Lutte contre le COVID-19: La CCVC exige la levée des mesures « répressives »

Le représentant de la CCVC de Boulmiougou, Dominique Yaméogo (milieu), a dénoncé une gestion “hasardeuse” du COVID-19 .

Les représentants de la Coalition de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) de Ouagadougou ont exigé la levée des mesures « répressives », décrétées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. C’était au cours d’une conférence de presse, le mercredi 29 avril 2020 à Ouagadougou.

Pour faire face à la pandémie du coronavirus au Burkina Faso, le gouvernement a pris diverses mesures. Parmi celles-ci, figurent la fermeture des 36 marchés et yaars de Ouagadougou, la mise en quarantaine des villes ayant enregistré un cas, le couvre-feu sur l’ensemble du territoire, la restriction de la liberté et l’interdiction des regroupements de plus de 50 personnes.

Aux yeux de la Coalition de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) de Ouagadougou, certaines de ces mesures sont répressives et dignes d’un état d’exception. C’est pourquoi, les représentants de la CCVC des cinq arrondissements de la capitale ont dénoncé ces mesures au cours d’une conférence de presse, le mercredi 29 avril 2020 à Ouagadougou.

« Pour la grande majorité de la population qui vit au jour le jour, les mesures édictées par le pouvoir, sans concertation aucune s’apparentent pour elle, tout simplement à des mesures suicidaires», a soutenu le responsable de la CCVC de Boulmiougou, Dominique Yaméogo. C’est ce qui explique, aussi, selon, lui, les manifestations des commerçants de Ouagadougou au Théâtre populaire, le 2 avril 2020, à Nabi-Yaar, Sankar-Yaaré, 10-Yaar, Karpala, le 27 avril et au marché de Dassasgho, le 28 avril 2020.

Sur cette question, Dominique Yaméogo a estimé que la réouverture de ces marchés est une nécessité. Mais, avant, il faut échanger avec les acteurs et insister sur les mesures barrières pour les protéger du coronavirus.
En outre, les responsables de la CCVC de Ouagadougou ont dit que les mesures édictées sont en deçà des attentes des populations, alors qu’il y a des priorités telles que la défense du territoire, la crise économique et sociale et la vie chère.

Sur ce point, Dominique Yaméogo a martelé: « la pandémie du coronavirus a ravi la vedette, reléguant la crise sécuritaire et la vie chère ».
C’est pourquoi, la CCVC de Ouagadougou, engagée dans la défense des droits du peuple, a exigé la levée des mesures répressives, l’abandon des PAS, la restauration du service public de santé. Face à la presse, M. Yaméogo et ses camarades ont également exigé la mise à disposition des médicaments en quantité et en qualité contre le COVID-19 à des prix accessibles aux populations et la prise en charge correcte des agents de santé.

A cela s’ajoute la prise de mesures idoines en rapport avec le degré de la pandémie, les services de santé et l’augmentation de capacité de dépistage.
La sécurisation de la population et de ses biens, la prise de mesures nécessaires pour assurer la fourniture d’eau et d’électricité à toute la population, surtout en cette période de forte chaleur et la mise à disposition des produits de première nécessité ont été citées par les animateurs de la conférence.

Toutefois, M. Yaméogo a invité les populations à prendre au sérieux la pandémie et à respecter les mesures prescrites par les services de santé et à se mobiliser dans la lutte de la CCVC locale pour un changement fondamental en leur faveur.

Mariam OUEDRAOGO

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