Traitement des déchets biomédicaux

Le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Roland Béouindé, accompagné de l’ambassadeur de l’Union européenne, Wolfram Vetter, a inauguré le vendredi 17 avril 2020, la plateforme d’incinération de déchets biomédicaux. D’une valeur de 311 000 000F CFA, elle a été réalisée dans le cadre du projet Prévention du risque infectieux et sécurité en milieu de soins (PRISMS).

Potentiellement infectieux, les déchets biomédicaux représentent un risque pour la santé et doivent être traités séparément des autres déchets. C’est le rôle du nouveau centre d’incinération qui a été inauguré, le 17 avril 2020, par le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Roland Béouindé et l’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Wolfram Vetter. Il est équipé d’un incinérateur de 350kg/h, d’un bâtiment administratif, d’un bâtiment de stockage des déchets, de 100 bacs de collecte, du matériel de protection pour le personnel et de deux camions de collecte spécifiques à ces déchets. D’un coût de 311 000 000FCFA, il traitera, selon le représentant de Expertise France, Tanguy Denieul, les déchets de tous les établissements de santé de la ville de Ouagadougou et ceux de ses environnants. Pour le représentant de la ministre de la Santé, Salif Sankara, cette
plateforme vient résoudre l’épineuse question d’incinération de gestion des déchets biomédicaux. De son avis, elle va permettre de traiter de façon prioritaire tous les déchets issus de la prise en charge des patients du COVID-19 qui pose déjà un problème et à moyen et à long terme, tous les déchets solides issus des activités des soins des centres de santé de Ouagadougou. «Cela constitue donc une bonne avancée pour réduire la propagation de l’épidémie du coronavirus », a indiqué le représentant d’Expertise France.

Une infrastructure tant attendue

« Elle vient à point nommé, car elle permettra sans doute d’assainir davantage les hôpitaux et d’éliminer les déchets à risque de façon sécurisée et adéquate», a souligné le maire de Ouagadougou, Armand Roland Béouindé. Et l’ambassadeur de l’UE d’ajouter que cette infrastructure concourt au renforcement de l’hygiène hospitalière et de la qualité des soins à travers la réduction des infections accidentelles qui peuvent se produire dans les hôpitaux. A cet effet, M. Sankara a souhaité avoir un engagement de toutes les parties pour le fonctionnement adéquat du centre. En effet, la plateforme a été réalisée dans le cadre du projet Prévention du risque infectieux et sécurité en milieu de soins (PRISMS) et sa clôture est intervenue au cours de cette cérémonie. D’un montant de 2 500 000 000
F CFA, le PRISMS a été financé par l’UE à 90%, soit 2 200 000 000FCFA et mis en œuvre par Expertise France. Il a couvert 21 sites. Ce qui a permis de promouvoir la bonne gestion des déchets biomédicaux, de former 45 formateurs nationaux à l’hygiène hospitalière et sécurité du patient et 4 348 agents de professionnels de santé à la prévention et contrôles des infections, d’acquérir et de mettre à disposition du matériel de stérilisation, d’hygiène et de réhabiliter des incinérateurs des centres de santé.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

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