Reprises des activités pédagogiques « Il n’y a pas de fétichisme sur la réouverture des classes », le ministre Dandjinou

L’hebdomadaire conseil des ministres s’est tenu le mercredi 22 avril 2020 sous la présidence du Chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Deux décrets portant création de l’Agence judiciaire de l’Etat et du Conseil national d’orientation du régime d’assurance maladie universelle ont été adoptés.

L’agent judicaire de l’Etat et ses adjoints pourront désormais exercer leurs attributions dans une structure administrative appropriée. En effet, le conseil des ministres en sa séance du mercredi 22 avril 2020, a pris un décret consacrant la création de l’Agence judiciaire de l’Etat dont la mise en œuvre avait déjà été actée par une loi prise par l’Assemblée nationale le 23 avril 2019. C’est ce qui ressort du point du Conseil fait par le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou. Le conseil a également décidé de la constitution du Conseil national d’orientation du régime d’assurance maladie universelle. Placé sous l’autorité du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, il a pour attributions, aux dires du porte-parole du gouvernement, de donner les grandes orientations de la mise en œuvre du régime d’Assurance maladie universelle (AMU) et d’harmoniser les outils et procédures de sa gestion. Il devra également, a poursuivi le ministre de la Communication, prendre toutes les initiatives nécessaires à la résolution des difficultés d’opérationnalisation de l’AMU. Au titre des questions orales, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Séni Mahamadou Ouédraogo, a donné des éclaircissements au conseil, sur le programme-pays pour la promotion du travail décent qui devra couvrir la période 2020-2021. Selon les détails rapportés par M. Dandjinou, ce programme sera mis en œuvre avec l’accompagnement du Bureau international du travail (BIT) et a pour objectif la promotion d’emplois décents pour les jeunes et les femmes. « Il vise également le renforcement et l’extension de la protection sociale et l’application des textes législatifs de travail », a-t-il précisé. Le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, a quant à lui fait le point au conseil de la gestion du pic d’électricité en cette période de chaleur. Pour la première fois depuis dix ans, a informé le ministre de la Communication, le Burkina Faso a réussi à équilibrer l’offre et la demande d’électricité. « Aujourd’hui, nous avons en disponibilité plus de 700 Mw qui se répartissent entre 250 Mw importés entre la Côte d’ivoire et le Ghana et le reste produit par des acteurs privés, la Société nationale d’électricité burkinabè (SONABEL), des centrales solaires ou l’énergie hydraulique », a-t-il indiqué. Il a toutefois noté que la marge reste limitée si bien que des coupures peuvent toujours être constatées en raison de la surcharge au niveau du matériel ou de la vétusté des lignes de connexion. « Mais un délestage avec un programme de coupures comme nous l’avons connu dans les années antérieures n’est plus envisageable », a-t-il rassuré. Au titre du décret sur le port obligatoire des masques devant entrer en vigueur à compter du 27 avril 2020, le conseil a appelé la population à faire preuve de citoyenneté. « Le port des masques, c’est pour d’abord se protéger et protéger les autres contre une éventuelle contamination. Il n’y a donc aucun intérêt pour un individu à jouer le rebelle car il y va de l’intérêt général. De plus, les pays qui ont réussi à vaincre la maladie sont ceux où les populations ont su faire preuve de civisme dans le respect des mesures », a souligné le ministre, porte-parole du gouvernement. La reprise des classes sera-t-elle effective le 28 avril 2020 ? A ce propos, Rémis Fulgance Dandjinou a noté que des évaluations sont en cours et s’il y a nécessité que la date soit repoussée, cela sera fait. « Il n’y a pas de fétichisme sur la date de réouverture des classes mais la priorité du gouvernement est que nous allions vers une ouverture des écoles en assurant une sécurité sanitaire aux enfants et aux enseignants. Si ces conditions ne sont pas remplies il n’y aura pas de reprise », a-t-il déclaré.

Nadège YAMEOGO

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