Lutte contre le terrorisme au Burkina : « Il faut une mobilisation totale du peuple », ambassadeur Li Jian

Li Jian : « Nous comptons sur les médias pour porter le bon message de coopération bilatérale»

Li Jian est l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso. Dans cette interview, il revient sur les grandes lignes de la coopération entre les deux pays, l’initiative «Ceinture et Route», la lutte contre le terrorisme, la situation à Hong Kong, le coronavirus et bien d’autres sujets.

Sidwaya (S. 🙂 : Comment la coopération entre la Chine et le Burkina se développe depuis la reprise courant 2018?

Li Jian : La coopération entre la République populaire de Chine et le Burkina Faso est stratégique et caractérisée par un esprit de complémentarité. C’est une relation qui est porteuse d’espoir pour le futur. Sur le plan stratégique, il y a une confiance mutuelle entre les deux parties depuis la reprise de la coopération, les liens se consolident davantage. Nos deux pays partagent presque la même vision sur les grands thèmes, les sujets internationaux et régionaux, notamment les questions de développement et de multilatéralisme. Nous nous soutenons sur la scène internationale, au sein des Nations unies. Les deux économies de nos deux pays sont complémentaires. Au Burkina Faso, l’on consomme beaucoup de produits importés de Chine. Les produits chinois sont entrés dans de nombreuses familles burkinabè.

Les produits agricoles burkinabè comme le coton, le sésame, le beurre de karité sont également très bien appréciés par les Chinois.
Pour l’année 2019, le chiffre d’affaires des échanges commerciaux entre les deux pays se situe autour 300 millions de dollars. Cela traduit la vivacité de nos liens. L’autre aspect qui traduit le dynamisme de la coopération bilatérale concerne les programmes d’échanges.

En moins de deux ans de reprise de la coopération, le nombre de ressortissants chinois au Burkina Faso a atteint 500 personnes. Il y a une petite communauté d’hommes d’affaires burkinabè qui est installée dans la ville chinoise, Yiwu, un carrefour mondial du commerce. Elle a établi un pont solide entre le Burkina et la Chine sur le plan commercial.

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCIBF) va installer dans un bref délai une succursale dans la ville de Guangzhou. En termes de formation, pour l’année 2019, nous avons envoyé à peu près 800 fonctionnaires burkinabè en Chine pour participer à des séminaires sur différents thèmes. Tout cela dans le souci de leur permettre de s’inspirer de l’expérience de la Chine afin d’améliorer la situation socioéconomique du Burkina Faso. Nos relations bilatérales portent également sur d’autres domaines comme l’éducation.

J’ai été aux côtés du président du Faso dans une localité non loin de Ouagadougou (NDLR : Sandogo dans la commune de Boussé, région du Plateau central) pour lancer la construction de 100 écoles en vue de remplacer les classes sous- paillote. Trois mois après, j’ai visité cette même localité en compagnie du ministre en charge de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro.

Nous avons trouvé de nouvelles classes construites et des élèves très fiers de suivre les cours dans de meilleures conditions. Sur le plan sanitaire, nous avons deux équipes médicales qui ont déjà séjourné au Burkina Faso. Pour l’année en cours, nous avons déjà accueilli la troisième équipe.

Ces médecins travaillent quotidiennement à l’hôpital de Tengandogo, à Ouagadougou. Ils sont allés faire également des consultations gratuites dans les campagnes. Près de 1000 personnes ont bénéficié de ces consultations. Il y a eu aussi deux opérations de lutte contre la cataracte. Nous avons rendu visite aux malades qui sont des personnes âgées.

Ces dernières étaient très soulagées après ces opérations. C’est un aspect de la coopération qui permet d’améliorer la qualité de vie. Dans le domaine agricole, nous avons deux équipes qui travaillent au Burkina Faso. Il y a une équipe qui intervient dans le domaine hydraulique et du riz.

