Election à la présidence de la FBF : Cinq prétendants dénoncent des irrégularités

Face à la presse, le lundi 20 juillet 2020, cinq des six candidats déclarés à la présidence du comité exécutif de la Fédération burkinabè de football (FBF) ont dénoncé des « violations des textes » dans le processus électoral en cours.

Une compétition saine, équitable et juste. C’est ce que réclament Laurent Blaise Kaboré, Amado Traoré, Abdoul Karim Baguian (Lota), Mory Sanou et Bertrand Kaboré, lors d’une conférence de presse qu’ils ont organisées hier 20 juillet à Ouagadougou. Les cinq candidats déclarés à l’élection du président de la Fédération burkinabè de football(FBF) s’inquiètent cependant du fait que le processus électoral en cours ne soit pas à même de garantir cette équité. La coalition des cinq dénoncent ce qu’ils qualifient de violation des textes encadrant l’organisation et la gestion du football national. Ils évoquent, en guise d’illustration, une «prise de position indue du Président de la FBF en faveur de Lazare Banssé, la convocation partielle du corps électoral pour signer une pétition en faveur de M. Banssé, le 26 juin 2020, à Koudougou, avec utilisation illégal du logo de la FBF. A cela s’ajoutent l’utilisation des moyens de la FBF pour organiser des rencontres non statutaires de la structure et l’établissement par le secrétaire général de la FBF d’un programme officiel de rencontres régionales du corps électoral par la commission électorale », ont-ils insisté. Ces actions, selon les mécontents du jour, constituent une immixtion dans le processus électoral ; un abus de pouvoir et un abus d’autorité de la part du comité exécutif. Ils les considèrent également comme des tentatives de corruption et d’intimidation des présidents de ligues nouvellement élus et non encore validés.

Au regard de ces « manquements », les conférenciers réclament la suspension du comité exécutif et la commission électorale qu’ils tiennent pour responsables des conséquences. Ils exigent la disqualification de cette dernière pour abus de position et trafic d’influence et l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire pour décider de la conduite à tenir. A la question de savoir si des preuves existent et auquel cas n’y a-t-il pas lieu de saisir les juridictions compétentes, les cinq ont indiqué qu’en tant que dirigeants sportifs leur intention n’est pas d’emmerder quelqu’un mais d’en appeler au dialogue pour le respect des textes. « Pour ce qui est des preuves, nos yeux et nos oreilles nous ont donné ces preuves. Nous sommes dans le milieu du football et nous avons aussi nos informateurs dans les ligues et nous avons des échos clairs de ce qui se passe», a répondu Bertrand Kaboré. En ce qui concerne la saisine des instances internationales, a-t-il poursuivi, « je peux vous dire que c’est en cours car nous avons fait ampliation de notre communiqué conjoint à la CAF et à la FIFA et nous entendons les saisir officiellement pour ce qui concerne les autres aspects de violation des textes ».

Voro KORAHIRE

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