Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires : des journalistes prennent le pouls

Les hommes de média ont visité, le mardi 28 avril 2020 à Ouagadougou, le Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS). Ils ont découvert les différents services mis en place pour la riposte de COVID-19.

Le sous-groupe thématique gestion des alertes, la sous-commission surveillance, les Equipes d’intervention rapide (EIR), l’équipe de gestion des contacts, la commission point d’entrée aux frontières et le sous-groupe gestion des données. Tels sont entre autres, les services du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), pour répondre à la riposte de COVID-19. Le mardi 28 avril 2020, les journalistes ont découvert le fonctionnement de cette structure. Dans ce centre, Il y a quatre salles équipées de 47 postes téléphoniques, une salle de régulation médicale, chargée de pousser l’investigation en cas d’alerte. La responsable de la sous-commission gestion des alertes, Dr Anta Zida, a indiqué qu’il y a certaines personnes qui appellent au numéro 35 35, pour avoir des informations et d’autres, lorsqu’elles ont des symptômes ou qu’elles ont été en contact avec un malade.

Elle a expliqué que lorsqu’il s’agit d’une urgence, c’est-à-dire, si le malade est hospitalisé dans une formation sanitaire publique ou privée, l’alerte est envoyée au niveau de l’EIR. Si la personne est couchée à la maison et est en détresse respiratoire, c’est l’équipe de prise en charge qui se déporte chez elle. « Un cas suspect est rapidement détecté.

Lorsque le prélèvement de sang est fait, la personne doit respecter les mesures barrières avant les résultats. Si elle a été testée positive, les personnes ayant été en contact avec le malade sont également suivies », a-t-elle signifié. Dr Zida a précisé qu’au niveau des régions, les équipes d’intervention rapide sont réparties par district sanitaire. Et le responsable de la sous-commission surveillance, Dr Issaka Yaméogo, d’ajouter que quand l’alerte est donnée dans une région en dehors de Ouagadougou, l’alerte est envoyée à la région concernée pour qu’elle la transmette à l’EIR du district, afin qu’elle soit investiguée. Il a affirmé que les résultats du malade, qu’il soit positif ou négatif, lui étaient annoncés au téléphone, mais depuis un certain temps, pour les cas positifs, une équipe se rend chez le malade pour lui annoncer son résultat avant de conduire dans un centre de traitement.

Dr Anta Zida a fait savoir que plus de 53 mille appels étaient reçus par jour, mais actuellement, le nombre est réduit à au moins 14 mille appels. Cette baisse peut s’expliquer selon le responsable Dr Issaka Yaméogo, d’une part, que la maladie est en train de diminuer ou d’autre part, que la population ne trouve plus satisfaction. « Nous cherchons depuis plus d’une semaine, les causes de cette baisse », a-t-il noté. Mme Zida a dit regretter que malgré cette réduction des appels téléphoniques, des personnes continuent de saturer leurs lignes avec de fausses alertes. « Parmi elles, il y a celles qui appellent pour insulter ou demander de l’argent. Il y a aussi des dragueurs et des plaisantins. En deux jours, un monsieur a appelé plus de 453 fois, juste pour plaisanter », a-t-elle avoué.

Afsétou SAWADOGO

 

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