Assurance chômage au Burkina : Les acteurs planchent sur l’étude de faisabilité

Durant 48 heures, les acteurs vont apporter des amendements, pour améliorer la qualité du rapport.

Le Secrétariat permanent du Conseil national pour la protection sociale (SP/CNPS) organise, les 22 et 23 juillet 2020 à Ouagadougou, un atelier national de validation du rapport de l’étude de faisabilité de l’assurance chômage au Burkina Faso.

Les organismes de prévoyance sociale au Burkina Faso prévoient trois types de prestations, à savoir les prestations familiales, des risques professionnels et des pensions. Un des risques sociaux non encore couverts par les textes législatifs et règlementaires en vigueur, de l’avis de la secrétaire générale de la primature, Yvonne Rouamba, est le risque chômage. C’est dans le but de pallier cette insuffisance et d’atteindre l’objectif de la Politique nationale de protection sociale (PNPS), que la réalisation d’une étude de faisabilité pour la mise en place d’une assurance chômage réunit, les 22 et 23 juillet 2020 à Ouagadougou, les structures membres du comité technique de suivi et d’autres acteurs du domaine de la protection sociale.

L’assurance chômage, selon Mme Rouamba, est une assurance qui vient en appoint aux personnes qui ont perdu leur emploi et qui se retrouvent dans le désarroi. Au cours de cette rencontre, les acteurs vont orienter, d’une part, les organismes de prévoyance sociale sur la faisabilité de l’assurance chômage et, d’autre part, définir le mécanisme de financement et de gestion de l’assurance chômage et de proposer des prestations pour les assurés. Pour la secrétaire, la vision de la PNPS est de contribuer au changement qualitatif des conditions de vie de toutes les couches sociales. Pour y parvenir, il est nécessaire de faire converger les efforts vers la réduction des inégalités, en permettant à chaque individu, de bénéficier des fruits de la croissance et d’accéder à une vie de qualité.

« Cette étude va donner des informations sur l’assurance chômage et ce sera aux autorités de prendre des décisions, à travers les contributions de l’Etat, des employeurs et des travailleurs pour sa mise en œuvre », a-t-elle précisé. Mme Rouamba a indiqué que pour veiller à la bonne coordination de cette étude, un comité interministériel, composé de partenaires sociaux, la société civile, ainsi que les partenaires techniques et financiers, a été mis en place, afin d’assurer le suivi régulier du processus.

Afsétou SAWADOGO
Abi OUEDRAOGO
(Stagiaire)

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