Sécurité nationale : la nouvelle stratégie en phase de finalisation

Le ministère de la Sécurité a organisé, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), un atelier pour la finalisation de la stratégie de sécurité nationale du Burkina Faso.

Dans sa volonté de se doter d’une nouvelle stratégie de sécurité nationale, le gouvernement burkinabè a organisé un atelier pour la finalisation d’un document. Organisé par le ministère de la Sécurité avec le soutien technique et financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la rencontre se tient du 28 au 30 juillet 2020 à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, représentant le Premier ministre. Le ministre Compaoré a indiqué que tout système doit se réformer perpétuellement pour s’adapter à l’environnement stratégique dans lequel il évolue.

« Le contexte stratégique national et régional du Burkina Faso a subi une mutation fondamentale à partir des années 2000. Sur le plan national, on note une explosion démographique dont les conséquences sur la sécurité nationale sont la raréfaction des ressources notamment foncières et hydriques, la détérioration des ratios sécuritaires, l’augmentation des migrations à caractère économique et une aggravation de la pauvreté », a-t-il précisé. Ousséni Compaoré a aussi noté que sur le plan régional, de nouveaux réseaux de criminalité transnationale se sont développés en corrélation avec la mondialisation. Cet atelier marque, selon lui, la dernière étape du processus d’élaboration de la stratégie de sécurité nationale voulue par le gouvernement dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité. «C’est un document historique conçu selon les réalités, les spécificités et l’histoire du pays. Il servira de feuille de route pour la mise en œuvre de la politique de sécurité nationale », a-t-il fait savoir.

Plusieurs thématiques seront développées au cours de ces trois jours de séminaire qui regroupent des participants venant des différents corps des forces de défense et de sécurité ainsi que d’autres acteurs impliqués dans la défense nationale. Les communicateurs, à écouter le représentant du chef du gouvernement, sont des experts choisis pour leur maîtrise des questions relevant du domaine de la sécurité. De l’avis de Ousséni Compaoré, les conclusions des travaux sont «très attendus » par l’exécutif. «Les réflexions vont déboucher sur un avant-projet de loi pour la mise en œuvre de la politique de sécurité nationale. Il devrait permettre de résoudre les problèmes de sécurité auxquels le pays fait actuellement face », a-t-il dit. Le Représentant-résident du PNUB au Burkina Faso, Mathieu Ciowela a salué les efforts fournis par les autorités burkinabè pour assurer la sécurité des populations. « Au regard du contexte sécuritaire difficile que connaît l’ensemble de la région y compris le Burkina Faso et de l’impact de la pandémie de la COVID-19, il me plait de saluer l’importance que le gouvernement accorde au processus démocratique et inclusif destiné à mettre en adéquation la gouvernance sécuritaire avec les nouveaux défis », s’est-il réjoui.

Le soutien du PNUD en matière de gouvernance sécuritaire, selon M. Ciowela, couvre plusieurs domaines. Il a cité entre autres, l’engagement politique, le renforcement des capacités et la redevabilité des institutions sécuritaires, l’amélioration de la confiance avec les populations et le respect des droits humains. Le fonctionnaire onusien a réitéré la disponibilité du PNUD à accompagner les autorités burkinabè dans le processus de transformation de la gouvernance sécuritaire.

Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com

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