La ministre déléguée en charge du Budget, Edith Clémence Yaka (milieu) : « L’opérationnalisation du projet permettra aux entreprises artisanales de se professionnaliser ».

La Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) a lancé, le vendredi 24 janvier 2020 à Ouagadougou, le projet d’identification et d’immatriculation de masse des artisans.

Faire de l’artisanat, un domaine émergent, tout en donnant aux acteurs les «meilleures» conditions de travail. Tel est l’objectif de la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF), qui a lancé le projet d’identification et d’immatriculation de masse des artisans. La cérémonie a eu lieu, le vendredi 24 janvier 2020 à Ouagadougou. En effet, le projet consiste à inscrire l’ensemble des personnes physiques ou morales du pays des Hommes intègres exerçant une activité artisanale dans le registre des métiers, puis une carte professionnelle sera attribuée à chaque inscrit, lui donnant des avantages. Il s’agit entre autres, de l’accès aux marchés publics, aux différents services de la poste Burkina et une assurance couvrant les cas d’accident de travail et de circulation. « Avec 15000 F CFA par année, l’artisan bénéficie d’une prise en charge de ses frais médicaux, d’hospitalisation et chirurgicaux à hauteur de 500 mille FCFA », a étayé le président de la CMA-BF, Jacques Athanase Sédogo. Il a annoncé qu’environ 300 mille personnes seront sensibilisées à l’importance de la Carte professionnelle d’artisan(CPA) dans les deux villes- pilotes que sont, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou.
Pour la CMA-BF, deux cent mille personnes sont attendues au cours de cette opération et environ 150 mille cartes seront délivrées. Concernant la procédure, selon M. Sédogo, des agents recenseurs qui vont sillonner tous les quartiers des 2 villes ont été recrutés. « Plusieurs informations comme les besoins et la profession de l’artisan seront collectées pour une prise en compte lors des sessions de formation », a-t-il dit. De ses dires, le projet date de 2011et a connu l’accompagnement de nombreuses structures dont Coris Bank international et Orange- Burkina.
Quant à la ministre déléguée en charge du budget, Edith Clémence Yaka, représentant le Premier ministre, elle a indiqué que la matérialisation du projet montre la volonté du gouvernement à faire de la CMA-BF, un pôle de promotion, d’organisation et de développement des entreprises artisanales.

Trois ans de durée de validité

Le président de la CMA-BF, Jacques Athanase Sédogo : « Après Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, nous allons étendre l’opération à tout le pays ».

A l’écouter, le secteur de l’artisanat contribue à hauteur de 25% du Produit intérieur brut et l’instauration de cette plateforme traduit l’engagement de la CMA-BF à faire valoir sa mission. « C’est une structure qui se veut un cadre de dialogue, d’échanges et de partage d’expériences entre les acteurs du monde artisanal », a lancé la patronne de la cérémonie. Et de poursuivre que la matérialisation du projet sur le plan national va concourir à la création d’emplois pour les jeunes.

Elle a rappelé que la carte professionnelle d’artisan a une durée de validité de trois ans. « Mon département mettra tout en œuvre pour accompagner jusqu’à la finalisation du projet », a soutenu Mme Yaka. Le représentant de l’Association nationale des couturiers du Faso (ANCF), Ousmane Kima, a invité l’ensemble des artisans à se procurer la carte. A l’entendre, ce sésame lui facilite les transactions et l’envoi des colis. « Je suis formateur en couture. Et j’ai bénéficié de cette carte professionnelle d’artisan, qui m’ouvre facilement les voies lors de mes voyages. Je suis là pour faire bénéficier mes collaborateurs », a-t-il expliqué.

Frank POUGBILA
(Collaborateur)

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