Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong : Les éclairages de l’ambassade de Chine au Burkina

Les communicateurs ont souhaité que le cadre d’échanges soit formalisé pour une meilleure connaissance de l’actualité chinoise.

L’ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso a convié des journalistes, le jeudi 9 juillet 2020, à Ouagadougou, pour apporter des éclairages sur l’adoption de la Loi sur la préservation de la sécurité nationale dans la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong.

Le 30 juin 2020, la 2e session du comité permanent de la 13e Assemblée nationale populaire chinoise a, lors de sa 20e conférence, adopté la loi sur la préservation de la sécurité nationale dans la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong. A l’issue de cette étape, un décret de président Xi Jinping l’a promulguée. Cette décision a suscité des réactions de la part de certains pays occidentaux. Pour expliquer les raisons de l’adoption de la loi, l’ambassade de Chine au Burkina Faso a organisé une rencontre d’échanges avec des hommes de médias, le jeudi 9 juillet 2020, à Ouagadougou.

Après la promulgation, les autorités chinoises ont entrepris d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les contours de la loi. En témoigne la Conférence de presse animée par le bureau d’information du Conseil d’État, le 1er juillet face aux journalistes nationaux et internationaux. Selon les explications du porte-parole de l’ambassade, Wang Bowei, la loi s’appuie sur plusieurs sources qui sont, entre autres, la Constitution, le système politique « un pays, deux systèmes » et la réaffirmation de l’ultime responsabilité du gouvernement central. Elle prend également en compte la réaffirmation du principal rôle que jouent les autorités de la RAS de Hongkong. Bien avant son adoption, a indiqué M. Wang, le projet de loi a, au préalable, fait l’objet de plusieurs consultations.

«201 suggestions écrites ont été admises de la part de 36 députés hongkongais dans l’ANP et de 165 membres hongkongais de la CCPPC. Le 6 juin, une séance d’audition organisée par le Bureau de liaison du gouvernement central a eu lieu à Hongkong. Le 21 juin, le responsable du Bureau du Conseil d’État de Hong Kong et Macao, Xia Baolong, a rencontré le Président du Conseil législatif de la RAS de Hong Kong», a détaillé le porte-parole de l’ambassade. Le comité permanent de l’ANP, a précisé Wang Bowei, a organisé 12 ateliers à Hong Kong avec toutes les différentes couches sociales et des organisations de la société civile sur le projet de loi. « Du 1er au 8 juin, 3 millions d’habitants à Hong Kong ont signé une lettre de pétition pour l’adoption de la loi », a-t-il ajouté.

Une décision soutenue par plusieurs pays

Dans le processus de mise en œuvre de la loi, la Commission de la sécurité nationale de la RAS de Hong Kong a été créée, le 3 juillet 2020. Comme fonctions, cet organe, aux dires de M. Wang, va recueillir des informations, coordonner des opérations, investiguer sur des cas criminels au détriment de la sécurité nationale et sur des ingérences extérieures. Sur la même lancée, le bureau pour la sauvegarde de la sécurité nationale a été inauguré le 8 juillet à Hong Kong. Il aura pour responsabilités l’évaluation de la situation et la formulation de suggestions, la collecte d’informations concernées, la coopération avec la RAS de Hong Kong et l’investigation sur des cas graves selon la disposition de la loi. Le bureau peut aussi intervenir dans les cas relatifs aux ingérences extérieures, incompétences du gouvernement local et menaces majeures.

Comme peines ciblées par la loi, on note la sécession, la subversion du pouvoir d’État, les activités terroristes et la collusion avec des forces étrangères.
Le porte-parole de l’ambassade, a confié que lors de la 44e session du Conseil des droits de l’Homme, 52 pays, à travers la représentante de CUBA, ont exprimé leur soutien pour l’adoption de la loi et les efforts de la Chine à maintenir sa souveraineté et son intégrité territoriale. Pour Wang Bowei, la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong relève de la souveraineté du peuple chinois et n’est en aucun cas orientée contre les habitants de Hong Kong comme certains veulent le faire croire. Rappelant l’histoire de Hong Kong, le Premier secrétaire de l’ambassade de Chine, Luo Xiaoqui, a souligné que la loi est respectueuse du principe « un pays, deux systèmes » et vise à préserver la prospérité de Hong Kong.

Et de soutenir que les violences de l’année dernière dans la ville de 1100 Km2 a été préjudiciable à son économie. L’attachée culturelle de l’ambassade, Liu Yi, a laissé entendre qu’à cause des violences de l’an dernier, le nombre de touristes à Hong Kong a été réduit de 39% pendant le second trimestre de 2019. « L’index de liberté économique de Hong Kong qui était le premier au monde depuis 25 ans a baissé au point que Singapour a pris la première place », a-t-elle informé.
Le conseiller politique de l’ambassade, Xu Fei, a salué l’initiative de la rencontre qui participe à mieux comprendre l’actualité de la Chine et la coopération bilatérale. Il a souhaité que ce cadre d’échanges soit régulier et puisse renforcer les relations avec les médias burkinabè.

Karim BADOLO

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