Rencontre entre l’ambassadeur et les consuls généraux du Burkina

Du 29 janvier au 1er février 2020, Agboville, chef-lieu de la Région d’Agneby-Tiassa, a abrité la traditionnelle rencontre trimestrielle entre l’Ambassadeur et les Consuls généraux du Burkina à Abidjan, Soubré et Bouaké ainsi que l’attaché de défense militaire. Les plus proches collaborateurs de l’ambassadeur et des consuls généraux ont également pris part à cette rencontre.

L’agenda de la délégation conduite par l’ambassadeur Mahamadou Zongo à Agboville comportait trois activités phares : La visite de courtoisie aux autorités locales de la région, le 30 janvier, la séance de travail entre l’ambassadeur et les consuls généraux, le 31 janvier 2020, et la rencontre d’échanges directs avec la communauté burkinabè vivant dans la région, le 1er février. Dans la matinée du 30 janvier, l’ambassadeur et sa délégation ont mis le cap sur la préfecture de la région d’Agneby-Tiassa où ils ont rendu une visite de courtoisie au préfet de région, au président du Conseil régional et au maire de la ville d’Agboville. Autour d’une table, autorités diplomatiques et locales ont échangé sur les conditions de vie et de travail, l’intégration et le vivre-ensemble de la communauté burkinabè dans cette partie du territoire ivoirien. Après cette étape, le Consul général du Burkina à Abidjan dont la région d’Agneby-Tiassa relève de sa circonscription, a enchaîné avec les visites à la présidente du Tribunal d’Agboville qui avait à ses côtés les substituts du procureur. Ensuite, il s’est rendu à la Maison d’arrêt et de correction d’Agboville pour s’enquérir des conditions des Burkinabè incarcérés. Là, Benjamin Nana a remis, au nom de la représentation permanente, des vivres pour la vingtaine de Burkinabè. Après la maison d’arrêt, il est allé successivement à la Brigade de gendarmerie et chez le chef d’Agboville. Auprès de toutes ces autorités judiciaires, sécuritaires et coutumières, Benjamin Nana a plaidé la cause des Burkinabè. La journée du 31 janvier a été exclusivement consacrée à la séance de travail entre l’ambassadeur et les consuls généraux, entourés de leurs plus proches collaborateurs. La séance a débuté par le mot de bienvenue du consul général à Abidjan et le discours d’ouverture de l’ambassadeur. En sa qualité de Consul hôte de la présente rencontre, Benjamin Nana a indiqué que dans la région de l’Agneby-Tiassa, le nombre de Burkinabè immatriculés est estimé à près de 20.000 âmes. Agboville, le chef-lieu de la région est situé à 79 km d’Abidjan. Il est le plus grand des quatre départements. Subdivisé en 11 sous-préfectures, le département d’Agboville est réputé riche en ressources naturelles : bois, vivriers, cacao, café, or, etc.

Réussite de l’enrôlement

Dans son mot introductif des travaux, l’ambassadeur a rappelé l’esprit des rencontres trimestrielles qui vise une meilleure coordination des actions de la Représentation diplomatique et des Postes consulaires et une cohérence dans le traitement des différents dossiers. Il a ensuite souligné la pertinence de ces rencontres qui permettent, d’une part, de rendre des visites de courtoisie aux autorités locales ivoiriennes et, d’autre part, d’aller à la rencontre des Burkinabè résidant dans ces différentes villes de la Côte d’Ivoire. Mahamadou Zongo a saisi cette occasion pour féliciter les différents Consuls généraux pour les dispositions pratiques mises en place pour assurer la réussite de l’opération de constitution de la liste électorale biométrique des Burkinabè de l’étranger, et de la mission consulaire spéciale d’établissement des Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) et des passeports ordinaires. Concernant la rencontre, il y avait au total trois dossiers inscrits à l’ordre du jour : L’adoption du compte-rendu de la rencontre trimestrielle tenue à Gagnoa du 16 au 18 octobre 2019 ; la revue des principaux dossiers de l’année écoulée et perspectives 2020 ; l’organisation de la communauté et le renforcement des actions des consulats généraux. Autour de ces points, les échanges ont été francs et des engagements ont été pris. Ont été abordés, d’autres points relatifs à la problématique du trafic et de la traite des enfants mineurs venus du Burkina ; le démantèlement des sites d’orpaillage clandestins ; le déguerpissement des occupants des forêts classées avec la destruction des campements ; les tensions communautaires impliquant la communauté burkinabè, etc. L’ambassadeur Zongo a invité les consuls généraux à gérer ces questions avec beaucoup de prudence en raison de leur délicatesse. Des sujets tels que l’opération de déguerpissement des habitants de l’emprise de la zone aéroportuaire au niveau de la Commune de Port-Bouët, quartier Adjouffou ; la gestion du dossier de détention du gardien de l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne ; la participation des Burkinabè de l’extérieur au recrutement des volontaires pour la défense de la patrie ; le soutien de la communauté burkinabè aux personnes déplacées internes au Burkina, etc, étaient également au menu des échanges. Avant de clore les travaux, l’ambassadeur Zongo a remercié l’ensemble des participants pour le partage d’informations, d’idées et de points de vue, toute chose qui va dans le sens du renforcement des actions de la Représentation diplomatique consulaire. Enfin, l’ambassadeur a invité les Consuls généraux à effectuer les visites de terrain dans les localités afin de rapprocher le consulat de sa communauté.

Le respect des lois ivoiriennes

La journée du samedi 1er février a été consacrée à la rencontre entre l’ambassadeur et la communauté burkinabè de la Région d’Agneby-Tiassa. clou du séjour de la délégation, dès 10h, l’ambassadeur Zongo et sa délégation étaient face à la communauté burkinabè, mobilisée pour la circonstance. Après les mots du Délégué consulaire et du Consul général d’Abidjan, l’ambassadeur a planté le décor des échanges par des messages de sensibilisation à l’endroit de ses compatriotes. Comme à chaque rencontre de sa communauté, Mahamadou Zongo répète à l’envi les interdictions liées aux forêts classées, aux trafics d’enfants, aux sites d’orpaillage, etc. En même temps, il recommande aux uns et aux autres, le respect des autorités, des lois et des coutumes de leur pays d’accueil. Enfin, Mahamadou Zongo a invité ses compatriotes à se faire établir les documents d’état-civil (actes de naissance, cartes consulaires et CNIB) et à inscrire les enfants dans les écoles. Durant la phase des questions réponses, les préoccupations se sont focalisées sur les difficultés d’acquisition des pièces d’état-civil, les cartes consulaires, la lenteur dans le retrait des diplômes (CEPE, BEPC et BAC) et la difficile unité au sein de la communauté burkinabè. A toutes ces préoccupations, l’ambassadeur a donné des réponses. En marge de son séjour, la délégation a visité l’entreprise d’un compatriote, Moussa Sawadogo. Il s’agit de la Société coopérative ivoirienne du négoce des produits agricoles (SCINPA), créée en 2013 et qui compte 3240 membres. Ayant pour activités principales, la collecte et la commercialisation des produits du cacao et du café, la SCINPA exploite 8179 hectares de cacao pour une production de 8000 tonnes. Voilà pourquoi, l’ambassadeur et sa délégation sont passés prodiguer des encouragements à Moussa Sawadogo qui est une icône de la communauté burkinabè d’Agboville.

Issouf ZABSONRE
Attaché de Presse
Ambassade du Burkina/Abidjan

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