Lutte contre le COVID-19: le comité de gestion fait son autocritique

La deuxième session du Comité national de gestion de la crise de la pandémie du COVID-19 s’est tenue, le lundi 11 avril 2020 à Ouagadougou. La rencontre a permis d’évaluer les mesures de riposte prises et d’échanger sur une feuille de route capable de réduire la propagation du coronavirus au Burkina.

Evaluer le chemin parcouru et tirer les leçons des faiblesses constatées dans les actions déjà entreprises dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus. C’est ce sur quoi se sont penchés les membres du Comité national de gestion de la crise de la pandémie du COVID-19, le lundi 11 avril 2020 à Ouagadougou, au cours de leur deuxième session. « Il s’est agi de nous pencher sur les dernières décisions d’allègement et voir comment agir pour qu’elles ne soient pas des facteurs d’aggravation de la pandémie », a indiqué le président du Comité, le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré. Pour lui, depuis le déclenchement de la crise, un travail constant de veille, de suivi et d’évaluation des activités, en phase avec l’évolution de la maladie, a été fait. Toute chose qui, du point de vue du chef du gouvernement, a permis de faire reculer la psychose et faire renaître l’espoir au sein des populations. Toutefois, a-t-il reconnu, rien n’a encore été gagné contre le coronavirus, d’où son appel à redoubler de vigilance et à renforcer les actions.
Revenant sur les mesures restrictives prises dans le cadre de la lutte contre le virus, M. Dabiré a fait savoir qu’elles ont permis de limiter la propagation de la pandémie, non sans déplorer les nombreux décès enregistrés. « En dépit du caractère contraignant des mesures édictées, je me réjouis de la bonne adhésion de la grande majorité ; ce qui a permis d’atteindre des résultats encourageants », a-t-il souligné. Pour plus d’efficacité dans la lutte contre la pandémie, le Comité national de gestion de la riposte, a fait savoir le Premier ministre, a été réorganisé avec un secrétariat exécutif « au regard des urgences à gérer ». Il s’agit, a-t-il expliqué, d’une restructuration du dispositif qui se fonde désormais sur une approche globale de la lutte et non sur des questions purement sanitaires. Cette nouvelle donne du Comité, a soutenu le chef du gouvernement, permet de créer des comités sectoriels dans les domaines qui ont souffert de la crise et de mieux soutenir le ministère de la Santé dans la coordination des comités régionaux. « Cette nouvelle approche s’est avérée indispensable pour mieux appréhender et traiter les multiples implications de la crise engendrée par le COVID-19 », a-t-il déclaré. Toujours dans la dynamique de soutenir la lutte contre le virus, une feuille de route dont le but est de maîtriser la crise liée au COVID-19 a été examinée. Ce guide, a relevé le Premier ministre, se fonde sur six axes prioritaires dont l’objectif fondamental est la réduction de la propagation de la maladie à coronavirus tout en minimisant les effets induits sur le plan social et économique. A ses dires, il a été demandé que le plan de riposte soit revu en tenant compte du contexte actuel de la crise qui s’est relativement amélioré et d’adapter un plan de communication qui tient compte de la réalité. Saluant l’élan de solidarité nationale pour soutenir les efforts du gouvernement, Christophe Dabiré a invité les membres du Comité de gestion de la crise du COVID-19 à prendre la mesure de leurs responsabilités et à pleinement jouer leur rôle. Car, a-t-il dit, c’est à ce prix que la bataille contre le nouveau coronavirus au Burkina peut être gagnée.

Soumaïla BONKOUNGOU

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