C’est tout ébahi que Kantigui a eu vent du calvaire des étudiants d’une école supérieure privée de Kaya pour entrer en possession de leurs diplômes. Inscrits en 2018 et ayant soutenu depuis le mois d’août 2020, ces impétrants en Licence professionnelle, en management et en gestion des projets et programmes de développement, broient du noir. « Le problème est que le fondateur doit au directeur pédagogique, des arriérés de salaire et celui-ci refuse de signer nos attestations.

Pire, il a même démissionné de son poste. Ce qui rend la tâche difficile», a expliqué l’informateur de Kantigui. Dans le désarroi total, les étudiants n’arrivent pas à postuler aux offres d’emplois. «J’ai été admis dans un projet avant d’être écarté 16 jours après mon entretien pour défaut de complément de dossier», a témoigné une autre source. Pire, a-t-on confié à Kantigui, l’établissement a fermé ses portes. Aux dernières nouvelles, ces laissés-pour-compte envisagent de porter plainte contre les premiers responsables de ce temple du savoir. Kantigui appelle donc les autorités en charge de l’enseignement supérieur à ouvrir l’œil et le bon sur « les nouveaux boutiquiers de l’éducation ».


Gendarmerie de Kaya : la construction du mur avance

Comme bon nombre de ses concitoyens, Kantigui s’était réjoui d’une initiative citoyenne exemplaire des élèves de la ville de Kaya. La valeur n’attendant pas le nombre des années, ils ont décidé de clôturer la brigade de gendarmerie pour un montant des travaux estimé à 11 millions F CFA. Kantigui a été informé que le projet a été lancé le 20 avril 2019, avec tout de même un démarrage difficile. Toutefois, a-t-on rassuré Kantigui, depuis le 21 janvier 2020, les travaux avancent à grands pas avec un soutien conséquent des filles et fils de la région du Centre-Nord.

« Nous avons reçu des mains de bonnes volontés, entre autres, 17 tonnes et deux sacs de ciment, sept camions de sable et 1 425 000 F CFA. Les gendarmes ont aussi apporté des briques confectionnées par eux-mêmes », a confié un des pionniers du projet. De sources sécuritaires, le taux de réalisation est compris entre 60 et 65%. Kantigui reste convaincu qu’au regard de son importance dans un contexte d’insécurité et sa force symbolique, le projet de clôture n’aura pas de difficulté à réunir les 3 à 4 millions F CFA nécessaires pour la finition des travaux.

Kantigui, séduit par l’initiative citoyenne, se prend à rêver : si les riverains de toutes les écoles, de tous les postes de police, de gendarmerie, ou de garnison sans clôture décidaient de se cotiser pour offrir des clôtures dignes aux enfants et à ceux qui veillent pour que les Burkinabè dorment en paix ? Le challenge, selon Kantigui, n’est pas hors de portée.


Encore une histoire de manque de réseau

Il est revenu à Kantigui que des élèves fonctionnaires, sortis de l’école de formation après un concours professionnel, peinent à être reclassés dans leur nouvelle catégorie, 11 mois après leur prise de service. Selon les infortunés qui se sont confiés à Kantigui, leurs dossiers de reclassement auraient été maintes fois transmis au ministère en charge des finances, notamment à la direction de la solde, sans aucune suite pour l’instant.

Selon les informations que Kantigui a pu rencontre, ce dysfonctionnement serait lié à un manque de réseau. « Nous avons pris la décision de ne plus traiter de dossiers tant que le réseau n’est pas rétabli », aurait-on signifié aux intéressés au ministère. A ce qui se dit, les agents commis à la tâche auraient demandé « une réquisition à l’extérieur pour pouvoir évacuer les dossiers en souffrance ».

Kantigui se demande alors si le problème de réseau a refait surface au département de l’Economie et des Finances ou encore s’il s’agit d’une préoccupation sectorielle dont les autorités n’ont pas connaissance pour le moment ? En tous les cas, les agents en attente de reclassement espèrent une solution diligente.


