Promotion du coton en Afrique Face au défi de la transformation

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé hier jeudi 30 janvier 2020 à Koudougou, l’ouverture de la deuxième édition du Salon international du coton et du textile (SICOT). La manifestation est placée sous le thème : « Production et transformation du coton : moteurs d’industrialisation et de croissance économique pour les Etats africains ».

Le coton est la première fibre textile consommée au monde avec une production mondiale estimée à 25,2 millions de tonnes en 2018 et 2019. La production africaine représente près de 10% de la production mondiale dominée par la Chine. Le Burkina Faso, longtemps leader de la production cotonnière sur le continent africain, avec une moyenne annuelle de 250 000 tonnes de fibres, a fait le choix d’asseoir son développement économique et social sur la production et la commercialisation de son coton.
Ainsi, le coton est le premier produit agricole d’exportation et le deuxième produit exporté après l’or en valeur. En dépit de la volonté des différents acteurs, moins de 2% du coton produit sur le sol burkinabè est transformé et le pays importe annuellement environ 70 milliards FCFA de produits textiles finis. Au vu de cette situation, il est apparu primordial pour les pays africains de dynamiser la production, mais aussi et surtout de lancer véritablement la transformation industrielle du coton. C’est fort de cette conviction que le Burkina Faso a opté de répondre aux nombreuses problématiques de production et surtout de transformation industrielle du coton et cela sous le leadership du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, d’où la naissance du Salon international du coton et du textile (SICOT). Après avoir tenu avec succès, la première édition, du 27 au 29 septembre 2018, c’est avec une légitime fierté que le Burkina Faso avec le soutien de ses nombreux partenaires techniques et financiers organise la seconde. Une édition qui se veut une plateforme d’échanges et de réflexions entre professionnels de la chaîne de valeur du coton autour des préoccupations et des opportunités de développement de la filière coton et textile. A cette deuxième édition du SICOT, l’occasion est tout indiquée pour une véritable promotion et de valorisation du coton local, à travers la présentation d’outils modernes de production, de conservation, de promotion de la transformation. Mieux, les questions de financement et de commercialisation trouveront réponses à travers des conférences et des rencontres B to B.
En présidant l’ouverture de cette rencontre internationale autour du coton, le président du Faso prouve son engagement en faveur de l’avenir du coton africain, en général et celui burkinabè, en particulier. Eu égard à cela, les différents intervenants à l’ouverture du salon, à savoir le maire de Koudougou, le président du comité d’organisation, le représentant du pays invité d’honneur qu’est la Turquie, la représentante du parrain et président de la BAD, ont salué tour à tour la vision salutaire du chef de l’Etat en faveur du coton africain. Pour leur part, les partenaires du SICOT ont renouvelé leur volonté d’accompagner les prochaines éditions du SICOT.
Du reste, des signatures de convention en faveur du coton et pour la promotion du coton burkinabè ont été séance tenante signées entre le Burkina et différentes structures de financement et d’institutions internationales.
La contribution des partenaires saluée

Pour sa part, le chef de l’Etat a salué le président de la Banque africaine de développement (BAD),Akinwumi Ayodeji Adesina, représenté à la cérémonie d’ouvertue par la directrice du Département Finance agricole et Développement rural, Toda Atsuko, pour avoir accepté parrainer cet évènement important pour le Burkina Faso et les acteurs de la filière coton – textile africaine. Il a également loué les efforts des différents acteurs qui donnent aux cotonculteurs burkinabè et africains de grands espoirs quant à l’avenir du coton. Pour le président du Faso, après le succès de la première édition organisée en septembre 2018, la deuxième marquée, entre autres, par la tenue de la Conférence des ministres de la Coordination des pays du C-4 à Koudougou est une première à saluer, parce qu’elle s’inscrit en droite ligne de la volonté de « dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois».
S’adressant aux différents partenaires, le président du Faso a estimé qu’en dépit de l’insécurité, la forte mobilisation des acteurs pour cette importante rencontre est le gage manifeste de leur engagement et disponibilité à accompagner le Burkina et l’ensemble des pays africains producteurs de coton dans leurs efforts de construction d’une économie prospère, résiliente et capable de répondre aux aspirations légitimes des populations. Se prononçant sur les efforts au niveau national, Roch Marc Ghristian Kaboré a souligné avec force son engagement à faire en sorte que Koudougou retrouve son lustre d’antan, à travers l’implantation d’une usine textile florissante et créatrice d’emplois, est sur le point d’être concrétisée. Selon lui, tous les dossiers sont techniquement bons et sont à un stade très avancé. A l’entendre, le gouvernement a pleinement joué sa partition et il ne reste qu’aux les différents partenaires privés de mettre les différents chantiers en marche. Mieux, a-t-il poursuivi, l’ouverture de l’unité d’égrenage de coton biologique dans l’enceinte de la Direction régionale de la SOFITEX inaugurée dans la soirée traduit pour, une fois de plus, la volonté de l’exécutif et de ses partenaires de transformer structurellement l’économie burkinabè à travers la promotion de l’investissement privé dans les secteurs porteurs.

François KABORE

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