui ont contribué à la concrétisation de ce projet dont la formulation a été entamée depuis 2017. Les participants ont pu, à travers les stands d’exposition des acteurs, admirer le travail des acteurs des filières grappe huilerie, miel et énergie solaire domestique.

Nadège YE

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