La seconde travaille dans la culture du mil. Ces deux groupes d’experts sont ici depuis longtemps et mènent beaucoup d’activités dans leur domaine. Par exemple, ils ont déjà réussi à faire passer les rendements à l’hectare à six tonnes dans un champ expérimental de riz. Pour le mil, nous avons déjà réalisé une production de 4,1 tonnes par hectare, alors qu’elle était de 0, 65 tonne à l’hectare. Avec l’appui de nos experts présents ici, le gouvernement chinois va aider à apporter une solution adéquate à la sécurité alimentaire.

S. : Qu’attendez-vous des autorités burkinabè ?

L. J. : Je vais vous répondre par un exemple. Il y a une vingtaine d’entreprises chinoises qui travaillent dans le domaine des infrastructures. Celles-ci souhaitent venir au Burkina Faso pour apporter leurs expériences. Elles ont déjà fait leurs preuves dans des pays voisins du Burkina Faso. Depuis plus d’un an, quelques entreprises chinoises ont postulé à des appels d’offres dans le domaine des infrastructures au Burkina Faso. Il n’est pas facile d’entrer ici pour mener une compétition avec les autres entreprises.

Les responsables de ces entreprises se sont plaints auprès de nous. Nous leur avons expliqué qu’il faut s’adapter aux réalités dans la mesure où nous venons d’arriver au Burkina Faso. Il y a un effort d’adaptation au contexte judiciaire pour conquérir le marché burkinabè. Toutefois, les efforts doivent venir des deux parties.

S. : L’opposition pense que vous travaillez plus en faveur du parti au pouvoir. Que lui répondez-vous ?

L. J : C’est avec ce gouvernement que nous avons repris la relation diplomatique sous la houlette du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Nous sommes un pays socialiste avec le Parti communiste chinois (PCC) qui est au pouvoir. Lorsque la relation diplomatique est bien établie, généralement, le PCC établit des liens officiels avec le parti au pouvoir du pays-hôte. C’est quelque chose de naturel pour nous. C’est pour cela qu’il y a eu des échanges entre le PCC et le MPP.

S. : La plupart des Burkinabè ayant séjourné dans votre pays soutiennent que la Chine est développée, parce que vous êtes disciplinés et travailleurs. Ce seul constat suffit-il à expliquer le miracle économique chinois ?

L. J. : Effectivement, la discipline est un constat qui revient dans les commentaires des Burkinabè qui ont séjourné en Chine. Ils ont bien observé un pays si immense, si grand et si peuplé où les populations vivent ensemble dans l’ordre. La discipline constitue un élément dans l’histoire du développement de la Chine, mais elle n’explique pas tout. 40 ans avant, la Chine était presqu’au même seuil de développement que bon nombre de pays africains y compris le Burkina Faso.

C’était un pays qui n’avait pas la capacité de nourrir ses habitants. Nous ne disposions pas aussi d’une capacité industrielle. A cette époque-là, nous n’avions aucun kilomètre d’autoroute. Mais en 2010, la Chine s’est hissée au rang de 2e puissance économique mondiale. Cela signifie que notre pays réussi à trouver une voie en adéquation avec notre culture et notre histoire. Le président Xi Jinping a déclaré que la Chine est un pays ouvert, engagé aux côtés des pays en voie de développement.

La Chine est disposée à partager sans aucune réserve son expérience avec les pays africains, notamment le Burkina Faso. Tout le monde veut changer, mais personne n’est prêt à changer. Les Chinois ont bien compris qu’il faut changer soi-même pour pouvoir améliorer les conditions de vie.

S. : Par le passé, Taïwan a investi beaucoup de ressources pour construire l’hôpital de Tengandogo. Qu’avez-vous fait pour cet établissement depuis la reprise des relations diplomatiques ?

L. J. : C’est une question qui intéresse beaucoup de Burkinabè. Dans le domaine de la santé, le gouvernement chinois attache une grande importance à son engagement vis-à-vis du Burkina Faso. L’hôpital de Tengandogo est bien conçu et bien construit. Nos deux premières équipes médicales y ont travaillé.

