Coronavirus au Burkina Faso : “Il y a une tendance à la diminution”, Dr Brice Bicaba

Le coordonnateur du comité sectoriel «santé», Dr Brice Bicaba: «La problématique sur la chloroquine n’est pas encore terminée. Le débat se poursuit...».

La traditionnelle conférence de presse sur l’évolution de la pandémie du coronavirus a eu lieu, le vendredi 5 juin 2020 à Ouagadougou. Pour le coordonnateur du comité sectoriel «santé», Dr Brice Bicaba, la maladie s’incrit dans une tendance baissière.

70 personnes sont désormais porteuses de la COVID-19 au Burkina Faso à la date du 5 juin 2020. Sur les 135 échantillons analysés, il y a 3 cas confirmés dont deux importés. Les patients sont tous à Ouagadougou. L’information a été donnée lors du point de presse animé, le vendredi 5 juin 2020, par le coordonnateur du comité sectoriel «santé», Dr Brice Bicaba. Selon lui, d’une manière globale, il y a une tendance à la diminution sur l’incidence avec le nombre de cas cumulés à 886.

Le total des décès, a-t-il informé, est de 53 avec un âge moyen de 64,5 ans. Et de poursuivre que la majorité des décédés sont des individus de plus de 60 ans avec une comorbidité liée au diabète, à hypertension, etc. Néanmoins, il a fait savoir que sur la période des deux dernières semaines, aucun décès n’a été enregistré. Dr Bicaba a souligné que dans la répartition des cas par région, celles du Centre et des Hauts- Bassins sont les plus touchées. Ainsi, a-t-il cité, 748 cas sont à Ouagadougou, 79 à Bobo-Dioulasso, 23 à Dédougou, 19 à Dori et 9 à Ziniaré. M. Bicaba a expliqué que le « cas communautaire » est lorsqu’une personne contracte la COVID-19 d’une source inconnue et qu’aucun lien épidémiologique ne peut être établi.

« Le « cas contact » est celui qui a eu une rencontre physique avec un cas qui présentait une maladie de la COVID-19 », a-t-il soutenu. Le « cas importé », a-t-il ajouté, est une personne qui a contracté la maladie en dehors du territoire. Il a, en outre, précisé que le voyageur dès son arrivée, n’est pas comptabilisé au niveau national, car il a contracté la maladie dans un autre pays. Sur la variation de la pandémie, Dr Bicaba s’est attardé sur la date du 6 avril dernier, c’est-à-dire la semaine qui a connu l’enregistrement de 66 cas contaminés. Cette situation, a-t-il reconnu, a évolué jusqu’à la semaine surpassée avec quatre personnes contaminées.

A l’écouter, le traitement des cas traités est réduit à 217 tests. Ce qui porte, a-t-il convenu, la somme des échantillons à 9 088 avec 895 testés positif soit un taux de positivité de 9,8%. Malgré ces résultats encourageants, le dépistage des voyageurs se poursuit dans les différentes régions.
« Nous avons mis en place un dispositif en vue de contrôler les entrées et la poursuite des activités à base communautaire », a-t-il laissé entendre.

Elargir le dépistage

En termes de bilan des activités, Dr Bicaba a confié que les stratégies de dépistage dans les régions sont mises en place en vue d’un dépistage systématique. Une telle disposition, a-t-il relevé, a permis de dépister 1 235 cas dont 35 positifs chez les voyageurs. L’un des défis pour des prochaines semaines est, selon lui, d’œuvrer à l’organisation de dépistages dans le sens de les élargir à plus de cibles. L’objectif du comité, a-t-il dévoilé, est de prioriser le dépistage des voyageurs et des populations spécifiques liées à leur vulnérabilité, notamment les hémodialysés.

Il a annoncé la reprise de l’assurance sentinelle et l’intégration dans les services habituels. Pour lui, le système de santé s’est renforcé avec la formation des agents afin que le traitement de la COVID-19 soit dans la routine. A propos de la gestion des « cas importés », a souligné le responsable du comité, une réflexion à des alternatives est en cours pour les vols spéciaux qui arrivent et qui risquent de s’intensifier.

Un autre point, a-t-il rappelé, est la chute du nombre de cas. Sur ce fait, il a conseillé l’intensification de la sensibisation des communautés pour réduire la propagation de l’épidémie. Cela passe, a-t-il conclu, par le respect des mesures-barrières tels le port du masque et les règles d’hygiène dictées par le ministère de la Santé.

Achille ZIGANI
(Collaborateur)

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