Dialoguer pour sortir de l’impasse

Le samedi 7 mars 2020, le Burkina entier a retenu son souffle. Des syndicats ont marché contre l’imposition de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) sur les primes et indemnités des agents de l’Etat. Il faut se réjouir que cette manifestation se soit déroulée de façon pacifique. Ceux qui craignaient des casses, auront compris que sur le strict plan des valeurs républicaines, les Burkinabè restent intraitables. Personne ne veut porter le manteau de briseur du vivre ensemble national. Il ne fait aucun doute, la marche du samedi marque inexorablement l’alpha d’une longue période d’incertitude qui planera sur le pays des Hommes intègres. Les projets de débrayages qui s’annoncent dans chaque corporation, ne sont pas rassurants. Dans un passé très récent, la grève des agents du MINEFID allait mettre à mal l’économie nationale.

Comme toute situation détestable, il va falloir un jour tôt ou tard, que le dialogue prévale entre le gouvernement et les organisations des travailleurs, voire d’autres acteurs afin d’éviter l’asphyxie totale d’un pays à la réputation de syndicats forts. La lutte contre les IUTS ressemble donc bien à l’évolution de notre pays, basée sur le souvenir des aînés, qui ont fait de la paisible Haute-Volta ce sanctuaire d’un syndicalisme qui a su mener son combat pour les libertés, pour le bien-être des travailleurs.

Aujourd’hui, les Burkinabè qui donnent de la voix, espèrent de lendemains meilleurs pour la jeune génération. Vive la République, une, indivisible. Si on suit les déclarations des différents syndicats avec celles des gouvernants, il n’y aura aucun armistice. Alors, quelle sera cette ligne, ce Rubicon à ne pas franchir par les différentes parties pour que l’entité Burkina Faso puisse se frayer cette particularité qui fonde les peuples et qui ajoute à l’universel de l’évolution humaine? Un défi impossible à solutionner ? La question est d’actualité puisque la préoccupation demeure existentielle parce qu’elle touche le pouvoir des petites gens. Le salaire engendre souvent une sale ère dans notre pays. La balle est donc dans chaque camp, comment trouver le juste milieu ? Parce qu’en toute chose, il y a bel et bien une solution. La rose porte bien des épines ? La langue et les dents trouvent toujours solution à leur palabre, sans présager qui est la langue, qui est la dent.

Jean Philippe TOUGOUMA

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