La troisième va également y travailler. Ils ont entretenu de bonnes relations amicales et professionnelles avec leurs collègues burkinabè. Nous avons déjà un objectif de mise à jour du système informatique de l’hôpital afin d’améliorer les conditions de travail et d’élever son taux d’efficience. Il y a bien d’autres projets en cours.

S. : Le projet de construction d’un grand hôpital à Bobo-Dioulasso financé par la Chine a été entravé à cause du choix du site. Y a-t-il des négociations en cours en vue d’un démarrage des travaux ?

L. J. : Nous avons décidé de construire gratuitement à Bobo-Dioulasso. C’est un CHU. Nous attendons la décision finale du gouvernement burkinabè à propos du choix du site. Le gouvernement chinois reste toujours ouvert à la dernière décision pour démarrer les travaux dans les meilleurs délais. A travers cette infrastructure sanitaire, nous voulons apporter notre soutien aux populations qui vivent dans cette région.

Si l’ancien site est maintenu, nous allons prendre en compte les questions de protection de l’environnement et de la préservation des sources d’eau. Chez nous, en Chine, nous avons construit plus de 2000 hôpitaux. Certains ont été construits dans des montagnes. Nous avons les compétences nécessaires pour maintenir l’équilibre entre la construction et la protection de l’environnement. Même s’il y a un changement de site, il faut réexaminer les conditions de construction pour parvenir à un plan ou à une solution fiable.

L’hôpital de Koudougou avait été construit dans les années 80 par le gouvernement chinois. Nous voudrions joindre l’amélioration des conditions de cet hôpital dans notre projet. Nous sommes en discussion avec nos partenaires du ministère de la Santé et de l’hôpital pour mettre en œuvre ce projet au plus vite. Il y a aussi le projet des CSPS et nous sommes en train de discuter pour voir dans quelle mesure nous pourrons apporter notre soutien. Il y a un autre volet qui concerne le renforcement des capacités des ressources humaines, notamment la formation des médecins. Il y a déjà des universités qui ont déjà donné leur accord pour recevoir des étudiants ou des médecins pour des formations en Chine.

S. : Le Burkina est confronté au terrorisme. Comment la Chine entend accompagner son partenaire pour éradiquer ce phénomène ?

L. J. : La question sécuritaire est un volet important de notre relation. La coopération sécuritaire repose sur quatre volets. Le premier est relatif à la formation. Des policiers et des gendarmes ont déjà été envoyés en Chine pour suivre des séminaires et des formations. Nous sommes en train d’échanger pour accueillir plus d’élites en Chine afin de rehausser leurs capacités anti-terroristes. Le deuxième volet est relatif à l’équipement. A la demande du gouvernement burkinabè, nous sommes en train d’examiner la possibilité de préparer des équipements qui correspondent aux besoins urgents de l’armée.

Le troisième volet est diplomatique, c’est-à-dire que la Chine sera aux côtés du gouvernement burkinabè pour soutenir tout genre de plaidoyer au sein des Nations unies. Notamment l’inclusion de la force conjointe G5 Sahel dans l’article 7 de la Charte des Nations unies. Nous apportons également notre soutien lors des assemblés généraux de l’ONU lorsque le G5 Sahel prononce un discours.

Le gouvernement chinois est toujours en première ligne pour apporter son appui à cette force. Le quatrième volet est humanitaire. Le gouvernement chinois a déjà apporté un appui d’un million de dollars au gouvernement. Nous avons également octroyé 5 000 tonnes de riz aux personnes déplacées internes. Nous allons faire un don en matériel pour améliorer les conditions de vie des personnes déplacées internes.

S. : La Chine a longtemps été confrontée au terrorisme dans la région autonome du Xinjiang. Les médias occidentaux critiquent la politique du gouvernement chinois dans cette région. Quelle est la réalité ?

