Accès aux soins de santé : Syalghin a son CSPS

La ministre de la Santé Claudine Lougué a inauguré le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Syalghin, village situé dans la commune de Bissiga dans le Centre-Est, le samedi 29 février 2020.

Danses, applaudissements, rires…hommes, femmes, vieux, enfants, chacun des habitants de Syalghin y allait de sa manière pour manifester sa joie en cette matinée du samedi 29 février 2020 qui a consacré l’inauguration du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du village. Construit sur une superficie d’environ 6 ha, le nouveau CSPS comprend un dispensaire moderne équipé, une maternité, un dépôt pharmaceutique, une cuisine, un hall et trois logements pour les agents de santé. D’un coût global d’environ 170 millions F CFA, le joyau a été entièrement financé par le secrétariat permanent des Engagements nationaux et des programmes d’urgence. Et ce, en réponse à une lettre adressée par les habitants du village au président du Faso faisant état de la souffrance de la population en matière d’accès aux soins de santé. « Suite à cette requête, le président du Faso, soucieux de la santé des populations, nous a instruits de prendre des dispositions afin de doter Syalghin d’un centre de santé », a indiqué le secrétaire permanent des Engagements nationaux, Ibrahim Yankiné. En outre, la construction de ce CSPS vise à améliorer la couverture sanitaire et à réduire le rayon moyen d’action au Burkina Faso, selon les explications de la ministre de la Santé, Claudine Lougué.

« Au niveau du Centre-Est, le rayon moyen est un peu au-dessus de 5km qui est la norme nationale. Il y a également des disparités à l’intérieur d’une même province et d’une commune à l’autre. Sur ce plan, la commune de Bissiga n’était pas très nantie et nous sommes heureux d’inaugurer aujourd’hui un CSPS dans cette commune », a laissé entendre la ministre Lougué. Si la ministre s’est réjouie de la construction d’un centre de santé à Syalghin, les plus heureux étaient les bénéficiaires qui ont, à travers leur porte-parole, Mahama Delma, traduit leur reconnaissance à l’Etat pour cette main tendue en leur faveur. « Depuis l’existence de notre village, nous n’avions jamais été autant considérés car la construction de ce CSPS, témoigne de l’estime que les autorités ont pour Syalghin et nous en sommes fiers », a-t-il déclaré.

« Bien accueillir le personnel de santé »

Pour la première responsable des femmes du village Mariam Wango, l’ouverture d’une maternité constitue un ouf de soulagement pour les femmes qui étaient obligées de parcourir une longue distance pour les accouchements. Ce qui augmentait d’ailleurs le taux d’accouchements à domicile. Tout en saluant les efforts du gouvernement pour le bien-être de la population de Syalghin, le maire de la commune de Bissiga, Lébendaogo Yougbaré a plaidé pour la construction d’une adduction d’eau potable afin de réduire le manque d’eau dans la zone. Il a également fait le plaidoyer pour l’aménagement de la voirie qui est impraticable et rend difficile l’accès au village.

Bissiga faisant partie des zones à risque sécuritaire, le bourgmestre a sollicité l’installation d’un poste de sécurité dans la commune. Tout en affirmant avoir pris bonne note des doléances énumérées, la ministre de la Santé a promis de rendre compte à qui de droit afin que des solutions soient trouvées. Le parrain de la cérémonie d’inauguration, Raymond Balima, par ailleurs directeur général du protocole d’Etat a, pour sa part, invité les populations à prendre soin du joyau qui leur a été offert. Il leur a, en outre, demandé de bien accueillir les agents de santé qui vont travailler dans le CSPS. Il s’agit d’un infirmier d’Etat, d’un agent itinérant de santé et d’une accoucheuse brevetée. L’inauguration du CSPS de Syalghin s’est faite en marge d’une tournée de la ministre de la Santé dans la région du Centre-Est. Tournée au cours de laquelle, la première responsable du département de la santé a visité les chantiers des CSPS de Zékézé et de Benna construits à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance à Tenkodogo. Elle a également eu des échanges avec le personnel soignant de la région afin de s’enquérir de leurs difficultés.

Il s’agit notamment de difficultés en matière d’infrastructures et d’équipements. Les agents ont également évoqué la rupture des consommables médicaux dans certains centres de santé du fait de la gratuité des soins. La raison avancée par la ministre pour justifier cette situation est le manque de formation de certains agents de santé à la gratuité.
Ce qui entraîne, à ses dires, une mauvaise gestion des outils de la gratuité. Elle a promis que des formations seront organisées à leur endroit dans les prochains jours afin de pallier cette insuffisance.

Nadège YAMEOGO

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