Promotion de l’avortement volontaire : Un panel pour réaffirmer la sacralité de la vie

Le président de l’association catholique Viim korochi, abbé François De Salle Naré : « L’intérêt de ce panel est l’éveil des consciences sur cette vie sacrée ».

L’association catholique Viim korochi a organisé, le samedi 18 juillet 2020 à Ouagadougou, un panel sur les « concepts religieux et traditionnels de promotion et de la protection de la vie ». Cette activité entre dans le cadre de la célébration, en différé, de la première journée nationale pour la vie, célébrée le 25 mars.

«Concepts religieux et traditionnels de promotion et de la protection de la vie », c’est autour de cette thématique que des religieux et coutumiers ont fait leurs analyses, le samedi 18 juillet 2020, au cours d’un panel. Initié par l’association catholique Viim korochi, cette activité a pour objectif d’éveiller les consciences sur la vulnérabilité de la vie humaine et de la nécessité de la protéger.

« Ce panel voudrait être un appel à tous à conserver, protéger et faire la promotion de la vie, car notre maison commune, l’humanité entière, est menacée par des pratiques sur cet être», a expliqué le président de l’association catholique Viim korochi, Abbé François De Salle Naré. A l’écouter, les confessions religieuses et la tradition ont été invitées pour faire voir l’importance de la vie.

Il a dénoncé « la culture de mort » marquée par le non-respect de la vie et de la dignité humaine à travers la fécondation in vitro, manipulation génétique, nouvelles pratiques contraceptives et abortives, stérilisation, etc. C’est ainsi que son association souhaite éveiller un sursaut d’orgueil pour la sauvegarde de l’espèce humaine au Burkina Faso. « Elle voudrait s’appuyer sur les cultures et les religions pour dire aux populations que la vie est sacrée et mérite d’être protégée », a soutenu l’abbé Naré.

Pour l’un des conférenciers, Naaba Kango de Sao, en tant que coutumier, c’est un devoir de répondre à l’appel de l’association. Selon lui, les questions relatives à la protection de la vie sont importantes aussi bien pour les autorités religieuses que coutumières. « Dans la religion comme dans la coutume, la vie est sacrée et inviolable. Dans nos sociétés, il y a des mécanismes, des principes qui nous amènent à respecter la vie. La chronologie de la formation de l’enfant qui va de l’embryon à l’enfant n’existe pas dans la société traditionnelle, car la procréation est le début de la vie et elle est divine », a soutenu Naaba Kango.

De la nécessité de protéger la vie

Le conférencier, Naaba Kango de Sao, a fait savoir que les Burkinabè doivent continuer à agir afin que les communautés sachent ce que c’est que la protection de la vie.

Il a fait savoir que la coutume respecte ce que Dieu et les ancêtres offrent. « Lorsque nous nous adressons à nos ancêtres qui sont des intermédiaires auprès de Dieu, nous leur demandons de nous donner une descendance nombreuse. Comment pouvons-nous mettre un terme à ce que nous avons souhaité et obtenu », s’est interrogé le chef coutumier.
Et la présence des traditionnels auprès des autres communautés, a-t-il dit, c’est pour affirmer la sacralité de la vie, dire que les Burkinabè doivent continuer à agir afin que les communautés sachent ce que c’est que la protection de la vie.

« Dans la société traditionnelle l’avortement, l’homicide, le suicide sont interdits, car la vie ne nous appartient pas et nous n’avons pas le droit d’ôter quelque chose que nous ne pouvons pas donner », a insisté Naaba Kango. Dans la même lancée, le directeur de la formation permanente des laïcs, abbé Jean Emmanuel Konvolvo a souligné que la vie doit susciter en chaque Burkinabè émerveillement, gratitude, respect, protection et transmission. Et si, a-t-il relevé, l’avortement est légalisé, c’est l’humanité qui va mourir. Pour lui, les cas piteux ne doivent pas amener à généraliser la pratique.

L’association catholique Viim korochi a été créée en 2017 en réponse au projet de loi, portant légalisation de l’avortement au Burkina Faso qui avait été soumis à l’Assemblée nationale. Elle a pour but de défendre la vie, à travers la promotion de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle. L’association se veut être un outil de propagande et de mise en œuvre des recommandations de la Commission épiscopale pour la santé.

 Joseph HARO

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