Centrale électrique de Komsilga: une augmentation de 50 mégawatts de puissance en vue

Le ministre de l’Energie Bachir Ismaël Ouédraogo a visité la centrale électrique de Komsilga le lundi 27 avril 2020. Il a saisi l’occasion pour apporter ses encouragements au personnel qui y travaille.

«Je suis un ministre comblé de tout ce que vous êtes en train de faire ». Tels sont les propos du ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, adressés, aux travailleurs de la centrale électrique de Komsilga, le lundi 27 avril 2020, à l’issue de la visite qu’il y a effectuée. Le moins que l’on puisse dire est que le chef du département de l’Energie n’a pas été avare en éloges pour magnifier le travail des agents de la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL). « Nous sommes conscients du travail que vous êtes en train d’abattre. Nous avons vu les conditions difficiles dans lesquelles vous êtes. Nous avons vu la quantité de boue et de graisse que les agents ressortent des machines et les nettoient pour que nous puissions avoir l’électricité. Les progrès que nous sommes en train de remarquer c’est vous qui êtes en train de le faire en silence dans les machines. Vous êtes en train d’abattre un travail colossal et la population le ressent», a-t-il martelé. Après avoir sillonné les différentes sections de la centrale, notamment les salles de traitement de combustible, de groupes électrogènes, de commande et de poste de transformation, Bachir Ismaël Ouédraogo a marqué une halte à l’espace pour l’extension de la centrale. A ce niveau, il est prévu d’augmenter la puissance d’au moins 50 mégawatts pour satisfaire la demande. Pour le ministre de l’Energie, la centrale de Komsilga joue un rôle important dans la distribution de l’électricité au Burkina Faso. C’est le plus grand site avec plus de 90 mégawatts et un personnel qui travaille 24/24 pour permettre à la population d’avoir accès à l’énergie. Au regard des mois de mars, d’avril, de mai et de juin qui sont des périodes de pic et par conséquent des moments de forte consommation, le ministre a exhorté les travailleurs à fournir un peu plus d’efforts pour traverser ces moments difficiles.

L’offre et la demande équilibrées

Même s’il constate que l’offre et la demande en matière d’énergie viennent d’être équilibrées avec la satisfaction des 40% des populations, il reconnait que le défi, c’est l’accès universel à l’énergie. « Nous avons 54% de notre énergie qui provient de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Il faut que nous travaillions à l’interne pour avoir la réserve froide de sorte que si nous perdons une des lignes de l’interconnexion, automatiquement que nous puissions avoir de la puissance à l’intérieur pour pouvoir faire face à la situation», a suggéré le ministre de l’Energie. A l’endroit des populations, il a demandé leur indulgence lorsqu’il y a coupure de courant parce que le travail est gigantesque. Car de son avis, il y a la baisse de tension parce que la population a augmenté de façon exponentielle et les investissements n’ont pas suivi et le matériel est vétuste. Néanmoins, il a rassuré qu’il est prévu un certain nombre d’investissements au nombre desquels, le renforcement de la centrale de Kossodo de 50 mégawatts et le projet de la Banque mondiale. Revenant sur la cherté du coût du kilowatt/heure, Bachir Ismaël Ouédraogo a justifié cet état de fait par l’importation de plus de 50% de l’énergie des pays voisins. «Le Burkina Faso n’étant pas un pays producteur du pétrole, ce qui veut dire que nous allons importer ce produit de la sous-région. Nous avons des machines qui consomment du DDO. Il y a également le coût du transport et la logistique qui vont venir s’ajouter à nos coûts de production. Ce qui fait qu’objectivement, nous avons un kilowatt/heure qui est cher », a expliqué M. Ouédraogo. Selon lui, c’est une chance de disposer d’un soleil qui peut permettre de produire de l’électricité. C’est ce que, a-t-il poursuivi, la SONABEL est en train de faire en ce moment avec la centrale solaire de Zaghtouli avec 33 mégawatts et celles de de Pâ, de Koudougou et de Kaya qui vont venir renforcer la puissance énergétique. Pour Bachir Ismaël Ouédraogo, la volonté y est, la route est tracée, et c’est le travail en équipe qui permettra d’atteindre l’objectif avec l’accompagnement de l’Etat et du secteur privé.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO
pathnema@gmail.com

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