Lutte contre le terrorisme : le MBDHP, soucieux du respect des droits humains

Le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré a reçu en audience, le président du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), Chryzogone Zougmoré, le jeudi 23 juillet 2020, à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur les questions sécuritaires et des droits de l’homme.

«Nous sommes venus, ce matin, soumettre au ministre, un dossier spécial privé dans lequel nous avions fait cas de la situation nationale, notamment celle de l’insécurité et souhaité que cela puisse connaître une amélioration dans les prochains jours ». C’est ce qu’a confié le président du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), Chryzogone Zougmoré, à sa sortie d’une audience que lui a accordée le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, le jeudi 23 juillet 2020, à Ouagadougou. Pour M. Zougmoré, le MBDHP est un contre-pouvoir et non contre le pouvoir. La démarche de ce jour, qui n’est d’ailleurs pas la première du genre, a-t-il dit, fait donc partie des priorités de l’organisation de défense des droits de l’homme.

Selon le ministre Ousséni Compaoré, cette visite du MBDHP est salutaire. « C’est une visite qui témoigne du fait que nous travaillons ensemble. Nous avons la même mission, mais parfois on a tendance à penser que nous travaillions dans des sens opposés », a affirmé le patron du département de la sécurité burkinabè. Pour lui, le 1er défenseur des droits de l’homme, c’est bien les FDS à qui la loi a donné les possibilités de protéger les citoyens. « Les associations des droits de l’homme sont aussi dans leur rôle de veiller à ce que cette loi soit bien appliquée. Nous sommes donc dans la même trajectoire. Il peut y avoir bien sûr des incompréhensions liées à nos différentes fonctions.

Alors de telles rencontres permettent de lever certaines incompréhensions », a indiqué le ministre Compaoré. En rappel, a-t-il signifié, le Burkina Faso a aboli la peine de mort et le MBDHP y a contribué. « Ceci est un acte du respect des droits de l’homme, de la vie humaine, de l’intégrité qui ne doit pas être perdu de vue. Nous nous sommes très bien compris et même promis de nous revoir », a conclu le ministre de la Sécurité.

Mamourou BENAO
(Collaborateur)

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