Santé sexuelle de reproduction: un projet pour renforcer les capacités des jeunes

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), en partenariat avec la Fondation Kimi, l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF) et l’ONG JOICFP, a lancé, le mardi 28 juillet 2020 à Ouagadougou, le projet dénommé : « Renforcer la capacité des jeunes et des adolescents à exercer leurs droits en matière de Santé sexuelle et reproductive (SSR)».

Le projet « Renforcer la capacité des jeunes et des adolescents à exercer leurs droits en matière de Santé sexuelle et reproductive (SSR)» a été lancé, le mardi 28 juillet 2020, à Ouagadougou. D’un coût global d’environ 800 millions F CFA, il va se concentrer sur le renforcement des capacités des adolescents et des jeunes des régions du Centre et du Centre-Ouest, ainsi que ceux qui peuvent influencer leur prise de décision. Parmi ceux-ci, il y a les enseignants, les prestataires de services de Santé sexuelle et reproductive (SSR) et les membres adultes de la communauté, afin de garantir à ces derniers, l’accès à des informations et des services de qualité, en facilitant l’intégration et les synergies entre les différents domaines de services. La représentante des bénéficiaires, Stéphanie Thiombiano, a souligné que la majorité des adolescents et des jeunes est confrontée aux problèmes de la précocité des rapports sexuels, des grossesses non désirées, des paternités précoces et de la délinquance juvénile. Cette situation selon elle, est due très souvent au manque d’information et d’encadrement nécessaires pour qu’ils se prémunissent. « Les jeunes, à leur période charnière, doivent être informés, sensibilisés et disposés de services adaptés à leurs besoins », a-t-elle convenu. Elle a ajouté qu’ils doivent à présent se réjouir de l’avènement de ce projet, qui va leur permettre d’avoir des services adaptés et de créer un environnement favorable à l’exercice de leurs droits fondamentaux, en matière de SSR. Le projet sera exécuté sur trois ans (2020-2023) et touchera 273 096 adolescents et jeunes des deux régions. Il va, entre autres, informer et sensibiliser les bénéficiaires, promouvoir la visibilité aux niveaux national et international, susciter l’adhésion et l’accompagnement des structures techniques des autorités communautaires. Le représentant-résident de l’UNFPA, Auguste Kpognon a, pour sa part, noté que son institution a engagé de nouvelles actions pour atteindre trois résultats d’ici à 2030, à savoir zéro besoin non satisfait en planification familiale, zéro décès maternel évitable et zéro violence basée sur le genre et aux pratiques néfastes. « Les décideurs et toutes les parties prenantes sont engagés à travailler pour atteindre les résultats attendus du projet », a-t-il souligné.

Des services de planification non accessibles

La présidente de la Fondation KIMI, Sika Kaboré a relevé que dans les pays en développement, plus de 220 millions de femmes, notamment les jeunes filles et les adolescentes, n’ont pas toujours accès à des informations et aux services de planification. En témoigne qu’au Burkina Faso, le taux de fécondité des adolescentes et des jeunes est très élevé. Les statistiques de l’EDS IV ont fait ressortir que le pourcentage des adolescentes de 15-19 ans ayant déjà commencé leur vie féconde était de 23,8% pour l’ensemble du pays, avec une prépondérance en milieu rural de 29,2% par rapport aux villes qui était de 12,6%.
« En 2010, plus de 16% des jeunes femmes de 15-19 ans avaient déjà un enfant », a-t-elle déploré. Face à cette situation peu reluisante, Mme Kaboré a reconnu et salué l’Etat pour ses efforts consentis, en mettant en œuvre plusieurs politiques et stratégies, dont la finalité est de réduire les insuffisances constatées en matière de SSR, chez ces adolescents.
Le ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, a signifié que l’exécution du projet qui sera assurée par la Fondation KIMI, l’ABBEF, l’ONG JOICFP et l’UNFPA assurera la cohésion globale et la responsabilité de sa mise en œuvre. Il a exprimé sa reconnaissance à l’Organisation japonaise pour la coopération internationale en matière de planification familiale, pour l’accompagnement technique et financier et pour cette amitié qui se renforce d’année en année, à travers des actions concrètes sur le terrain.

Afsétou SAWADOGO

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