Insécurité au Burkina : Harouna Dicko contre la tenue d’élections en 2020

L’homme politique et président de l’ex-parti, le Rassemblement politique nouveau (RPN), Harouna Dicko, a animé une conférence de presse, le jeudi 13 février 2020 à Ouagadougou, pour se prononcer sur la situation nationale. Il a appelé à un dialogue national des forces vives du Burkina Faso.

Le président de l’ex-parti, le Rassemblement politique nouveau (RPN), Harouna Dicko, bien connu sur la scène politique, est contre l’organisation des élections le 22 novembre 2020 au Burkina Faso. Il l’a fait savoir aux journalistes lors d’une conférence de presse tenue, le jeudi 13 février 2020 à Ouagadougou. « Je m’oppose à la tenue d’élections avant que le Burkina Faso ne recouvre l’intégrité de son territoire », a déclaré M. Dicko. Il a ainsi appelé « les démocrates et républicains » des villes et des campagnes, à l’intérieur comme à l’extérieur, hommes et femmes, jeunes et vieux à un sursaut national pour « normaliser » leur cher Faso afin qu’il retrouve ses marques dans le concert des nations démocratiques. Harouna Dicko dit être convaincu que l’on ne peut promouvoir l’Etat de droit et la démocratie tant que les acteurs n’abandonnent pas les ressentiments ou comportements basés sur les « intérêts égoïstes qui guident le plus souvent leurs actions ». D’où l’idée du dialogue national « inclusif » qu’il appelle de tous ses vœux et qui, selon lui, permettrait d’apaiser les cœurs des Burkinabè et de favoriser le vivre-ensemble.

A entendre M.Dicko, son retour sur la scène politique, après cinq ans d’absence, a été dicté par sa volonté d’apporter sa contribution à la défense de sa patrie dont une partie échappe, selon lui, au contrôle de l’administration centrale. « Mon pays va très mal et je ne peux pas continuer à ne rien tenter alors que les partis politiques dits « baobab » n’arrivent pas à s’entendre pour apporter des remèdes appropriés aux grands maux qui assaillent le Burkina Faso », a-t-il précisé. Le dialogue national, que vous prônez, ne vise-t-il pas la réconciliation promue par la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER) ? Réagissant à cette interrogation, Harouna Dicko a fait savoir que le mémorandum de la CODER est vide de sens et sa démarche peu prometteuse. A la question de savoir ce qui va se passer à la fin du mandat du président Roch Marc Christian Kaboré, si les élections ne sont pas organisées, il s’est montré peu convaincant. « Ce qui est grave, c’est d’organiser des élections dans un pays où tous les citoyens ne peuvent voter », a-t-il dit.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

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