Trafic illicite d’armes

Le ministère de la Sécurité, en partenariat avec la Haute autorité de contrôle des importations d’armes à feu et de leur utilisation (HACIAU), a organisé une cérémonie de présentation d’un logiciel de gestion du transfert des armes à feu et des munitions, dans la matinée du mardi 21 juillet 2020, à Ouagadougou.

Le ministère de la Sécurité veut avoir un contrôle plus accru sur la circulation massive et inquiétante des armes et munitions. C’est ainsi qu’en partenariat avec la Haute autorité de contrôle des importations d’armes à feu et de leur utilisation (HACIAU), il a entamé depuis 2015 la mise en place d’un système automatisé, intégré et mutualisé de gestion des armes et des munitions. Malgré un retard dû au manque de moyens, le logiciel de suivi est aujourd’hui opérationnel. Il a été présenté au ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, au cours d’une cérémonie, dans la matinée du mardi 21 juillet 2020. Aux dires du directeur général de Soft house, Yacouba Karambiri, ce module permet, entre autres, d’intégrer le Fichier national des armes et munitions des forces de défense et de sécurité (FINAM-FDS), des armes et munitions saisies (FINAMS), des Armes et munitions civiles (FINAMC) et des Personnes interdites de port d’arme à feu au Burkina Faso (FIN-PI). Par ailleurs, a-t-il souligné, le nouveau logiciel prend en compte dans ses fonctionnalités l’élaboration automatique des documents de transfert des armes et munitions. Il constitue également une forme de passerelle informatisée entre les différents partenaires, foi de M. Karambiri. En effet, a-t-il expliqué, il y avait une absence de synergie entre les différents sous systèmes existants et spécialisés dans la gestion des armes. Ce nouveau logiciel, à l’entendre, a l’avantage d’être une plateforme collaborative, qui va permettre de gérer toutes les données relatives aux armes. « Il a plusieurs fonctionnalités dont la gestion des munitions, des contrôles, des tiers, des actes administratifs, des transferts de propriété, des saisies, des sanctions, des traçages, des marquages… », a-t-il précisé. Au regard de tous ces avantages, le ministre de la Sécurité a félicité les techniciens qui ont travaillé à sa mise en œuvre. Pour lui, cette plateforme constitue un véritable « bijou » en ce sens qu’il permet non seulement de tracer les armes depuis leur fabrication jusqu’à leur destination finale, mais aussi de suivre les infractions liées à une arme donnée. Il a, en outre, salué le fait que le logiciel ait été conçu sur le territoire national à partir de ressources internes. « Nous n’avons pas eu besoin de demander une expertise extérieure », s’est-il réjoui avant d’inviter les utilisateurs à s’approprier le système.

Nadège YAMEOGO

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.