Une épidémie de fièvre Crimée-Congo au Mali

Alors que le Coronavirus fait rage dans certains pays, Kantigui a appris que le Mali voisin vient de déclarer officiellement une autre épidémie. En effet, il s’agit de l’épidémie de fièvre Crimée-Congo que le pays vient de déclarer, principalement à Kéra, dans la région de Mopti. Selon un document ministériel dont Kantigui a obtenu copie, 14 cas suspects de fièvre hémorragique avec sept décès ont été notifiés le 2 février 2020 dans le district sanitaire de Mopti.

« Sur 9 prélèvements de sang examiné, 3 se sont révélés positifs à la fièvre hémorragique Crimée-Congo », a pu lire Kantigui dans une note officielle des autorités sanitaires burkinabè. Un spécialiste de la question a expliqué à Kantigui que la fièvre Crimée-Congo est une maladie hémorragique aiguë d’origine virale qui se transmet par la piqûre des tiques infectées, mais aussi par un contact direct avec des tissus d’animaux contaminés immédiatement après l’abattage.

La maladie se manifesterait par des nausées, des vomissements, de la diarrhée, des douleurs abdominales et un mal de gorge, puis de brutales sautes d’humeur et de la confusion, a signifié la source de Kantigui. Très inquiet, Kantigui a été rassuré par une source proche du ministère de la Santé que depuis le début de l’année, aucun cas de cette fièvre n’a été notifié au Burkina Faso.

« Face à la situation du Mali, des mesures ont été prises pour un renforcement de la surveillance épidémiologique de la fièvre Crimée-Congo, surtout aux points d’entrée et dans les structures sanitaires », a soutenu la source de Kantigui.


Deux médailles pour le Burkina Faso au championnat d’Afrique de karaté

Kantigui a tendu une oreille du côté de Tanger, au Maroc, où se déroulait du 7 au 9 février 2020, les championnats d’Afrique de Karaté. De ce qui lui est revenu, le Burkina Faso, qui a pris part à la compétition, s’en tire avec deux médailles de bronze, l’une remportée par Samuel Sanou et l’autre par Eude Bila Capenda.

Ces deux médailles engrangées par ces karatekas burkinabè valent en réalité de l’or, car Kantigui a constaté que le niveau de ces championnats d’Afrique était particulièrement relevé pour les protégés du président de la fédération burkinabè de Karaté, Oumarou Yougo. La raison est que de nombreux pays sont allés à Tanger pour glaner des points susceptibles de les qualifier pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Comme à l’accoutumée, le Maghreb a fait main basse sur la compétition avec un trio de tête composé du Maroc (37 médailles dont 15 en or, 13 en argent et 9 en bronze), l’Egypte 39 médailles (11 en or, 19 en argent et 9 en bronze) et l’Algérie (9 en or, 4 en argent et 7 en bronze). Kantigui tire son chapeau aux karatékas burkinabè.


Un centre de loisirs pour les personnes âgées

Même s’il est encore très loin de la retraite, Kantigui a appris avec joie, l’ouverture d’un centre d’accueil du jour des personnes âgées dans la ville de Ouagadougou. Il lui est revenu que l’initiative est de l’association « Kouloum-Rassandé », une jeune structure qui s’est donnée pour but de contribuer au bien-être de la personne âgée au Burkina Faso.

Ce centre dénommé « Accueil du bien vieillir », ambitionne offrir ainsi aux personnes du troisième âge, un cadre d’échanges et de loisirs. L’association a donc aménagé un espace de jeu de cartes, de ludo, de dame, d’échec et mat, de Walet, de pétanque, de lecture et bien d’autres activités sportives.

Situé dans le quartier Ouaga 2000, le centre accueille gratuitement, pour le moment, ses pensionnaires de 9 h à 18 h. Kantigui, qui espère que le coût d’accès sera à la portée des retraités, salue l’initiative de l’association qui ambitionne également d’organiser, en lien avec des professionnels de la santé, des opérations de dépistage et de prévention de la fragilité des personnes âgées.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

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