L. J. : Les mensonges restent des mensonges même s’ils sont répétés mille fois. La réalité au Xinjiang n’a rien à voir avec ce que les médias occidentaux affirment à propos des droits de l’homme, de la religion et de la discrimination ethnique. C’est plutôt un problème de terrorisme, d’extrémisme et de séparatisme qui nous concerne. Dans le chef-lieu de la région autonome de Xinjiang, il y a eu des scénarios très tragiques. Des voisins qui s’entendaient très bien ne s’adressaient plus la parole.

Des actes de violence survenaient un peu partout. Ces actes sont inacceptables. Le gouvernement central et celui local ont pris des mesures très strictes selon la loi pour venir à bout de ces trois forces maléfiques. Depuis lors, nous avons eu des résultats très probants. Le Xinjiang est devenu la région la plus sécurisée en Chine. Le terrorisme a été éradiqué. En 2019, près de 50 millions de touristes ont visité la région. Près de 1000 journalistes occidentaux y ont également séjourné.

Un diplomate burkinabè y est allé. Toutes ces personnes ont découvert un environnement de stabilité, de sécurité et d’harmonie ethnique. Les médias occidentaux ont beaucoup critiqué le système de formation dans les centres de dé-radicalisation, leurs gouvernements y compris. La formation dispensée dans ces centres est focalisée sur trois aspects. Il s’agit d’apprendre la loi du pays aux jeunes, de les initier à des métiers et à la langue.

Lorsqu’ils finissent la formation, ils ont la possibilité de trouver ou de créer un emploi. C’est un objectif qui a été bien atteint dans le processus de dé-radicalisation. C’est une expérience que nous entendons partager avec le Burkina Faso. Nous allons organiser prochainement un point de presse sur la situation au Xinjiang.

S. : Quelle est la stratégie que vous entendez partager avec le Burkina Faso dans le cadre de cette lutte contre le terrorisme ?

L. J. : Ce n’est pas une leçon que nous voulons donner. Nous sommes des partenaires. Ce qui est un succès chez nous peut être partagé. Il faut une mobilisation totale du peuple contre le terrorisme. Tout le monde doit être conscient des conséquences négatives de ce phénomène. Il faut donner de l’espoir au peuple de bien vivre dans l’harmonie. La cohésion sociale n’est pas seulement un mot d’ordre. C’est un effort pour vivre ensemble dans un environnement harmonieux.

S. : Qu’est-ce que l’initiative « la Ceinture et la Route » ?

L. J. : L’initiative «la Ceinture et la Route » est une plateforme de coopération lancée par le président Xi Jinping lors de sa visite au Kazakhstan en 2013. Cela fait plus de six ans que cette initiative a été bien accueillie dans les pays situés le long de la route de la soie et de celle maritime. Elle a déjà produit des résultats probants. Elle est aussi dotée d’un mécanisme de financement à partir de fonds bancaires et asiatiques.

L’objectif d’impliquer les pays africains dans cette initiative est historique dans la mesure où la route de la soie s’est étendue le long de la côte Est de l’Afrique dans des pays comme le Kenya et la Somalie. Mais l’initiative n’est pas seulement confinée dans des limites géographiques. Beaucoup de pays ont montré leur bonne intention d’y prendre part. Et le gouvernement chinois est en train d’examiner cette possibilité.

Le gouvernement chinois a, dans le cadre de l’initiative, signé presque 200 mémorandums avec 130 pays souverains. Je pense que le Burkina Faso fera bientôt partie de ces pays. Il s’agit de changer la configuration économique et sociale des pays africains.

S. : Qu’est-ce que le Burkina offre dans sa relation avec la Chine ?

J. L. : La coopération entre les pays souverains n’est pas seulement du donnant-donnant. Une relation bilatérale ne signifie pas que du commerce. Pour nous, une relation bilatérale normale, c’est tout d’abord une relation sur un pied d’égalité. C’est un principe de la diplomatie chinoise. Qu’un pays soit petit ou grand, le principe d’égalité a toujours prévalu dans nos relations bilatérales.

