La 2e édition du Festival international des arts équestres (FIDAE) se tiendra, les 22 et 23 février 2020, à l’hippodrome de Ouagadougou. L’objectif du promoteur Madi Dermé est de promouvoir l’art équestre, un peu en perdition au Burkina Faso.

«Le public a été très nombreux à nous suivre lors de la 1re édition en 2018 à Bazoulé (une trentaine de km de Ouagadougou NDLR). J’ai su tout de suite que les gens étaient intéressés » ! C’est en ces termes que le promoteur du Festival international des arts équestres (FIDAE), Madi Dermé, justifie en partie, la tenue de la 2e édition, les 22 et 23 février prochain à l’hippodrome de Ouagadougou. Selon le cavalier-voltigeur, le festival a été délocalisé dans la capitale burkinabè pour des raisons de sécurité. Qu’à cela ne tienne, Madi Dermé promet du spectacle au public ouagalais durant 48h. La cérémonie d’ouverture est prévue le 22 février avec une parade de tous les chevaux, accompagnés de musiciens du Ouidi -Naaba (le chef de la cavalerie traditionnel moaga) jusqu’à l’hippodrome de Ouagadougou. « Après, nous présenterons un genre de Caro selle avec 50 chevaux », a-t-il indiqué. En plus, les spectateurs pourront visiter des stands de harnachements traditionnels, une technique, selon le promoteur, que les burkinabè sont en train de perdre. En sus, quatre pistes seront érigées sur l’aire de l’hippodrome pour les voltiges. La première sera consacrée aux voltigeurs en ligne droite. Dans la seconde, il y aura une carrière pour les préparateurs de spectacles que sont les clubs, les étriers, certains cavaliers…En ce qui concerne la troisième piste, un spectacle époustouflant sera offert au public dans un cercle de 13m de diamètre. Enfin, la dernière piste sera consacrée aux enfants afin de leur transmettre l’art équestre. Une rue marchande permettra au public de se restaurer et de se désaltérer durant le
festival.

Un avant-goût ce 15 février à l’Institut français

En avant-première du festival, Madi Dermé donne rendez-vous au public ce samedi 15 février à l’Institut français à 18h. Il y présentera un spectacle avec des chevaux.
« C’est la liberté plus en montée avec un transfert en duo. Puis je vais intégrer un âne qui va jouer dans le spectacle qui dure 30mn », a-t-il assuré.

La 2e édition du FIDAE se déroulera avec uniquement les cavaliers du Burkina Faso. Elle poursuivra ses objectifs originels. Le promoteur, issu d’une famille qui perpétue l’art équestre depuis plusieurs générations, n’entend pas laisser la pratique disparaître dans un pays avec comme emblème, le cheval. La promotion et la revalorisation de la tradition équestre constituent alors son cheval de bataille. « Je suis né au milieu des chevaux. Il faut absolument garder cette tradition, la développer et surtout la transmettre aux jeunes générations », a insisté Madi Dermé. Adrien Sanson de l’Académie du spectacle équestre de Versailles, en France, abonde dans le même sens, en indiquant qu’il est important de transmettre l’art équestre aux jeunes, leur donner envie, de même que les moyens techniques, pédagogiques de développer et d’envisager un avenir dans cet art. « Nous voulons créer des vocations et montrer qu’avec du travail, du sérieux et une méthode, l’on peut arriver si on a envie, à en faire un métier », a-t-il conclu. Le FIDAE sera donc un cadre pour les jeunes de mieux appréhender leur rapport au cheval, plus comprendre l’animal pour avoir un résultat plus esthétique et artistique. Et c’est cela l’art équestre, un animal plus en connexion avec son cavalier.

Sié Simplice HIEN

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