Commission d’enquête parlementaire sur le foncier : le Mouvement des peuples citoyens réclame des poursuites judiciaires

Le Mouvement des peuples citoyens (MPC) a organisé une conférence de presse, le samedi 25 juillet 2020 à Ouagadougou, pour interpeller les associations de lutte contre la corruption, à se saisir du rapport établi par la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale sur le foncier urbain.

Quatre ans après le dépôt du rapport sur le foncier urbain de la Commission d’enquête parlementaire (CEP) à l’Assemblée nationale, aucune des personnes ayant été supposées accusées de détournement illicite de parcelles n’a fait l’objet d’une poursuite judiciaire. C’est fort de ce constat que le Mouvement des peuples citoyens (MPC) a initié une conférence de presse, le samedi 25 juillet 2020 à Ouagadougou, pour attirer l’attention du Réseau national anti-corruption (REN-LAC) et l’Autorité supérieure de contrôle d’état et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), à jeter un regard sur le rapport d’enquête parlementaire.

Selon le coordonnateur national du MPC, Idrissa Nogo, le 12 avril 2016, l’Assemblée nationale a fait mettre en place une Commission d’enquête parlementaire (CEP) aux fins d’investiguer sur les parcelles irrégulièrement et illégalement occupées, couvrant la période 1995-2015 dans les villes de Bobo Dioulasso , Ouagadougou et Yako. Le rapport final de l’enquête avait révélé de l’avis de M. Nogo, 105 408 parcelles illicitement attribuées, octroyées, vendues et occupées dans lesdites villes citées plus haut. Il a de ce fait, invité les deux acteurs de lutte contre la corruption à se saisir dudit rapport, afin de porter plainte auprès du procureur du Faso, contre le ministère en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat pour tentative d’escroquerie à l’encontre de la population, mais aussi, contre les supposés auteurs de « fraude » de parcelles urbaines nommément identifiées et citées dans le document des parlementaires.

« Autrement, le sentiment d’impunité pourra attirer davantage d’autres appétits de détournement illicites et creuser le lit de l’injustice sociale », a-t-il insisté. Pour Idrissa Nogo, à quelques trois mois de la fin du mandat du président du Faso, la population est maintenant convaincue que ladite enquête des parlementaires était purement et simplement des affabulations nourries par des calculs politiques.

Valentin KABORE
Collaborateur

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