Satellite Burkina-Sat1: la station au sol est fonctionnelle

La station au sol du satellite burkinabè, Burkina Sat1, en construction au sein de l’Université Norbert-Zongo, est en état de marche. Les techniciens ont achevé, jeudi 30 mars 2020, l’installation des antennes, en vue des tests prévus pour mi-mai 2020.

Le projet de construction du premier satellite burkinabè se porte bien. Il avance pas à pas. L’assurance a été donnée, le jeudi 30 mars 2020, par le physicien spatial et porteur du projet, Pr Frédéric Ouattara, au cours d’une visite à l’Université Norbert- Zongo (UNZ). Les techniciens ont monté les différents éléments des émetteurs et récepteurs radios UHF et VHF et les ont fixés à un aimant de 5 mètres de hauteur, en haut du Bâtiment C, un immeuble R+2. « Avec ces antennes, nous pourrons mieux contrôler l’espace couvert par la station au sol, ensuite regarder, traquer et interroger tous les satellites qui passent », a précisé Pr Ouattara. Un secteur radio, relié aux deux antennes, captera les signaux satellitaires qui seront transmis automatiquement à l’unité centrale, des dires du Pr. Des pourparlers sont en cours avec l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) pour avoir une fréquence. Le dispositif sera alimenté avec des panneaux solaires pour supplier la SONABEL en cas de délestage. L’une des salles de l’immeuble accueille la station au sol. Il y est disposé un appareil pour l’acquisition de mesures, une unité centrale, un écran de contrôle. L’écran de contrôle permet de voir les satellites qui passent, a expliqué Pr Ouattara. « Avec ce dispositif, la station au sol fonctionne », a indiqué le physicien spatial, par ailleurs président de l’UNZ. La station au sol va permettre au physicien et à son équipe, de contrôler et d’accéder aux données de Burkina Sat1 et des autres satellites envoyés dans le monde qui passent au dessus de Koudougou. Prévue pour fin février 2020, l’installation de la station au sol de Burkina Sat1 a connu un retard pour cause de COVID-19. Les équipements ont été reçus courant février, l’équipe a dû arrêter les travaux en attendant d’y voir un peu plus clair. Déjà en retard d’au moins un mois et demi, elle a décidé de monter les appareils afin d’effectuer les tests de la station au sol, au nombre de cinq, dans une dizaine de jours, foi du porteur du projet. Pr Ouattara a estimé que ce retard n’aura pas un grand impact sur la suite du projet. « On peut travailler à distance, on a déjà finalisé la partie technique. Ce qui reste, c’est plus un travail intellectuel. Il nous reste à lancer le marché pour l’acquisition des éléments identifiés, afin de commencer à construire le CubeSat qui aura une caméra thermique à son bord », a-t-il signifié. Des négociations sont en cours pour trouver un lanceur. Avec l’aide des Nations unies, le Japon permet aux pays du tiers monde comme le Burkina Faso de lancer leurs satellites.

Djakaridia SIRIBIE

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