Lancé, le 10 février 2020, le processus de révision des listes électorales dans la Boucle du Mouhoun se déroule sans grand souci.

Etudiant en première année à l’université de Dédougou, Boyorama Sourabié ne veut pas se faire conter les échéances électorales de novembre 2020, malgré la perte de sa carte d’électeur. Il était ce lundi 17 février 2020 au centre d’enrôlement sis au Centre de lecture et d’animation culturelle pour se faire établir une nouvelle carte qui lui permettra d’accomplir son devoir de vote. Comme lui, ils sont nombreux dans la Boucle du Mouhoun à investir les centres d’enrôlement depuis le 10 février 2020 pour se faire enrôler soit pour la première fois, soit parce que l’on a égaré sa carte d’électeur. Une semaine après le lancement de la révision des listes électorales biométriques des Burkinabè de l’intérieur, le processus, nonobstant quelques difficultés çà et là, se déroule bien, selon les différents acteurs. « Au début, la mobilisation n’était pas au rendez-vous, mais avec les sensibilisations, les électeurs ont commencé à sortir. A cela, il faut ajouter les problèmes techniques liés à l’alimentation des kits en énergie, aux imprimantes, et aux matériels défaillants. Mais la promptitude de la CENI et des techniciens ont permis de rattraper ces soucis plus rapidement », foi du président de la commission électorale provinciale indépendante du Mouhoun, David Zawa. Outre les défaillances techniques qui ont été résolues, les opérateurs de kits soutiennent avoir affaire à des personnes qui viennent avec des Cartes nationale d’identité burkinabè (CNIB) expirées pour se faire enrôler. « Les populations s’intéressent à l’opération, mais il faut indiquer que certaines personnes ont leurs CNIB, d’autres ont fait la demande mais ne l’ont pas encore eues. Alors que c’est le seul document autorisé pour se faire enrôler », confie Kasserou Diéni, opérateur de Kit au secteur 1 de Dédougou. Si M. Diéni enregistre une trentaine de personnes par jour, Georges Soulga, installé aux abords du marché central de Dédougou, Noufou Sawadogo au lycée privé Espoir de Dédougou, et Fanta Traoré au lycée privé « Le Bethel » de Dédougou, disent enregistrer une centaine de personnes en moyenne par jour. « Il est vrai que les premiers jours, il n’y avait pas d’affluence, mais au fil du temps, les habitants viennent. Vous constatez vous-même le rang qui témoigne de l’engouement. La plupart sont des élèves qui viennent d’avoir leurs dix-huit ans, vu que nous sommes dans l’enceinte d’un établissement », dit Noufou Sawadogo. A la date du 14 février, les décomptes, selon David Zawa, donnent deux mille enrôlées dans la province du Mouhoun. Et d’ici la fin de l’opération, le 19 février 2020, il espère que les attentes seront comblées.

Kamélé FAYAMA

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