Prévention du paludisme chez les enfants : Quatre mois pour traquer l’anophèle

Des mères sont venues avec leurs enfants pour recevoir les premières doses de médicaments contre le paludisme

La cérémonie de lancement officiel de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier a eu lieu, le lundi 13 juillet 2020 au CSPS de Barkuitenga, dans la commune de Ziniaré au Plateau central.

Le paludisme est la principale cause de morbidité et de mortalité chez les enfants de 0 à 5 ans. Pour y remédier, la stratégie de Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) au profit des enfants de 3 à 59 mois a été mise en place depuis 2014 sous forme de campagne de vaccination de quatre passages. Pour cette campagne CPS 2020, c’est la région du Plateau central, précisément le Centre de santé de Barkuitenga, dans la commune de Ziniaré qui a été retenu comme site de lancement officiel de cette campagne nationale.

Le top de départ de la distribution gratuite des médicaments contre le paludisme a été donné par la ministre de la Santé, Claudine Lougué. Elle a expliqué que c’est en 2012 que l’OMS, dans la stratégie de la réduction de la mortalité due au paludisme, a souhaité que tous les pays s’engagent dans cette stratégie pour éradiquer le paludisme. « En effet, le taux de morbidité et de mortalité est très élevé chez les enfants de 0 à 59 mois.

C’est pourquoi, nous avons choisi cette cible pour la surveiller, pour lui donner une prévention contre le paludisme. Nous savons également que c’est pendant la saison des pluies qu’il y a plus de moustiques. C’est pourquoi, nous avons choisi la période de juillet à octobre pour distribuer les médicaments qui vont protéger les enfants contre le paludisme afin d’éviter le paludisme sévère qui est à la base de la mortalité de ces enfants», a-t-elle affirmé.

La ministre de la santé (troisième à partir de la droite), Pr Claudine Lougué, a souhaité que tous les enfants soient vaccinés

La ministre a aussi dit que cette distribution gratuite de médicaments contre le paludisme va se dérouler en stratégie fixe et/ou avancée, c’est-à-dire que les distributeurs iront avec les médicaments dans les ménages où les parents peuvent passer prendre les produits aux centres de santé. Ce sont les enfants de 3 à 59 mois qui vont recevoir trois doses par mois successivement pendant quatre mois. Mme Lougué a invité les parents à amener leurs enfants dans un centre de santé lorsqu’il présente un signe anormal tel que la fièvre ou le froid car si l’enfant reste longtemps avec la fièvre, il peut avoir des lésions au niveau du cerveau qui pourra ensuite compromettre la croissance de l’enfant, sa participation au développement de la nation.

Le représentant de l’OMS, Dr Laurent Moyenga, a indiqué que le paludisme constitue un réel problème de santé publique au niveau mondial et le dernier rapport mondial de la santé que l’OMS a publié en 2019, fait état de plus de 228 millions de cas qui sont pratiquement enregistrés chaque année avec plus de 400 000 décès qui sont enregistrés chaque année également, environ un enfant meurt toutes les deux minutes pour cause de paludisme. C’est pour cette raison, selon ses dires, que l’OMS a recommandé depuis 2012, cette intervention pour réduire d’au moins de 75% la morbidité et d’au moins de 75% aussi, la mortalité due au paludisme surtout dans les pays où le paludisme, constitue un réel fardeau comme le Burkina Faso.

Abdias Cyprien SAWADOGO

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