Depuis la fondation de la Chine, nous traitons tous les pays africains comme des partenaires égaux puisque nous partageons les mêmes histoires, les mêmes aspirations de devenir encore plus forts pour réaliser notre rêve de développement. Nous sommes au Burkina pour apporter notre soutien dans la mesure du possible, déclencher le processus d’industrialisation du pays et élever aussi sa capacité de transformation des produits agricoles. Dans cette perspective, je pense que beaucoup de paysans et de jeunes Burkinabè auront plus de possibilités, dans le futur, de bénéficier de cette relation amicale, fraternelle et fructueuse.

S. : Les troubles à Hong Kong se sont apaisés ces derniers temps. S’achemine-t-on vers une sortie de crise ?

L. J. : La situation à Hong Kong est relativement revenue à la normale. J’ai même lu dans la presse que des manifestants violents disent être fatigués. Ils ont besoin de se trouver un travail et de se nourrir. Les habitants de Hong Kong ont beaucoup souffert de ces manifestations violentes. Tout est parti d’un acte criminel posé par un ressortissant de Hong Kong. Ce dernier a commis un assassinat sur l’île de Taïwan et s’est réfugié à Hong Kong.

Il y avait un problème pour extrader le criminel, mais la région administrative spéciale de Hong Kong avait un souci concernant la loi d’extradition de criminels. Pour combler cette lacune, le gouvernement local de Hong Kong a décidé de modifier la loi dans ce sens. Mais l’opposition à Hong Kong, incitée par des forces extérieures, a profité mobiliser des gens qui sont descendus dans la rue. Les manifestations se sont transformées en actions criminelles. Grâce aux efforts du gouvernement central et celui local, la situation est à l’apaisement.

S. : Après plus d’une année de frictions commerciales, la Chine et les Etats- Unis sont parvenus récemment à un accord. Est-ce la fin de la guerre commerciale ?

L. J. : Je parlerai plutôt de litige commercial entre les deux premières puissances économiques. Le volume d’échanges commerciaux entre les deux pays a atteint les 630 milliards de dollars par an. C’est sur la base d’un respect mutuel et dans un esprit de dialogue que les deux parties sont parvenues à la signature de la première phase de cet accord. C’est un grand soulagement non seulement pour nos deux Etats mais aussi pour l’économie mondiale. Cette situation allait engendrer beaucoup de conséquences catastrophiques pour l’économie mondiale. La Chine reste ouverte pour la poursuite des négociations.

S. : On parle d’un nouveau virus pulmonaire apparu dans la province de Wuhan au centre de la Chine. Qu’en est-il exactement ?

L. J. : Selon nos statistiques, on a déjà dénombré 440 cas qui sont confirmés. Ce nouveau virus s’appelle coronavirus. Le gouvernement chinois accorde beaucoup d’importance à ce virus. Des mesures strictes ont déjà été prises et sont en train d’être mises en œuvre au niveau local et national. L’une des mesures, c’est la prévention et le contrôle. Il y a une mobilisation générale à tous les niveaux.

L’entrée ou la sortie hors de la province concernée est beaucoup déconseillée. En plus de la prévention et du contrôle, il y a le traitement des patients atteints du coronavirus. La troisième mesure est qu’il y a une collaboration très étroite avec l’OMS pour informer des nouveaux développements du virus. Il faut rappeler qu’il y a 16 ans de cela, la Chine a été victime d’un virus qui s’appelle Sras. A cette époque, la situation était encore plus désastreuse que celle actuelle. Au bout de cinq mois, le Sras a été combattu. Cette fois-ci, le gouvernement chinois prendra les mesures nécessaires pour vaincre le coronavirus.

Propos recueillis par
Karim BADOLO

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