Centre Pietro Annigoni de Ouagadougou : Dans le labo des tests du COVID-19

Pour le sursaut national, le Pr Jacques Simporé et son équipe travaillent à fournir des résultats à la coordination de la lutte.

Une équipe de journalistes a visité, le mardi 21 avril 2020, le laboratoire d’analyses des échantillons des patients du COVID-19, du Centre de recherche biomoléculaire (CERBA) Pietro Annigoni sis dans l’arrondissement 11 de Ouagadougou.

Depuis, le 6 avril dernier, l’équipe de chercheurs du Centre de recherche biomoléculaire (CERBA) Pietro Annigoni est « scotchée » à leur microscope pour détecter le virus du COVID-19 sur les dizaines d’échantillons de patients. A la date du 21 avril, cette équipe, dirigée par le Pr Jacques Simporé, professeur titulaire de biologie et génétique moléculaire à l’Université de Ouagadougou, a déjà analysé 600 échantillons.

Des cas positifs et négatifs y ont été découverts dans son laboratoire. Mais, pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont expliqué le processus d’analyse des données aux journalistes, lors d’une visite au sein dudit centre sis à l’arrondissement 11 de Ouagadougou. Aux reporters, le vice-président du CERBA, Dr Albert Yonli, a dit que les échantillons des prélèvements sont d’abord reçus, selon un programme hebdomadaire établi par la coordination de la lutte contre le COVID-19.

Dans cette salle, l’ADN du virus est extrait avant la confirmation du résultat.

Une fois ces échantillons acheminés au centre, déjà, au niveau du hall du laboratoire, ils subissent une série de désinfections. Ensuite, les échantillons sont réceptionnés à la salle de phytochimie où, les opérateurs procèdent encore à une série de désinfections et d’ouverture des box dans l’enceinte de manipulation- sécurité.

« Les opérateurs attribuent un code laboratoire à chaque échantillon en vue d’assurer l’anonymat et la codification tout au long du processus de manipulation des échantillons », a explicité le Dr Yonli. Enfin, après toute la série d’analyses et de révélations, l’ensemble des résultats est compilé. « Nous avons deux fichiers. Le 1er comporte le nom de chaque patient. Il y a une fiche synthèse à envoyer à la coordination avec le nombre d’échantillons reçus, les nouveaux cas positifs ou négatifs et les cas contrôlés. Le centre est opérationnel.

Il faut travailler à avoir les intrants, les masques de protection, mais la coordination travaille à les fournir », a détaillé Dr Yonli. Se prononçant sur d’éventuelles erreurs de résultats, le Pr Simporé a reconnu que toute œuvre humaine n’est parfaite. Et, dans la procédure, il peut y avoir souvent des erreurs. « On peut tester quelqu’un aujourd’hui négatif et demain, il est positif. Cela dépend du temps de la conversion », a-t-il soutenu.

Même si, le CERBA a la compétence, selon ses responsables, de détecter les cas de COVID-19, un patient ne peut venir directement pour se faire prélever et diagnostiquer, il faut passer par les centres de dépistage. Quant aux difficultés dans leur tâche quotidienne, c’est la crainte d’être en cours de réactifs, a signifié le directeur du CERBA. Aussi, la crainte de l’équipe du Pr Simporé réside au niveau des appareils en service depuis des années. «  Pour le sursaut national, ces appareils destinés à la recherche ont été mis à la disposition de la lutte contre le COVID-19 », a affirmé Pr Simporé.

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr

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