Election présidentielle de 2020: Zéphirin Diabré en marche pour Kosyam

L’Union pour le progrès et le changement (UPC) a organisé, le samedi 25 juillet 2020 à Ouagadougou, son 2e congrès extraordinaire consacré à la désignation et à l’investiture de son candidat, Zéphirin Diabré, à l’élection présidentielle du 22 novembre 2020.

«Un nouveau départ en toute sécurité ». C’est le contrat que Zéphirin Diabré veut signer avec les Burkinabè pour le porter à la tête de l’Etat au soir du 22 novembre 2020. Le candidat malheureux de 2015 (arrivé 2e après Roch Marc Christian Kaboré) a été désigné et investi candidat à la magistrature suprême, le samedi 25 juillet 2020, à Ouagadougou, par son parti, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) au terme d’un congrès extraordinaire qui a réuni au Palais des sports de Ouaga 2000, des militants venus des 45 provinces. « Il y a de cela 5 ans, les Burkinabè ont commis la grave erreur » de confier leur destin au MPP, a déclaré Zéphirin Diabré pour qui, le bilan de la gestion du pays est une «déception totale ». En effet, a-t-il dit, le nom du parti au pouvoir, renvoie au terrorisme, à l’insécurité, à la corruption, à la stigmatisation, aux crises sociales et professionnelles, à la politisation de l’administration … « Plus que jamais, nous avons besoin d’un nouveau souffle, d’une nouvelle vision », a lancé le candidat qui dit incarner ce renouveau. Confiant en ses capacités d’être élu président du Faso, M. Diabré peut aussi compter sur le parti qui porte principalement sa candidature. Ainsi, a dit le vice-président et secrétaire général de l’UPC/Kadiogo, Nathanaël Ouédraogo, ce congrès est historique parce qu’il constitue le jour du grand départ de leur candidat vers Kosyam. « Il n’y a pas de doute au regard du tableau sombre de la gestion du MPP avec une corruption plus endémique que le coronavirus, 1/3 du territoire sous contrôle terroriste, un million de déplacés internes, une économie moribonde, une paupérisation grandissante, une fracture sociale et un effritement du tissu social », a-t-il soutenu. Les représentants des jeunes, des femmes et des anciens du parti également, ont rassuré leur «idole et géniteur politique » et « l’homme de la réconciliation », de la mobilisation sans faille de lui garantir une victoire éclatante au soir du 22 novembre.

Le soutien des libéraux et du CFOP

Zéphirin Diabré et son parti libéral (UPC), peuvent également compter sur des partis amis, mais aussi et surtout sur les libéraux d’Afrique et du monde. Pour le président du Réseau libéral africain et vice-président de l’international libéral, Gilbert Noël Ouédraogo, les libéraux souhaitent « vivement » voir un des leurs à la tête du Burkina Faso, laissant entrevoir une possible alliance entre l’éléphant (ADF/RDA) et le lion (UPC). « L’UPC est un baobab. Avec Zeph, fini la misère, les 5 ans de corruption … », a ajouté le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo. Au nom de l’opposition politique (CFOP) et de la Coalition des forces démocratiques pour un vrai changement (CFDC qui soutient la candidature de M. Diabré), Jean-Hubert Bazié a foi au candidat. « Vous êtes un homme de conviction prouvée, de compétence reconnue, de cohérence affirmée, de courage évident, de renouveau. L’équation Zeph n’a pas d’inconnue, parce qu’elle est celle du changement. Nous allons nous battre ensemble », lui a-t-il promis. De même, les représentants et messages de Idrissa Seck du Sénégal, du RPM de la Mauritanie, du MODEM Lumana de Hama Hamadou et de l’AMEN AMINE de Hamidou Tchiana du Niger, de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo de la Guinée et de l’URD de Soumaïla Cissé du Mali, lui ont affirmé leur soutien pour son élection.

Jean-Marie TOE &
Mariam OUEDRAOGO

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Des congressistes confiants

Au terme du congrès extraordinaire qui a investi Zéphirin Diabré comme candidat à la présidentielle de 2020, des congressistes se sont prononcés sur les chances de leur « champion ».

Rabi Yaméogo, le SG national de l’UPC et président du comité d’organisation du congrès : « Notre candidat sera d’office élu»
« Notre candidat sera d’office élu, parce que nous sommes dans une tendance positive. D’abord, nous avons obtenu 19 députés en 2012, ensuite 33 députés en 2015 et 2020 nous en aurons plus. Donc l’UPC, c’est un parti qui se construit continuellement. En plus, nous avons une base électorale renforcée avec des militants engagés. Par conséquent, il n’y a pas de raison que notre candidat ne soit pas élu au soir du 22 novembre 2020. Nous avons en face de nous un président, candidat à sa propre réélection avec un bilan négatif. Le parti au pouvoir a fait ses preuves ; il n’a pas été capable de bien gérer le pays et nous sommes à l’heure du changement. Les Burkinabè vont voter Zéphirin Diabré, l’homme de la situation ».

