Stratégie nationale d’industrialisation : le ministre du Commerce à Phytofla et à MINOFA

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’industrialisation (SNI), le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, est allé toucher du doigt les réalités de deux unités industrielles dans la cité du Paysan noir. Accompagné des autorités locales et avec, à ses côtés, Madjara Sagnon, ministre en charge de la décentralisation et de la cohésion sociale, Harouna Kaboré a visité le Laboratoire Phytofla du Docteur Dakuyo Zéphirin et la Minoterie du Faso (MINOFA). C’était le 22 juin 2020 à Banfora.

A Banfora, chef-lieu de la région des Cascades, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré et sa suite ont visité successivement le Laboratoire Phytofla du Docteur Dakuyo Zéphirin et la Minoterie du Faso (MINOFA).
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’industrialisation (SNI), il a été développé, entre autre outil, le nouveau code des investissements qui offre de nombreux avantages en termes d’accompagnement de l’Etat aux promoteurs de projets industriels. Du reste, c’est en vue de mesurer l’impact de cet accompagnement du gouvernement aux industriels, que le ministre en charge de l’industrie, a visité ces deux unités industrielles de Banfora, après d’autres visites à Tanghin-Dassouri, Zagtouli, Kossodo et Komsilga dans le Kadiogo ; Samangan, Logofourousso à Bobo-Dioulasso dans le Houet.

A Phytofla, on y fabrique environ cinquante produits dont cinq, à savoir le Dri Bala (une plante) et le Saye (une association de plusieurs plantes) qui soignent tous le palu ; la potion Kounan (une association de plusieurs plantes plus du miel) qui lutte contre la fatigue ; le Douba (une association de trois plantes) qui soigne la toux ; et le savon Mitraca ; sont disponibles dans les pharmacies du Burkina. Quatre produits sont inscrits au niveau du ministère de la Santé du Mali, trois produits au niveau du ministère de la santé du Niger et enfin deux produits en cours au niveau de la Côte d’Ivoire. Comme projet à court terme, le Docteur Dakuyo, le promoteur de Phytofla est en train de vouloir conquérir le marché ivoirien. Cependant, il se veut assez clair dans sa démarche, son objectif est de produire des médicaments à faible coût pour les burkinabé d’abord, et ensuite pour l’espace UEMOA. Phytofla tourne à plein régime avec 40 permanents dont des pharmaciens et autres techniciens et 40 ouvriers occasionnels. Harouna Kaboré a qualifié cette visite de «fructueuse», car a-t-il dit, «il a permis de constater de visu comment le Docteur Dakuyo qui, depuis des années, se bat pour que nous puissions avoir des médicaments de qualité à base de plantes».

Le ministre Kaboré dit être venu regarder, voir concrètement quels sont les besoins, les préoccupations du secteur de la fabrication des médicaments. Le ministre en charge de l’industrie, qui a été séduit par les prouesses du Docteur Dakuyo, a montré toute la disponibilité du gouvernement à accompagner davantage le Laboratoire Phytofla dans son projet de délocalisation de l’unité et ses nouveaux projets, au cas où ceux-ci rempliraient les conditions d’éligibilité. Selon le ministre, cette sortie qui se veut riche en enseignement, permettra à son département d’avoir une saine compréhension du domaine, lorsqu’il va s’agir d’accompagner la mise en place des projets du genre.

A MINOFA, c’est le maintien de l’outil de production

Autre lieu, autre réalité. A la Minoterie du Faso (MINIFA), on travaille pour le maintien de l’outil de production. En effet, les choses bougent au ralenti car l’entreprise produit totalement en deçà de sa capacité de production. C’est la partie farine de blé et son de blé qui essayent de donner une vie à la boîte. A la maïserie, c’est le calme plat, les machines nanties de leur performance croupissent sous le poids de la poussière.
Le ministre Kaboré a félicité la direction et les travailleurs de l’entreprise. Il a déclaré que la MINOFA est un grand projet et qu’il constitue une «grosse» réponse en terme de transformation des matières premières locales. Cependant, il a reconnu que la MINOFA a connu une longue histoire. A l’en croire, le choix qui a été fait depuis quelques années, est de relancer durablement la Minoterie du Faso.

A l’effet, il s’est agi, dans un premier temps, de réhabiliter la partie transformation de blé. Quant à la partie maïserie qui devait fabriquer de la farine et de l’aliment de bétail, elle est à l’arrêt, il y a belle lurette.
Le premier responsable en charge du département de l’industrie a rassuré que depuis quelques années déjà, des actions sont menées afin de «préserver l’outil de production ». «La MINOFA est aujourd’hui dans un fonctionnement de maintien» ; a déclaré Harouna Kaboré, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.

Ce type de fonctionnement permet à l’unité de tourner et de supporter les charges sociales, en attendant une vraie rénovation. A écouter le ministre, ce temps est arrivé.
Dans le cadre donc de la relance économique, Harouna Kaboré a estimé opportun qu’à travers une collaboration parfaite Etat/Secteur privé, ce type d’unité industrielle puisse être relancé. Selon le ministre Kaboré, à MINOFA, la demande dépasse l’offre. Pour Madany Barry, DG de la MINOFA, la difficulté majeure est liée à la réhabilitation de la maïserie. Avec cette réhabilitation dira-t-il, l’unité pourrait diversifier ses produits et avoir un chiffre d’affaires plus élevé afin de contribuer au développement social et économique du Burkina Faso.

Mamadou YERE

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