Commerce, industries et mines :A la recherche de meilleures stratégies de performance

Les acteurs du groupe « commerce ; industries ; énergie et mines » ont tenu leur rencontre sectorielle Etat/secteur privé, à l’effet d’examiner les préoccupations particulières de leur domaine d’activités, le lundi 20 juillet 2020, à Ouagadougou.

Les pouvoirs publics et le monde des affaires tentent, au prix du dialogue, de lever les goulots d’étranglement qui minent la compétitivité du secteur privé burkinabè. Dans cette dynamique, les deux entités ont tenu la rencontre sectorielle Etat/secteur privé 2020 du groupe « commerce ; industries ; énergie et mines », le lundi 20 juillet 2020, à Ouagadougou.

Selon le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, ces concertations viennent à la suite des rencontres régionales Etat/Secteur privé tenues, du 22 au 30 juin 2020, dans les treize chefs-lieux de région du Burkina Faso et qui ont permis de retenir 26 préoccupations majeures n’ayant pas eu de réponses. « Ces rencontres sectorielles ont pour objectif d’examiner les préoccupations n’ayant pas reçu de réponses lors des rencontres régionales mais également les principales recommandations spécifiques à chaque secteur d’activités et celles liées à la situation de la COVID-19 », a-t-il précisé.
Les recommandations soulevées lors des échanges à l’échelon régional ont porté, entre autres, sur l’accès des entreprises locales aux financements innovants dans le cadre de la commande publique, le primat à accorder au critère technique à celui du moins disant, l’allègement des paiements des marchés publics, l’actualisation de la mercuriale des prix en fonction des spécificités des régions, a fait savoir le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mamady Sanoh. Les organisations du secteur privé, a-t-il souligné, ont insisté sur la nécessité de rationaliser les procédures des marchés publics tout en garantissant sur la transparence et la saine concurrence.

Cette tribune a également été l’occasion de faire le bilan de la mise en œuvre des recommandations issues des rencontres régionales de 2019. Pour le ministre Kaboré, le résultat obtenu en une année est satisfaisant. Il en veut pour preuve le taux d’accès de 38% des PME à la commande publique pour une cible de 15%, les 200 milliards F CFA injectés dans les achats publics des produits locaux.
Il a, par ailleurs, fait savoir que le Cadre d’orientation et de dialogue Etat/secteur privé (CODESP) de cette année aura pour thème central : « Le rôle de la commande publique dans la promotion du secteur privé ». Une thématique qui satisfait le monde des affaires. « Ici comme ailleurs, la commande publique apparait comme la première source de revenus et de financements de certaines branches économiques. C’est donc légitime à notre sens, d’utiliser la commande publique comme un outil stratégique de développement des branches ou segments de l’économie nationale », a conclu Mamady Sanoh.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

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