Georgette Nianogo, présidente des femmes de l’UPC/Centre : « Les femmes sont mobilisées pour accompagner Zeph à Kosyam »
« Nous venons d’investir notre candidat, Zéphirin Diabré, pour l’élection présidentielle du 22 novembre 2020. Au vue de la grande mobilisation, nous sommes confiantes quant à sa victoire, au soir du scrutin. Les femmes sont également mobilisées pour accompagner Zeph à Kosyam. En plus d’être un grand intellectuel, c’est un homme qui a du charisme et toutes les chances pour gouverner notre pays qui est en déliquescence. Nous n’avons pas peur du MPP, ni des autres candidats. Nous sommes convaincues que notre candidat Zéphirin Diabré sera élu président du Faso ».

Amadou Diemdioda Dicko, 4e vice-président et secrétaire chargé des consultations électorales de l’UPC

: « Rien ne va nous empêcher cette fois-ci de passer haut les mains »
«Dans un cadre des élections, on ne parle pas de chance. Ce n’est pas de la loterie, c’est un travail de fond à faire. Nous sommes confiants que notre candidat va passer. Après dix ans d’existence, le bébé UPC est devenu un adulte farouche, capable d’affronter son adversaire. Tous ces militants sont là pour accompagner Zéphirin Diabré, le 22 novembre 2020, à Kosyam. Nous partons confiants et rien ne va nous empêcher cette fois-ci de passer haut les mains, malgré la puissance de frappe de certains candidats».

Nématou Tapsoba, présidente des lioncelles de l’UPC : « Le MPP ne peut pas nous barrer la route de Kosyam »
« Le président Zéph a tout le potentiel pour remporter le scrutin présidentiel du 22 novembre 2020. La grande mobilisation pour ce congrès prouve que les militants lui ont déjà dit oui. Zeph est un bon choix. Il est mieux placé pour gérer le pays. Il a le soutien total des lioncelles, jeunes filles du parti et nous allons travailler pour l’amener à Kosyam. Nous n’avons pas peur du MPP qui ne peut pas nous barrer la route de Kosyam en 2020 ».

Député Moussa Zerbo, porte-parole de l’UPC : « Nous allons corriger l’erreur de 2015 » « Notre candidat a toutes les chances de remporter l’élection présidentielle du 22 novembre prochain, en ce sens que c’est un homme neuf. Il est le candidat qui est à mesure d’assurer la réconciliation nationale. Hier opposé au CDP et d’autres partis, aujourd’hui, c’est un combat d’idéologie, et l’UPC travaille en intelligence avec le CDP. Zéphirin est le seul candidat qui est à mesure de travailler avec le CDP d’une part et avec le MPP d’autre part. Mieux, son programme politique est le plus fiable. La preuve en est que le PNDES, est allé s’inspirer de son programme présidentiel de 2015. Malheureusement, entre la conception et le plagiat, l’application est une autre réalité. C’est un homme qui a une envergure internationale de par son carnet d’adresses. Il est capable d’assurer le rayonnement de ce pays. Nous n’avons absolument aucune crainte face au MPP. Nous sommes sereins, rassurés. C’est l’UPC qui va assurer le coup KO dont rêvent les autres. Il n’y a pas de commune mesure, nous allons corriger l’erreur de 2015 ».

Abdoul Koudous Ouédraogo, coordonnateur du mouvement Génération Zeph 2020 : « 2020, c’est l’année de Zeph »
« Vu les perspectives, son engouement et sa combativité sur le terrain, nous lui avons fait confiance. C’est l’année de Zeph. Au soir du 22 novembre 2020, nous allons l’accompagner à Kosyam. C’est un grand homme politique. Au niveau national et international, dans le secteur privé et public, il a servi sa nation sans faillir. Toute chose qui constitue un atout majeur pour lui dans la conquête du pouvoir. Le parti est jeune. Cela continue une opportunité pour nous de se préparer pour la relève. Nous n’avons pas peur des autres candidats parce que la politique c’est la guerre des idées. Et Zéphirin Diabré est le baobab, qui protège les jeunes contre le soleil et la lumière qui éclairent les populations contre l’obscurantisme ».

Propos recueillis par
Mariam OUEDRAOGO &
Jean-Marie TOE

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