Plateformes unifiées de la COVID-19 : la salle de supervision fonctionnelle

Le ministre du Développement numérique et des Postes, Hadja Ouattara, a inauguré, le vendredi 3 juillet 2020, la salle de supervision des plateformes unifiées de la COVID-19 et des maladies infectieuses du Burkina Faso.

Depuis l’avènement de la maladie à coronavirus, le ministère du Développement numérique et des Postes a entrepris des actions. L’une d’entre elles a été de mettre en place, une plateforme unifiée pour assurer la surveillance de la propagation de l’épidémie de la COVID-19 au Burkina Faso. Présidée par la ministre en charge de l’économie numérique, Hadja Ouattara, la cérémonie d’inauguration de la salle de supervision des plateformes unifiées de la COVID-19 et des maladies infectieuses du Burkina Faso est intervenue, le vendredi 3 juillet 2020 à Ouagadougou.

A l’entendre, cette plateforme a pour rôle de collecter, d’analyser et d’interpréter les données de la santé publique. Et, cette salle aménagée, a-t-elle signalé, va servir de centre de contrôle de ces plateformes unifiées. Aussi, elle a informé que ce projet a été réalisé avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Cela va être utile, a-t-elle indiqué, afin d’améliorer l’offre au niveau de la santé publique. Car, « le numérique pour le numérique ne sert à rien, mais le numérique appliqué à la santé est utile », a-t-elle fait savoir. Sur ce, la ministre a, surtout, insisté sur cet objectif précis de cette plateforme nationale qui vise le suivi des maladies infectieuses. Toute chose qui, selon elle, se fera sous forme d’analyse et de visualisation des données sur les maladies. Elle est conçue, a-t-elle formulé, pour être une source unique et fiable de l’information.

« Digitaliser tous les secteurs »

La ministre, Hadja Ouattara a réitéré sa disponibilité à appuyer tous les secteurs dans la digitalisation. Dans cette même lancée, le représentant du ministre de la Santé, Emmanuel Sorgho, s’est réjoui de ce « grand apport » dans le contexte de la pandémie. A l’écouter, ce cadre de surveillance de la santé principalement de la COVID-19 va permettre le traitement des « cas importés » qui constitue un défi majeur pour son département avec l’« ouverture » des frontières. Bien qu’il y ait marqué par une baisse des cas de contamination, il a relevé que cette salle de monitoring va être une contribution pour la surveillance à long terme. En renouvelant sa gratitude à l’agence de développement Enabel pour certaines actions dans la santé, M. Sorgho a salué ces efforts dans la mise en place de cet espace de «coworking ». Le représentant-résident de l’agence de développement-Enabel, Olivier Krins a déclaré que cette activité entreprise dans le domaine du numérique rentre dans le cadre de l’intervention « Paas-panga ».

Un appui, a-t-il notifié, qui s’élève à 44 millions F CFA. « Au-delà de l’appui à la coordination de la réponse à la COVID-19, cet espace permettra d’offrir un cadre de partage entre le ministère et les acteurs de l’écosystème digital créant ainsi les conditions pour un renforcement mutuel des capacités », a informé M. Krins. Une telle chose, a-t-il souligné, qui répond à une perspective durable de renforcement des capacités d’innovation et de valorisation du numérique pour développer des solutions durables au Faso. Parce que, a confié Olivier Krins, les appuis de la Belgique portent plus sur la mise à disposition d’équipements de prise en charge et de protection sur la formation ainsi que des actions de sensibilisation et la communication au niveau communautaire. Ainsi, le représentant a estimé que ce centre devra être une référence ouverte pour des actions d’anticipation et de réactivité.

Toutefois, il a insisté sur la pertinence de l’initiative de supervision. De son avis, l’importance est de valoriser la digitalisation en vue de faciliter des processus de développement. Cela passe, a-t-il prévenu, par le soutien de l’innovation, un axe majeur pour Enabel. A cet effet, M. Krins a souhaité une exploitation fructueuse et durable de cette salle afin de satisfaire l’intérêt général en vue de soutenir la créativité et l’innovation à la faveur d’un développement local.

Achille ZIGANI
(Collaborateur)

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