Mise en œuvre 2019 du PNDES : Des résultats « satisfaisants » malgré le contexte difficile

La présidente du CNT/PNDES, Yvonne Rouamba, a dirigé les travaux de la session tenue par visioconférence.

Le Comité technique national du Plan national de développement économique et social (CNT/PNDES) a tenu, le mercredi 13 mai 2020 à Ouagadougou, par visioconférence, sa session ordinaire pour évaluer les performances du plan en 2019.

Malgré le contexte national difficile et les aléas, les résultats atteints dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) sont globalement satisfaisants. C’est ce qui ressort de la revue 2019 des performances du référentiel national de développement, faite par le Comité technique national du Plan (CNT/PNDES), par visioconférence, le mercredi 13 mai 2020 à Ouagadougou.

Selon la présidente du Comité, Yvonne Rouamba, par ailleurs secrétaire générale de la Primature, la mise en œuvre du PNDES en 2019 s’est déroulée dans un environnement international et national difficile. « Sur le plan national, malgré l’accentuation des attaques terroristes avec leurs effets dépressifs sur l’investissement dans différents secteurs d’activités et la poursuite des revendications sociales, le pays a enregistré une croissance économique de 5,7% contre une croissance escomptée de 6% », a-t-elle déclaré.

L’exacerbation des tensions commerciales et géopolitiques entre les principales puissances économiques de la planète et les incertitudes liées aux conséquences du Brexit ont aussi influencé l’exécution du PNDES. « En raison de l’accroissement des recettes fiscales et de la contraction de l’investissement public, le déficit budgétaire a été ramené à 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2019 contre 4,9% en 2018 », a ajouté la présidente du CNT/PNDES.

Il ressort du rapport du Comité technique que des acquis « importants » ont été enregistrés par le PNDES dans certains domaines. Yvonne Rouamba a relevé que l’économie nationale s’est montrée plus résiliente en 2019, car elle a su évoluer, selon elle, favorablement avec une croissance de 5,7% l’année écoulée contre respectivement 6,6%, en 2018 ; 6,3% en 2017 et 5,9%, en 2016. En matière de réforme des institutions et de la modernisation de l’administration (axe 1 du PNDES), les acquis « majeurs » engrangés en 2019 se comptabilisent dans les domaines de la gouvernance politique, administrative et des droits humains.

« Les révisions du Code pénal, du Code de procédure pénale et du Code électoral à minima – ce dernier permet une participation plus large des Burkinabè de l’extérieur aux scrutins électoraux- constituent des avancées démocratiques notables dans les secteurs de la gouvernance politique et administrative », a précisé Mme Rouamba.

Gratuité de la planification familiale

Malgré l’insécurité et la fronde sociale, la mise en œuvre du PNDES a enregistré des résultats « satisfaisants ».

Dans le domaine de la sécurité, le rapport note que le renforcement des capacités opérationnelle et organisationnelle des Forces de défense et de sécurité (FDS) s’est poursuivi avec l’acquisition de matériel spécifique et la construction de nouvelles infrastructures sécuritaires. En outre, le recrutement des élèves-gendarmes, des officiers de police, des agents de la Garde de sécurité pénitentiaire (GSP) ainsi que des élèves de la Brigade nationale de sapeurs-pompiers (BNSP) ont permis de renforcer les effectifs.

Aux dires de la secrétaire générale de la Primature, des efforts doivent se poursuivre dans ce domaine pour relever les défis. Il s’agit, a-t-elle insisté, de la stabilisation des zones confrontées au terrorisme, la poursuite du renforcement des capacités opérationnelles et du renseignement, l’augmentation des effectifs des unités spéciales de lutte contre le terrorisme, la lutte contre la stigmatisation de certaines communautés.

Concernant l’accès des populations à la santé et l’accélération de la transition démographique, on note l’inauguration du Centre hospitalier régional (CHR) de Ziniaré, la transformation du CHR de Ouahigouya en Centre hospitalier universitaire (CHU), l’effectivité de la gratuité de la planification familiale depuis juin 2019 dans certaines régions du pays. A cela, s’ajoute l’opérationnalisation du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS) qui a contribué à la gestion de plusieurs crises sanitaires dans le pays.

Le secteur de l’éducation a aussi enregistré des acquis. On peut citer la construction de salles de cours au profit du préscolaire, la normalisation des écoles, la résorption des classes sous paillote et dans les lycées et collèges, le recrutement de 1000 Instituteurs adjoints certifiés (IAC) et la mise à disposition de 2 740 autres, 2 275 professeurs de niveau Licence et DEUG sortant de l’Institut des sciences (IDS) et l’Ecole normale supérieure de l’Université Norbert-Zongo (ENS-UNZ) de Koudougou.

Concernant des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du PNDES, elles sont liées entre autres, au déblocage tardif des ressources du budget de l’Etat au profit de certaines structures, la multiplication des grèves dans l’administration publique et la poursuite des attaques terroristes sur le territoire national. Des recommandations ont été formulées en vue d’améliorer ces performances de l’année en cours.

Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com

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