Projet « Lighting Africa » : plus de 400 écoles seront dotées de bibliothèques scolaires

Dans le cadre de la mise en place des bibliothèques scolaires dans les différentes écoles du pays, le Projet d’appui au secteur de l’électricité (PASEL) a initié, le mercredi 17 juin 2020, à Ouahigouya, un atelier de formation sur le projet ’’Lighting Africa’’ au profit des directeurs d’école de la région du Nord.

Le gouvernement burkinabè s’est inscrit dans la dynamique d’améliorer les conditions d’étude des élèves à travers la mise en place de bibliothèques scolaires dans plusieurs écoles du pays. Dans le contexte énergétique, une bibliothèque scolaire est un processus qui consiste à doter gratuitement une école de lampes solaires gérées par les directeurs d’école. Ces lampes sont mises à la disposition des élèves contre la somme de 1000 F CFA/an. La somme récoltée à travers cette location est réutilisée pour acheter d’autres lampes pour faire face à la demande.

Appuyée par la Banque mondiale et la Société financière internationale (SFI) à travers le Projet d’appui au secteur de l’électricité (PASEL), cette opération vise, à terme, à doter 401 écoles du Burkina Faso de 25 000 lampes solaires certifiées ’’Lighting Africa’’. C’est à ce sujet qu’a eu lieu, le mercredi 17 juin dernier à Ouahigouya, la session de formation des directeurs d’école afin de communiquer sur le
projet et d’échanger sur le mécanisme de fonctionnement de ces bibliothèques scolaires. Selon le directeur régional de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Nord (DREPPNF-N), André Sayaogo, cette rencontre vient à point nommé, car elle va, d’une part, apporter un plus dans l’acquisition du savoir des élèves, notamment ceux en milieu rural et, d’autre part, corriger cette ’’injustice’’ qui existe entre les élèves. « La question de lumière est avant tout, un problème d’équité sociale, car comme vous le savez, seulement 40% du territoire est couvert par le réseau électrique, et si nous devons extrapoler, nous dirons que seulement 40% des élèves bénéficient de meilleures conditions d’apprentissage et que les 60% restant sont toujours en marge », a indiqué M. Sayaogo.

Pour lui, l’initiative de cette rencontre est la bienvenue dans la mesure où elle va permettre aux garants de ces pavillons de la lumière de maîtriser les outils qui seront mis à leur disposition, de bien les entretenir et les employer convenablement, mais surtout, de mieux gérer ces bibliothèques. Abordant la mise à disposition de kits aux bénéficiaires, le directeur régional en charge de l’enseignement a rassuré qu’une stratégie est déjà en place pour permettre aux élèves les plus vulnérables de disposer de ces lampes. « Nous avons déjà recensé les élèves placés, nous maîtrisons leur nombre et nous voyons le besoin et c’est pourquoi nous allons orienter nos premières actions vers ces élèves », a ajouté le DREPPNF-N.

Une volonté affichée du gouvernement

Le coordonnateur du PASEL, Jean Christophe Ilboudo a rappelé aux participants, notamment les éducateurs que ce projet est né de la volonté des autorités d’offrir aux élèves de meilleures chances de réussir dans leur cursus scolaire. « Si nous vous avons réuni aujourd’hui, c’est pour vous doter d’un minimum de connaissance pour mieux gérer ces bibliothèques », a-t-il précisé. Financé à plus de 86 milliards FCFA par la Banque mondiale, ce projet va également, selon le coordonnateur, permettre la réalisation de centrales thermiques solaires, l’amélioration de l’accès à l’électricité des zones rurales et la mise à disposition de lampes aux élèves déconnectés du réseau électrique classique de la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL).

C’est pourquoi M. Ilboudo a dit attendre beaucoup des acteurs. « Ce projet a commencé il y a de cela, deux ans et nous avons déjà tiré des leçons de la première phase grâce à la direction générale de l’efficacité énergétique. Et pour cette deuxième phase, nous allons capitaliser les acquis et travailler à améliorer la disponibilité des lampes auprès des enfants», a-t-il laissé entendre. Il a émis le souhait que le consultant commis à la tâche, à savoir le groupement SNV/IED, saura donner les rudiments nécessaires aux enseignants pour qu’ils puissent bien gérer les bibliothèques scolaires. Selon le coordonnateur du projet ’’Lighting Africa’’ du groupement SNV/IED, Gilbert Kazienga, chaque bibliothèque sera dotée de 50 lampes et leur durée est de cinq ans.

Donald Wendpouiré NIKIEMA
tousunis.do@gmail.com

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