Secteur des Transports : Un fonds de garantie pour rajeunir le parc automobile

Par cet acte, le ministre en charge des transports, Vincent T. Dabilgou (gauche) et le directeur général de la SOFIGIB, Philippe Consigui, marquent leur accord pour une collaboration devant permettre aux transporteurs de disposer de véhicules adaptés.

Le ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, a organisé une cérémonie de signature de convention avec la Société financière de garantie interbancaire du Burkina (SOFIGIB), le lundi 15 juin 2020, à Ouagadougou. Cette convention devra permettre un rajeunissement du parc des véhicules de transports.

Le rajeunissement du parc des véhicules de transport du Burkina Faso est une des priorités majeures du ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière. Une vision bien inscrite dans le Projet d’appui à la modernisation du secteur des transports et la Facilitation du commerce (PAMOSET-FC). Le lundi 15 juin 2020, le ministre des Transports, Vincent T. Dabilgou et le directeur général de la Société financière de garantie interbancaire du Burkina (SOFIGIB), Philippe Consigui, ont signé un accord devant permettre le rajeunissement des véhicules de transport.

Pour démarrer, le fonds de garantie est d’un montant initial de 5 500 000 000 F CFA. Plusieurs catégories de véhicules sont prises en compte dans le cadre de ce fonds. Il s’agit des véhicules de transport de marchandises, les véhicules portes- conteneurs, les transports publics d’hydrocarbures et gaz, les véhicules-citernes de transport d’hydrocarbures et véhicules de transport de gaz. Les véhicules de transport public de personnes ou de voyageurs sont également pris en compte. A ce propos, il s’agit précisément des cars de transport de personnes ou voyageurs, de mini cars, des véhicules auto-écoles, à usage de taxi et autres catégories.

Les critères d’éligibilité selon la présentation faite par le juriste Mahamadi Zampaligré et membre de l’équipe de gestion du projet PAMOSET-FC, sont de plusieurs ordres. En effet, les soumissionnaires doivent être régulièrement constitués en une entreprise de droit burkinabè (S.A, S.A.R.L, G.I.E, individuelle) et à jour de leurs obligations fiscales et sociales. Le promoteur de l’entreprise doit être âgé d’au moins 18 ans, posséder une licence valide dans une quelconque des catégories de transports délivrée par le ministère en charge des transports. Il doit mettre à la casse des camions usagers correspondant au nombre de camions sollicités pour les cas de renouvellement et apporter une preuve de marché institutionnel, formel et crédible.

10% comme apport personnel

Tout en saluant l’engagement du gouvernement, le président de la faîtière unique des transporteurs du Burkina, Issoufou Maïga, a regretté le fait que la barre soit haute pour les ‘’petites’’ entreprises.

En ce qui concerne l’apport personnel, M. Zampaligré a précisé qu’il doit être supérieur ou égal à 10% du montant du projet et constitué en numéraires ou en nature. La durée du crédit est fixée à 7 ans avec l’éventualité de différer le remboursement en fonction des risques, a-t-il dit. Par ailleurs, le véhicule à acquérir doit être neuf ou quasi-neuf, c’est-à-dire avoir un âge de 5 ans maximum. Aussi, les critères d’éligibilité des entreprises de transport public au mécanisme du fonds ont été présentés.

Il est ressorti que pour le renouvellement d’un véhicule, il faut être propriétaire de neuf véhicules minimum dont au plus cinq véhicules de même type que le véhicule à renouveler dans la limite de 27 véhicules. L’objectif selon le ministre, Vincent T. Dabilgou, est de stimuler l’intérêt des établissements prêteurs à financer le secteur du transport afin d’améliorer les conditions de vie de la population par la réduction des coûts des produits et services. Il a fait comprendre que le renouvellement du parc entre en droite ligne de la politique du gouvernement d’offrir des infrastructures routières de qualité aux populations.
Car, a-t-il dit, si les routes sont bonnes et les véhicules non adaptés, ces infrastructures vont vite se dégrader.

C’est pourquoi il a demandé aux transporteurs le respect des clauses d’accès aux crédits. D’ailleurs, il a annoncé que la Banque mondiale mettra d’ici à la fin juin, à la disposition du projet, les 5,5 milliards F CFA. «L’engagement des transporteurs à rembourser les fonds permettra de pérenniser le fonds », a renchéri le directeur général de la SOFIGIB, Philippe Consigui. Les transporteurs de leur côté ont salué cette initiative qui vise à leur offrir de meilleurs moyens de travail.

Le 1er Vice-président du Haut conseil des transporteurs du Burkina, Amadouba Ouattara, a assuré la disponibilité de sa structure à accompagner le gouvernement dans cette dynamique de modernisation du secteur des transports. Le président de la faîtière unique des transporteurs du Burkina, Issoufou Maïga, s’est attardé sur les critères d’éligibilité cités plus haut. De son avis, cette disposition lèse les ‘’petites’’ entreprises. Néanmoins, il a félicité les premiers responsables du département des transports qui fournissent d’énormes efforts pour soutenir les transporteurs.

 

Gaspard BAYALA

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