Adaptation au changement climatique : les acteurs du projet « EBA-FEM » font le bilan

Les membres du comité de revue du programme budgétaire 088 « gouvernance environnementale et développement durable » ont tenu, le mardi 28 janvier 2020 à Ouagadougou, la 2e session ordinaire de l’année 2019 de leur structure.

Le comité de revue du programme budgétaire 088 « gouvernance environnementale et développement durable » a tenu, le mardi 28 janvier 2020, sa 2e session ordinaire de l’année 2019. Il s’est agi d’examiner et d’adopter le compte rendu de la 1re session du comité, le plan de travail annuel et le budget 2020. Selon le président du comité de revue,
par ailleurs, secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Sibidou Sina, la session a fait une analyse approfondie des actions planifiées par le projet du programme budgétaire, qu’est le projet EBA-FEM. En effet, la mise en œuvre du projet intitulé «réduction de la vulnérabilité des moyens d’existence dépendant des ressources naturelles de deux paysages menacés par les effets du changement climatique au Burkina Faso : le corridor forestier de la Boucle du Mouhoun et des zones humides du bassin de la marre d’Oursi », a permis de réaliser des actions d’adaptation et de renforcement de la résilience des populations et des écosystèmes dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest et du Sahel. Il s’agit de l’opérationnalisation du système d’information géoclimatique, agroécologique et hydrologique, la promotion des pratiques d’adaptation, la création de trois sites RAMSAR et la relecture de onze plans de développement.

«…les revenus des paysans ont augmenté »

« Grâce à ce projet, nous avons mis en place une plateforme sur le climat pour permettre aux populations de planifier leur calendrier agricole et une autre de démonstration agroécologique. Nous avons constaté des résultats sur le terrain car les revenus des paysans ont augmenté », a expliqué le coordonnateur national du projet, Eugène Balma. Ainsi, les activités réalisées jusqu’en novembre 2019 font ressortir un taux d’exécution physique de 92% et financière de 97%. Pour l’année 2020, le coordonnateur du projet a précisé qu’il y a un plan de travail déjà adopté pour une enveloppe de 525 millions FCFA. «Ainsi, nous espérons consolider les acquis et préparer la phase de sortie du projet en responsabilisant les structures techniques sur le terrain et les collectivités territoriales », a-t-il indiqué.

Depuis la mise en œuvre du projet, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) apporte son soutien financier et technique. « De 150 000 dollars (600 mille FCFA), aujourd’hui sa contribution remonte à plus d’un million de
dollars (5 millions FCFA). Cela prend en compte la mobilisation des ressources additionnelles », a soutenu la chargée de programme environnement au PNUD, Clarisse Coulibaly. A l’entendre, les résultats sur le terrain sont satisfaisants. «Nous travaillons de commun accord avec l’équipe du ministère en vue de rallonger le projet, qui doit prendre fin en 2020» a-t-elle relevé.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

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