Adama Guira (R&F FC / Chine) à Propos du COVID-19: « La situation est pratiquement sous contrôle en Chine »

Pour Adama Guira, présentement la situation est pratiquement sous contrôle en…

Sociétaire de la formation R&F FC, une équipe de niveau 1 chinoise, pays d’où a commencé le coronavirus, Adama Guira raconte comment il a vécu l’avènement de cette maladie devenue de nos jours une pandémie.

Comment se porte Adama Guira ?
Je me porte très bien grâce à Dieu. Cela fait pratiquement deux mois que je suis bloqué à Hong Kong avec mon équipe. Nous nous entraînons là-bas. La vie est pratiquement normale. Tout se passe très bien.

On s’imagine que les choses n’ont pas été faciles pour un subsaharien comme toi dans le premier pays qui a connu le COVID-19. Comment as-tu accueilli la nouvelle de cette maladie ?
Au fait, la maladie est venue au moment où nous étions dans la période des congés du nouvel an chinois. En ce moment, j’étais déjà hors de la Chine. J’étais précisément en France. C’est en étant là-bas que j’ai appris qu’il y avait un virus qui était en Chine et qui faisait beaucoup de victimes. Du coup, le club n’a pas voulu que nous rentrons directement sur le territoire chinois. Nous avons été à Hong Kong et un peu partout pour des stages, en suivant la situation un peu de loin.

Quelle est la situation actuelle ?
Présentement, je peux dire que la situation est pratiquement sous contrôle. La vie a repris son cours en Chine, même si ça va un peu au ralenti. Il y a de plus en plus d’activités. Les choses reprennent petit à petit. Ça se sent que les gens ont encore le moral et tout commence à aller.

Qu’est-ce qui explique, selon toi, que la Chine, en un temps record, vienne presque à bout de cette maladie ?
Il faut reconnaître que les Chinois aussi ont pris cette maladie de plein fouet. Ils étaient très surpris. C’est à Wuhan qu’elle a commencé. Elle s’est propagée très rapidement dans le pays et les autorités chinoises ont pris vraiment les mesures de confinement que tout le monde connaît. C’est un pays où les gens sont très disciplinés. Ce qui fait que cette discipline a un peu favorisé la maîtrise de la pandémie. Du coup, quand le gouvernement chinois donne un ordre, il était respecté à la lettre. Il n’y avait pas quelqu’un dans la rue. Ils ont été confinés pendant plus de deux semaines. Les médecins ont commencé à lutter contre la maladie. Ils ont construit des hôpitaux comme tout le monde le sait. Il faut reconnaître qu’ils ont beaucoup plus de moyens, de la main d’œuvre, en somme, tout ce qu’il faut. Ils ont vraiment lutté et on voit les résultats aujourd’hui.

Quels conseils as-tu à prodiguer à tes compatriotes et aux pays qui vivent cette pandémie?
Comme conseils à donner aux autres pays et à mes compatriotes burkinabè, je dirais d’emblée qu’il ne faut pas prendre la maladie à la légère. C’est quelque chose de très sérieux. Il faut copier ce que les autres ont fait pour venir à bout de la maladie. Je vois que tous les pays du monde sont en train de se confiner. Mais ça va au ralenti. Ce qui n’est pas vraiment bien pour lutter contre cette maladie. Il faut être un peu plus agressif. Il faut vraiment respecter les consignes. C’est juste pour un moment et tout ira bien. On ne peut pas avoir un pied dedans et un autre dehors. On ne peut pas faire les choses à moitié. Ce qui va ralentir la maîtrise totale de cette pandémie. Connaissant bien mon pays, je sais que nous n’avons pas assez de moyens comme la Chine. Du coup, je ne souhaite pas que cette maladie s’installe dans mon pays. Cela risque d’être une catastrophe. Je ne souhaite pas cela. Je prie Dieu et demande aux gens d’être un peu plus intelligents, qu’ils essaient de prendre soin d’eux, de leurs familles et de s’aider pour que les choses aillent mieux.

Propos recueillis par
Yves OUEDRAOGO

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