Rentrée scolaire pour les classes d’examens : Les cache-nez, un casse-tête dans les Cascades

Le gouverneur (extrême droite) et sa suite dans l’atelier de couture du responsable des couturiers (extrême gauche) avec DREPPNEF au milieu.

Les élèves des classes d’examens doivent reprendre le chemin de l’école le 1er juin 2020. Cependant dans la région des Cascades, les préparatifs ne vont pas comme souhaités au niveau de la confection des cache-nez. Le gouverneur des Cascades, Joséphine Kouara Apiou, et les directeurs régionaux des deux ordres d’enseignement concernés, se sont rendus sur le terrain, le 27 mai 2020, pour toucher du doigt l’état d’avancement de la confection de ces masques.

Si le port de masque, par l’ensemble des acteurs, est l’une des conditions sine qua non pour la reprise des cours, son effectivité semble impossible dans les Cascades. En effet, selon les directeurs régionaux des deux ordres d’enseignement préscolaire/primaire et post primaire/secondaire, les besoins au niveau du préscolaire/primaire se chiffre à 20 500 masques et celui du post primaire/secondaire est de 38 000 masques. Mais force est de constater que le premier ordre d’enseignement n’a reçu aucun cache-nez à la date de 27 mai 2020.

Le post primaire/secondaire a, pour sa part, déjà reçu 6 000 cache-nez made in Banfora. Le gap à ce niveau se chiffre à 36 000 masques. Il faut rappeler que l’Etat compte doter chaque élève de deux cache-nez. Aux dires des responsables régionaux de l’éducation, le MENAPLM a promis envoyer les compléments. A la veille de cette rentrée et avec la saison qui s’installe, voire l’état des routes dans la région, et l’éloignement de certaines écoles, on est en droit de se demander si tous les élèves de la région pourront intégrer les classes ce 1er juin 2020.

La mission est presque impossible car aucune livraison n’a été faite en cette matinée du 28 mai 2020. Le constat fait sur le terrain par le gouverneur et ses collaborateurs pourrait l’attester. Couturiers et tisseuses ; chacun essaie de se défendre. Les couturiers évoquent le manque de tissu (Faso dan fani) et d’étiquettes (MENAPLM) pour la confection de ces masques.

Du côté des tisseuses, c’est un autre son de cloche. Il faut rappeler que la confection de ces masques se déroule dans 48 ateliers de couture avec seulement une poignée de tisseuses. A en croire ces tisseuses, en moyenne trois pagnes sont confectionnés par une tisseuse en une semaine. Couturiers et tisseuses ont reçu les encouragements du gouverneur pour plus d’effort, afin que les élèves des Cascades puissent reprendre le chemin de l’école le 1er juin 2020.

Mamadou YERE

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