Gestion durable des terres dans les pâturages : L’engagement des acteurs régionaux sollicité

Les acteurs du Plateau central ont suivi avec intérêt la présentation du processus et les résultats atteints par la méthodologie.

La Direction générale des espaces et aménagements pastoraux (DGEAP) a organisé un atelier d’engagement des acteurs régionaux sur le processus de la méthodologie d’évaluation participative des terres dégradées et des résultats obtenus, le mercredi 24 juin 2020 à Ziniaré.

La dégradation des terres a des conséquences disproportionnées sur la population dépendante des prairies et des pâturages. Pour combler ces lacunes, le projet « Evaluation participative de la dégradation des terres et la gestion durable des terres des pâturages et des systèmes pastoraux » a développé une méthodologie participative pour l’évaluation de la dégradation des terres des pâturages et de gestion durable des terres.

Cette méthodologie a été testée, avec des résultats probants, dans les communes de Boudry et de Mogtédo, dans la province du Ganzourgou, région du Plateau central. C’est dans ce sens que la Direction générale des espaces et aménagements pastoraux (DGEAP) du ministère des Ressources animales et halieutiques a organisé un atelier d’engagement des acteurs régionaux sur le processus de la méthodologie d’évaluation participative des terres dégradées et des résultats obtenus, le mercredi 24 juin 2020, à Ziniaré.

Les objectifs de cet atelier étaient de partager les résultats de cette approche avec les acteurs régionaux, d’identifier les bonnes pratiques pour inverser la tendance de cette dégradation ou létalité des terres, de susciter l’engagement des acteurs à intégrer cette méthodologie dans le dispositif de suivi-évaluation des pâturages et parcours. Selon le chargé de programme à l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Dr Jacques Somda, le projet est financé par le Fonds mondial pour l’environnement (FEM) et mis en œuvre par son institution, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) la Direction générale des espaces et aménagements pastoraux (DGEAP).

« L’objectif global est de faire évoluer les méthodes d’évaluation des ressources pastorales et de la gestion durable des terres dans les parcours. C’est un projet qui a été initié pour combler le vide qui existe entre gestion durable des terres agricoles et pâturages. Il vise donc à intégrer dans les approches de suivi des ressources pastorales, l’implication des éleveurs qui sont les gestionnaires de ces ressources », a-t-il expliqué. De l’avis du Dr Somda, en impliquant les éleveurs dans le suivi des ressources pastorales, on leur permet d’ajouter la dimension gestion dans le suivi des ressources pastorales.

« Lorsqu’on s’occupe des terres des pâturages et des parcours, ce sont les techniciens seuls qui font les évaluations des disponibilités fourragères sans tenir compte de ses gestionnaires, de ses utilisateurs, de ses fourrages », a déploré le chargé de programme à l’UICN. Pour le représentant de la DGEAP, Ghislain Bambara, cette méthodologie devrait être testée au Sahel, mais au regard du contexte sécuritaire, elle a été ramenée dans la région du Plateau central, précisément dans la province du Ganzourgou.

« Elle a été faite à Gadghin et à Mankarga, dans les communes de Boudry et de Mogtédo avec la participation des agro-pasteurs et d’autres acteurs qui ont leur savoir-faire et leurs savoirs locaux en termes d’évaluation de la dégradation des terres des pâturages et les parcours. Cette méthodologie a intégré ces indicateurs locaux pour pouvoir évaluer la dégradation des terres et cela a donné des résultats », a-t-il expliqué. A l’issue de cet atelier, les acteurs impliqués dans la gestion des ressources pastorales ont été invités à faire la promotion de l’implication des éleveurs dans le suivi des ressources pastorales.

Abdias Cyprien SAWADOGO

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