Plan de riposte révisé: les éclairages du gouvernement

Le ministre de la Santé et celui de la Communication ont présenté, le mardi 7 avril 2020, lors d’un point de presse, le plan de riposte révisé de lutte contre le COVID-19.

L’enveloppe financière allouée à la lutte contre le COVID-19 a été réaménagé. Le plan revu attribue 57 837 664 560 F CFA à la prise en charge des cas, c’est-à-dire à l’hospitalisation, au traitement, au diagnostic et à la prise en charge des malades qui ne sont pas dans le milieu hospitalier. Le volet prévention et contrôle des infections est doté d’un budget de 49 864 109 025 F CFA. La logistique quant à elle, le plan lui attribue pour ses activités 44 635 154 312 F CFA. Le laboratoire est doté d’un montant de 8 985 085 476. La coordination s’est vue attribuée la somme de 8 454 097 416 F CFA. La surveillance aura un montant de 5 666 701 652 F CFA. 1 milliard de F CFA a été consacré à la recherche. La communication pour la prévention et le changement des comportements aura 1 384 312 800 F CFA. La ministre de la Santé, Claudine Lougué a annoncé aussi lors du point de presse que le volet équipements d’interventions rapides isolés pour ceux qui vont répondre aux appels des patients sera doté d’un montant de 36 946 000 F CFA. Pour la surveillance des points d’entrées le budget est estimé à 10 800 000 F CFA. La sécurité quant à elle, 15 354 800 F CFA lui a été consacrée. Ce qui porte le montant total du plan de riposte révisé à 177 900 426 041 F CFA. Qu’est ce qui sera mis dans la communication pour un si gros montant ? La communication a plusieurs aspects, avant pendant et après l’épidémie, a précisé la ministre de la Santé. « Nous sommes dans la riposte. A chaque aspect du plan de riposte, la communication intervient. La communication c’est à travers les médias et hors médias. La communication pendant la préparation nous a permis de faire des affiches, diffuser des micros programmes en langues nationale. Sans la communication nous ne pouvons pas compter sur la prévention et sans la prévention la maladie sera là. La maladie va se propager. Il faut la circonscrire et c’est la communication qui permet de faire cela », a-t-elle répondu. A la question de savoir comment seront répartis les fonds et dons récoltés dans le cadre de la lutte, la ministre de la Santé a expliqué que des mécanismes pour suivre tous ces dons au niveau du comité national et des comités déconcentrés ont été mis en place. Et ces fonds sont logés dans des comptes ouverts par le ministère en charge de l’Economie. « Ces dons sont là, pour alimenter pour la plupart le plan. Le plan est une planification stratégique, l’argent n’est pas disponible. C’est la solidarité de tous les fils, des Partenaires techniques et financiers (PTF) et l’Etat qui va financer ce plan », a signifié Claudine Lougué. Un milliard pour la recherche n’est-il pas insuffisant ? « Notre plan est un plan de riposte sanitaire. Il y’a également un haut conseil pour la recherche scientifique COVID-19 au niveau du comité national préside par le Premier ministre qui a également un budget. Le haut conseil a également son plan », a justifié Mme Lougué.

Eviter l’automédication

Depuis quelques jours, un communiqué de l’agence nationale de régulation pharmaceutique invite les Burkinabè à s’abstenir de l’achat et la consommation de l’apivirine. Qu’en est-il exactement ? « Le ministre a dit que des personnes se sont déclarés soignés que le Pr Martial Ouédraogo a dit qu’il n’en connait pas. Pour moi, il n’y a pas de contradiction parce que nous sommes dans un protocole où les scientifiques doivent être certains de ce qu’ils avancent », a indiqué le ministre en charge de la Communication, Remis Dandjinou. Pour lui, il est normal que la directrice de l’agence de régulation pharmaceutique attire l’attention des populations sur la consommation d’un produit qui peut être néfaste pour eux. Car, ce n’est pas dans le cadre d’une prescription médicale. « Concernant la chloroquine, qui est un médicament que nous connaissons, il a été dit de ne pas le consommer, si ce n’est pas dans les prescriptions médicales fournis par des médecins dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. Dans ce cadre, le gouvernement a demandé à madame le ministre de mettre en œuvre un protocole pour qu’on puisse soigner les gens à base de la chloroquine », a-t-il expliqué. Comment peut-on expliquer la fuite des documents confidentiels sur le plan de riposte du COVID-19 et qu’est ce qui est fait pour arrêter cette pratique récurrente dans l’administration ? Selon le ministre Dandjinou, il faut travailler à une meilleure sécurisation des documents. Il en appelle à la responsabilité des acteurs.

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr

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